mai 2018
Afin de consolider le dialogue entre l’État et la communauté estudiantine, le Président Macky Sall a décidé de présider chaque année, une Rentrée académique. Cette mesure vient renforcer le Pacte de stabilité et de pacification de l’espace universitaire pour lequel les autorités et les étudiants comptent s’engager durablement.
Dialogue Etat - Etudiants : Une Rentrée académique chaque année
A noter aussi que le chef de l’Etat avait déjà demandé au Premier Ministre de mettre en place un Comité de suivi et d’évaluation de ses engagements auprès de la communauté estudiantine.



Autant de mesures qui viennent s’ajouter à celles relatives à l’augmentation des Bourses, la diminution du prix des tickets de restauration, l’amélioration des capacités d’hébergement, la voirie, l’éclairage, la Santé… Pour un total de prés de 40 milliards F CFA.

(Source : ANN)



Et certains Sénégalais comptent bien le faire comprendre. En tout cas, les autorités du pays ont pu en prendre le pouls, y compris le chef de l’Etat Macky Sall lui-même.
Au Sénégal, les références coloniales ne passent plus, l’heure de la colonisation est révolue
La presse sénégalaise sur le vif ce lundi. Elle a bien du mal à digérer les propos du chef de l’Etat sur les tirailleurs sénégalais, témoignage emblématique de la colonisation occidentale en Afrique. 

“Les régiments des tirailleurs sénégalais, quand ils étaient dans les casernes, avaient droit à des desserts pendant que d’autres Africains n’en avaient pas”, a lancé le président Macky Sall lors de la présentation d’un livre reprenant certains de ses discours, à moins d’un an de la présidentielle de février 2019. 

Pour le chef de l’Etat, probable candidat à un second mandat, le Sénégal indépendant en 1960 a eu une “relation particulière” avec son ancienne métropole. “C’est vrai, ils (les Français) nous ont colonisés. Il y a eu une décolonisation pacifique, mais ils ont toujours respecté les Sénégalais”, a-t-il ajouté. 
Il n’en fallait pas plus pour mettre le feu aux poudres, la presse sénégalaise l’accusant d’avoir commis une bourde. “Macky Sall insulte la mémoire des tirailleurs sénégalais”, titrait le site d’informations Seneplus, évoquant une “bourde indigène de Macky Sall”. 

“Penser qu’il y a du bon dans la colonisation qui a été, sans aucun doute, le plus grand génocide avec un braquage froid et planifié de nos ressources et un piétinement de nos cultures est une faute impardonnable pour un leader africain”, ajoutait le site d’informations. 

Le précédent Louis Faidherbe 

Sur la chaîne TV5, la communication du président sénégalais a reconnu qu’il s’agissait d’une “boutade” et exclu toute “intention de faire l‘éloge de quelque épisode colonial que ce soit”. 
Une excuse qui a du mal à passer d’autant alors qu’un autre débat mémoriel agite la société sénégalaise : la statue du colonialiste Louis Faidherbe qui trône depuis 1891 dans la ville de Saint-Louis. Sur son socle, on peut lire : “A son gouverneur L.Faidherbe le Sénégal reconnaissant”. 
Pour certains, le général Louis Faidherbe est “un bâtisseur”, “fondateur” du Sénégal moderne, qui a permis aux Sénégalais noirs de se dissoudre du joug Maures, en Mauritanie voisine. Un portrait aux antipodes de celui dressé par ses détracteurs qui décrivent d’un homme aux méthodes impitoyables et sans pitié qui a soumis les Sénégalais aux pires traitements. 

Gorée ne veut pas d’une “place de l’Europe” 
Aujourd’hui, de nombreux habitants de Saint-Louis et du Sénégal exigent tout simplement que cette statue soit déboulonnée de son piédestal afin qu’elles soit remplacée par des héros sénégalais. La mairie de Saint-Louis n’a pas encore réagi à la requête, mais le débat prend de l’ampleur sur les réseaux sociaux. 
C’est exactement le même sort que des habitants de l‘île de Gorée, la célèbre mémoire de l’esclavage en Afrique, aimeraient qu’on inflige à la “place de l’Europe”. Cet espace rénové et ré-inauguré il y a quelques semaines a suscité une levée de boucliers d’associations qui ont souhaité qu’elle soit rebaptisée. Au risque de faire insulte aux esclaves déportés sur cette île par des négriers européens. 
Là encore, la question n’a fait que débat, sans que les autorités sénégalaises ne prennent la décision de se séparer du monument. 

