Les Nouvelles

A la une

Politique

Culture

Sante

Sport

Advertise Space

Culture

Politique

Faits Divers

Latest News

dimanche 19 août 2018

Lors de la cérémonie de remise de financements à l’Association des femmes Deggu Ak Liggey (AFDAL), Me Nafissatou Diop, la ministre déléguée générale à la Protection Sociale et à la Solidarité Nationale, Anta Sarr Diacko et la ministre de la femme, Saly Diop Dieng ont tour à tour, fait le plaidoyer pour l’autonomisation et l’inclusion sociale des femmes dans la politique sociale du Président de la République Macky Sall, à travers la transformation structurelle de l’économie théorisée par le Plan Sénégal Emergent (PSE).



from Leral.net - S'informer en temps réel https://ift.tt/2vTjKwc
via gqrds

samedi 18 août 2018

CNRA: officiellement nommé, Babacar Diagne décline sa feuille de route
Le nouveau président du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA), Babacar Diagne, a fait part samedi à l’APS, de son intention de rencontrer prochainement les acteurs des médias et les leaders d’opinion, pour trouver ensemble des solutions aux dérives et manquements notés dans le paysage médiatique sénégalais.

‘’Le président du CNRA n’est pas seulement une position d’autorité. Elle est également une position d’influence et quand on dit cela, on pense au dialogue et à la concertation. Le constat, il est fait. Il est réel. Il y a énormément de choses à améliorer et on va le faire ensemble’’, a-t-il déclaré à l’APS, peu après l’officialisation de sa nomination à la tête de cet organe.

Le chef de l’Etat, Macky Sall, a officialisé le même jour par décret la nomination de l’ex-ambassadeur du Sénégal aux Etats-Unis, Babacar Diagne au poste de président du CNRA, pour un mandat unique de six ans. Il va remplacer à partir du 7 septembre prochain, le président sortant Babacar Touré.

’Je vais voir les différents acteurs, les patrons des chaînes, la société civile, les chefs coutumiers et des vecteurs d’opinions. Nous partageons tous ce paysage audiovisuel et nous savons l’impact que ça peut avoir sur notre jeunesse en termes de valeur’’, a-t-il ainsi indiqué.

’Ce qu’il faut, c’est aller prendre son bâton de pèlerin et aller rencontrer les acteurs et discuter pour ensemble changer ce qu’il y a à changer. Nous voyons les dérapages, les dérives dans le paysage médiatique’’, a insisté Babacar Diagne.

Le nouveau président Conseil national de régulation de l’audiovisuel est un homme issu du secteur des médias.

Diplômé de l’Ecole de journalisme de Lille, en France, il a été agent, puis directeur de la télévision publique dix ans durant, avant d’être promu à partir de 2006 au poste de directeur général de la Radiodiffusion télévision sénégalaise (RTS, publique).

Un poste qu’il quitte en 2012, pour être nommé ambassadeur du Sénégal en Gambie. En 2014, il rejoint Washington et devient ambassadeur du pays aux Etats-Unis d’Amérique.






Avec APS



from Leral.net - S'informer en temps réel https://ift.tt/2MCilUi
via gqrds
Dans un rapport très critique, Amnesty International épingle la situation des droits humains et le manque d’indépendance de la justice au Sénégal. François Patuel, chercheur spécialiste de l’Afrique de l’Ouest, coauteur du rapport, pointe « une différence entre l’image que veut se donner le Sénégal et ce qui est fait dans le pays ».
Sénégal : Amnesty International dénonce le « manque d’indépendance de la justice »

C’est un rapport sans concession que vient de publier le bureau d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, basé à Dakar. À quelques mois de la présidentielle du 24 février 2019, l’ONG dresse un constat très critique de la situation des droits de l’homme et de la liberté d’expression au Sénégal.

Habituellement donné en exemple comme un modèle de démocratie, le Sénégal est ici dépeint comme un pays où l’indépendance de la justice est insuffisante, où le droit de manifester est entravé et où la liberté d’expression est menacée.

Au-delà des affaires emblématiques qui ont défrayé la chronique ces dernières années, de Karim Wade  à Khalifa Sall, en passant par la répression des manifestations étudiantes qui ont conduit à la mort du jeune Fallou Sène, tué par balle à Saint-Louis, Amnesty International met en lumière des problèmes structurels anciens et critique l’adoption de lois dont certains aspects sont « liberticides ».

Chercheur spécialiste de l’Afrique de l’Ouest, François Patuel, qui a co-rédigé ce rapport, revient pour Jeune Afrique sur l’analyse dressée par l’ONG, avec, en ligne de mire, l’Examen périodique universel du Sénégal par les Nations unies, qui aura lieu en novembre.

Jeune Afrique : Vous énumérez de nombreuses atteintes aux droits de l’homme, à la liberté d’expression ou au droit de manifester. Le Sénégal est pourtant vu depuis l’indépendance comme un modèle de démocratie. Cette réputation est-elle usurpée ?

François Patuel : Il y a une grande différence entre l’image que veut se donner le Sénégal, les grandes promesses qu’il adresse à la communauté internationale – notamment lors de son dernier examen périodique universel, en 2014 -, et ce qu’on constate dans le pays.

Notre constat est que la situation a stagné ces quatre dernières années, avec une justice qui manque d’indépendance, mais aussi des atteintes à la liberté d’expression et à la liberté de manifester, qui sont autant de motifs d’inquiétude à l’approche de la présidentielle.