Africanews 



Mansour Sy Djamil prend le dessert : “Macky Sall n’est pas intellectuellement outillé, il n’a pas beaucoup lu… »
Le politicien assidu de la famille Sy de Tivaouane, Mansour Sy Djamil n’a pas manqué le président Macky Sall après la sortie polémique de ce dernier sur les tirailleurs sénégalais, avec cette histoire de dessert qui leur serait servi. Selon le leader du parti « Bes du ñakk », Macky Sall n’est pas bien outillé intellectuellement.
 
Macky Sall n’est pas intellectuellement outillé, mais il n’est pas mûr en tant qu’être humain. Il n’a pas beaucoup lu. Il ne connaît pas l’histoire de son pays et celle de son continent, l’Afrique. Il n’a pas de culture générale, et s’il l’a, elle lui a permis simplement d’avoir le Baccalauréat”, indique Mansour Sy Djamil.



from Leral.net - S'informer en temps réel https://ift.tt/2J3m5gJ
via gqrds
Quand Mansour Sy Jamil déclarait Macky Sall, « meilleur président du monde » (Ibrahima Sarr, Ancien ambassadeur)
Le politicien Serigne Mansour Sy Jamil s’illustre ces derniers temps (disons depuis que son allié de circonstance Khalifa Sall a été arrêté pour des crimes économiques commis), par des attaques ad hominem, souvent au bas de la ceinture, contre le président de la République, le Président Macky Sall. Tout y va, jusqu’à la désignation du Chef de l’Etat comme seul instigateur et assassin de l’étudiant qui a perdu la vie lors de rixes au campus universitaire de l’UGB.
 
De nombreuses personnes se sont gardées de répondre à cette mise en procès insensée, indécente, sans doute aussi en raison du profil de l’attaquant : un membre de la famille Sy de Tivaouane, une des plus illustres familles religieuses de ce pays, connue pour sa mesure et son sens élevé de la courtoisie républicaine. Malheureusement, la pudeur avec laquelle la question Mansour Sy Jamil est abordée, le refus du Président Sall de répondre à ses provocations, n’a suscité chez « l’ami de Khalifa Sall » aucune forme de remise en question quant à son discours haineux.
 
Mansour Sy Jamil poursuit son opposition viscérale, sa haine compulsive, presqu’atavique, contre Macky Sall, saisissant la moindre faille, l’accablant de tous les maux, le désignant coupable de tout. La raison, le marabout politicien l’a découverte comme une divination, au lendemain de la condamnation du maire de Dakar : « J’ai dit à Macky de ne pas laisser Khalifa aller en prison ».
 
Mais de quoi Macky Sall aurait l’air, s’il suffisait d’une simple demande d’un homme, soit-il Mansour Sy Jamil, pour que la marche de la Justice s’arrête ; pour qu’au nom d’une prétendue stabilité nationale ou d’on ne sait quelle appartenance confrérique, un homme rattrapé par ses propres agissements, faisant preuve d’une arrogance notoire, devrait bénéficier d’un traitement d’exception ?
 
Depuis, le bon Macky est devenu le mal Sall. Tout ce qui était découvert en lui d’intelligent, est devenu la manifestation de la « cancrelure » et il ne se trouve pas une seule cause, une seule action du Chef de l’Etat qui trouve grâce aux yeux de notre marabout politicien.
 
Car il y a bien eu un avant et un après Khalifa Sall. L’opposition venue assister à la rencontre initiée par le Président Sall il y a un an, jour pour jour, lors du lancement de la Journée du Dialogue national, est restée médusée quand, du haut de la tribune qu’il s’est offerte, le reborn politician, échappé des cendres du communisme athée, a échangé son froc de révolutionnaire contre un boubou de bouffon laudateur. Repris par tous les haut-parleurs, le marabout n’a pas tari d’éloges envers le Président Sall, chantant ses louanges, empruntant leur pommade aux griots les plus aguerris, pour en enduire son héros du jour.
 
 « Vous êtes le meilleur président du monde. Ce n’est pas moi qui le dis. Je tiens ce témoignage du Président de la Banque mondiale lui-même, avec qui j’ai voyagé dans le même avion. Il m’a dit ‘est-ce que vous savez que Macky Sall est le meilleur président du monde ?’, et j’en étais fier. Mais d’autres responsables du monde me l’ont dit. Ils vont même jusqu’à vous comparer à Mahatir », a déclaré ce jour-là, le marabout politicien.
 
Jusqu’à quand ce marabout fantoche gardera-t-il ses nouvelles convictions sur les états de service de Macky Sall ? Un de ses anciens amis du quartier latin ne s’en trouve pas affligé, bien au contraire. Il fut un temps, au début des années 70, où Mansour Sy Jamil gambadait les rues du quartier latin à Paris, la barbe moussée, la pipe serrée entre les dents, en compagnie d’un philosophe sénégalais aujourd’hui décédé, prônant le Capital contre le Coran, se méfiant de la religion comme de « l’opium ».
 
 Ce n’est qu’au contact des agents de la Banque islamique de développement, où il fut casé comme traducteur et non cadre comme il le prétend, que ses convictions anciennes sont revenues à sa rescousse. Les cocos de Khar Yalla s’en souviennent avec délectation. Et ce n’est qu’à Fass que l’on s’avise parfois, au petit soir, le grand étant enterré depuis longtemps, que le marabout à la manoeuvre fut aussi un virevoltant "jeune guerrier".




 
Ibrahima Sarr
Ancien ambassadeur



Suspension de la grève dans les universités: A Ziguinchor, les étudiants ne parlent pas le même langage

A l’Université Assane Seck de Ziguinchor, les étudiants ne parlent pas le même langage. Le camp reçu par le Président de la République a annoncé la reprise des cours dès lundi. Tandis qu’autre camp annonce la poursuite du mot d’ordre de grève...

A la suite d’une assemblée générale tenue hier matin, les délégations d’étudiants reçus par le Président Macky Sall ont appelé la suspension du mot d’ordre de grève décrété à la suite de la mort de Fallou Sène à l’UGB. « Nous nous sommes réunis dans la journée du mardi 29 mai à 17h, jusqu’au lendemain mercredi 30 mai 2018 à 2h du matin. A l’issue de cette rencontre marquée par la présence de tous les présidents d’UFR, nous avons, d’un commun accord, décidé de lever le mot d’ordre que nous avions décrété à la suite de la mort de notre camarade Fallou Sène de l’université Gaston Berger de Saint-Louis. Dès ce lundi, nous allons reprendre les cours », a indiqué le porte-parole du jour des étudiants, Issakha Ndiaye, ajoutant dans la foulée, la reprise des cours le lundi prochain.

« Je dois vous avouer que nous sommes rentrés satisfais après notre rencontre à Dakar avec le chef de l’Etat, Macky Sall. Par ailleurs, nous allons mettre en place un comité de suivi pur suivre tous ses engagements », a ajouté M. Ndiaye, cité par L’Observateur.

En revanche, signale Pressafrik.com, un nouveau collectif qui a vu le jour après la mort de Fallou Sène, continue à réclamer la lumière sur cette affaire. Ces membres annoncent qu’ils ne comptent pas reprendre les cours.

« Nous ne sommes pas satisfaits des informations qu’ils ont données. Il n’y a pas un seul point de nos revendications qui a été considéré. Nous n’avons pas besoin de réduction des tickets de restauration et une augmentation des bourses. Nous ne sommes pas affamés. Nous voulons seulement que justice soit faite pour Fallou Sène», persiste et signe le porte-parole du dit collectif, Al Gassimou Diallo.



from Leral.net - S'informer en temps réel https://ift.tt/2LNFFLl
via gqrds
« Desserts » des tirailleurs : les Sénégalais étaient-ils vraiment mieux traités que les autres ?
Le Président sénégalais Macky Sall a créé la polémique en déclarant, samedi 26 mai, que les tirailleurs sénégalais issus des Sénégal « avaient droit à des desserts » pendant la colonisation française, signe, selon lui, de la bonne relation entre son pays et la France. Les Sénégalais bénéficiaient-ils réellement d'un traitement de faveur ?

La phrase lâchée par le Président sénégalais Macky Sall le 26 mai, lors de la soirée de lancement du premier tome de son livre "Conviction républicaine", a créé la polémique. Dans une vidéo de la rencontre, le Président explique : « Nous avons une relation particulière avec la France. C’est vrai, ils nous ont colonisés, il y a eu une décolonisation pacifique. Mais ils ont toujours respecté les Sénégalais. Parce que le régiment des tirailleurs sénégalais, quand ils étaient dans les casernes, ils avaient droit à des desserts pendant que d’autres Africains n’en avaient pas. »

Cette digression de Macky Sall sur les relations entre la France et le Sénégal a suscité une vague d’indignation sur les réseaux sociaux et dans les médias, notamment sénégalais. Sur Twitter, certains internautes ont ainsi estimé que l’intervention de Macky Sall est une véritable « honte » pour le pays, tandis que d’autres y voient une simple maladresse.

Pas de base historique

Les soldats des troupes coloniales françaises de nationalité sénégalaise auraient-ils eu un traitement de faveur par rapport aux autres Africains ?

D’un point de vue historique, ils étaient une des composantes des tirailleurs sénégalais, qui regroupaient en fait des soldats venus de toute l’Afrique noire. Julien Fargettas, chercheur et auteur du livre Les tirailleurs sénégalais : Les soldats noirs entre légendes et réalités 1939-1945, explique que la seule spécificité sénégalaise résidait dans le fait qu’une partie de la population, celle née dans les Quatre communes (Rufisque, Saint-Louis, Gorée, Dakar), disposait de la nationalité française.