LES CONDITIONS SONT RÉUNIES POUR ASSISTER À UNE INSTRUMENTALISATION DE L’APPAREIL JUDICIAIRE

Au sujet des opposants Karim Wade et Khalifa Sall, vous parlez de « procès iniques ». Considérez-vous qu’ils ont été condamnés pour des motifs politiques ?

En tout cas, il y a un manque évident d’indépendance de la justice sénégalaise. Ce pays pourrait adopter un certain nombre de mesures garantissant l’indépendance de son appareil judiciaire, mais il ne le fait pas.

Par exemple, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) est présidé par le chef de l’État ; et son vice-président, c’est le ministre de la Justice. Mettez-vous à la place d’un magistrat qui est censé rendre la justice de manière indépendante et qui doit, en même temps, rendre des comptes au Conseil supérieur de la magistrature !

C’est ce qui explique pourquoi tant de groupes politiques déplorent une instrumentalisation de l’appareil judiciaire au Sénégal. Les conditions sont en effet réunies pour que ce soit le cas. Toute affaire peut, potentiellement, être instrumentalisée.

Cette instrumentalisation est-elle seulement « potentielle » ou bien réelle, selon vous ?

Il y a d’abord ce problème structurel, qui fait que la justice n’est pas indépendante de l’exécutif. De plus, dans certaines affaires, les conditions d’un procès équitable ne sont pas remplies. Dans l’affaire Khalifa Sall, par exemple, la Cour de justice de la Cedeao a considéré que la détention du maire de Dakar, entre son élection comme député et la levée de son immunité parlementaire, était arbitraire. Elle a fait état de ses préoccupations quant au fait qu’il n’avait pas eu un accès suffisant à ses avocats et que son droit à la présomption d’innocence avait été violé.

Les garanties d’un procès équitable ont également fait défaut dans l’affaire Karim Wade, dans la mesure où il a été jugé et condamné par une juridiction [la Cour de répression de l’enrichissement illicite] qui ne lui donnait pas la possibilité de faire appel, alors que c’est l’une des conditions d’un procès équitable.

LA RÉPRESSION DES MANIFESTATIONS EST RÉCURRENTE DEPUIS PLUS DE HUIT ANS

Vous évoquez également un recours disproportionné à la force lors de la répression des manifestations, qu’il s’agisse d’opposants ou d’étudiants. Est-ce un phénomène nouveau au Sénégal ?

La répression des manifestations est récurrente depuis plus de huit ans. C’est quelque chose qui a émergé à la fin de la présidence d’Abdoulaye Wade. À Dakar, les manifestations peuvent être interdites dans des quartiers entiers, dans le centre-ville, sur la base d’un décret adopté en 2011. Macky Sall avait la possibilité de lever ce décret. Il ne l’a jamais fait.

Au contraire, il continue d’avoir recours à ce décret, notamment pour interdire des manifestations de l’opposition dans la capitale. Et il y a souvent un recours disproportionné à la force pour déloger les manifestants, avec des gaz lacrymogènes, des matraques… Il a même été observé des véhicules blindés, armés de mitrailleuses, à proximité de manifestations. En aucun cas, de tels matériels ne devraient être utilisés pour assurer le maintien de l’ordre.

Il faut aussi insister sur le fait que cette répression fait des morts. Il y a eu plusieurs blessés par balles à Touba, en 2017. Et il y a eu, évidemment, Fallou Sène, ce jeune étudiant qui a été tué par balle à Saint-Louis, alors qu’il manifestait pour réclamer l’accès au restaurant universitaire.

ON DOIT POUVOIR CRITIQUER, VOIRE SE MOQUER DU PRÉSIDENT, SANS CRAINDRE D’ÊTRE PLACÉ EN DÉTENTION

Vous parlez aussi de « répression de la dissidence ». Qu’entendez-vous par là ?

La répression de la dissidence est manifeste à la fois au niveau de l’application du code pénal mais aussi au niveau législatif, avec l’adoption de lois qui contiennent des dispositions liberticides. On peut citer le récent code de la presse, mais aussi la modification du code de procédure pénale, en 2016 : celui-ci contient des dispositions très vagues, comme « insulte au chef de l’État par le biais d’un système informatique » ou « outrage aux bonnes mœurs par le biais d’un système informatique »…

 

Tout cela, ce sont des choses qui peuvent être utilisées à l’encontre de personnes qui expriment une dissidence sur les réseaux sociaux, par exemple. Et il y a eu des affaires de ce type. Cela a été le cas de Barthélémy Dias, qui avait critiqué, dans des termes assez forts, il est vrai, le manque d’indépendance des magistrats et qui a été condamné pour cela.

En 2017, également, la chanteuse Amy Collé Dieng a passé une semaine en détention pour avoir partagé sur WhatsApp un message interprété comme un outrage au chef de l’État. On doit pouvoir critiquer, voire se moquer du président, sans craindre d’être placé en détention. Le droit à la liberté d’expression, c’est aussi le droit à avoir des propos un peu choquants contre des personnalités publiques.






Jeune Afrique




from Leral.net - S'informer en temps réel https://ift.tt/2BojYR4
via gqrds

Médiathèques

Ads Place 970 X 90

Internationales

Publipostage

Le top de la semaine