« Ces jeunes-là faisaient alors leur service militaire dans les unités d’infanterie coloniale, et non dans celles des tirailleurs sénégalais », précise l’historien. « Jusqu’au milieu des années 1950, les tirailleurs ne disposent pas de la citoyenneté française, et n’ont pas les mêmes conditions d’avancement, ni les mêmes responsabilités que les soldats français. Mais, en temps de guerre, l’expérience du feu les rapproche et ils ont tendance à vivre dans les mêmes conditions », raconte le chercheur, qui se dit « un peu étonné par ces déclarations ».

En temps de guerre, on essaye de s’adapter aux pratiques alimentaires et religieuses du pays d’origine des soldats
« On essaye de s’adapter aux pratiques alimentaires et religieuses du pays d’origine des soldats. Pour lutter contre le dépaysement par exemple, pendant la Première guerre mondiale, l’alcool a été remplacé par le café pour les tirailleurs sénégalais. On fait aussi en sorte que les Subsahariens aient de la cola et les Indochinois du thé, car cela a un effet positif sur le moral des troupes », précise Anthony Guyon, spécialiste de l’histoire militaire et des sociétés coloniales.

Pour lui, bien que le sujet de l’alimentation soit à l’époque un sujet important, les spécificités de la nourriture distribuées aux tirailleurs sénégalais ne constituent en aucun cas un traitement de faveur.

Tous les spécialistes contactés sur la question s’accordent sur un point : impossible de savoir sur quel élément s’est basé le président sénégalais pour faire cette affirmation concernant un traitement préférentiel des Sénégalais.

« Boutade »

Même si du côté de la présidence on préfère ne pas commenter la polémique, El Hadj Hamidou Kassé, ministre conseiller en charge de la Communication du chef de l’État, a affirmé sur TV5 Monde qu’il s’agissait d’une « boutade » et exclut toute « intention de faire l’éloge de quelque épisode colonial que ce soit ». Une « boutade » qui a du mal à passer, surtout dans le contexte sénégalais, où la question coloniale reste un sujet sensible.

Lundi 28 mai, le site d’information sénégalais SenePlus titrait ainsi ; « Macky insulte la mémoire des tirailleurs sénégalais ». « Penser qu’il y a du bon dans la colonisation qui a été, sans aucun doute, le plus grand génocide avec un braquage froid et planifié de nos ressources et un piétinement de nos cultures, est une faute impardonnable pour un leader africain », ajoutait le journal.

L’inauguration de la place de l’Europe sur l’île de Gorée à la mi-mai a suscité la colère d’associations, qui ont réclamé qu’elle soit rebaptisée. En avril, c’était la statue du général Louis Faidherbe (ancien gouverneur du Sénégal) à Saint-Louis qui était la cible d’associations sénégalaises et françaises qui réclamaient qu’elle soit déboulonnée.

jeuneafrique.com



En conférence de presse à Dakar, mercredi, le Front patriotique pour la défense de la République (Fpdr), a révélé qu’il boycottera les concertations sur la gestion des ressources gazières et pétrolières annoncées par le président de la République, Macky Sall.



Concertations nationales sur le pétrole et le gaz : l’avis d’un pétropessimiste (Par Dr Ousmane THIAM)
L’agitation créée par la découverte de pétrole au Sénégal ne laisse personne indifférente. Jamais dans l’histoire de notre pays, la découverte d’une ressource naturelle n’a suscité autant de passions, de polémiques et d’idées reçues. Mais surtout d’inquiétudes et de peurs.
 
Comme beaucoup de mes concitoyens, le débat suscité par le pétrole m’inquiète et me chagrine beaucoup. A mon avis, la question des contrats et des parts qui occupe tout le débat, est certes importante, mais ne doit pas nous dévier de certaines autres préoccupations essentielles. A propos de ces contrats justement, le devoir de transparence de l’Etat en vers les populations est certes indiscutable, mais les dérives possessives entretenues par une certaine partie de l’opinion nationale ne sont pas de nature à favoriser un dialogue constructif et risquent de perturber outre mesure les prochaines concertations.
 
Pourtant d’autres ressources naturelles aussi précieuses que le pétrole, le zircon par exemple, sont, depuis bientôt une dizaine d’années, en train de charrier des sommes d’argent absolument faramineuses sans pour autant que personne ne s’en soucie. Alors, pourquoi et subitement le pétrole ? Mystère !
 
Pensez-vous, si rien ne change, que les revenus du pétrole régleront quelque chose que l’argent du zircon et d’autres ressources précieuses n’a pas permis de régler ?
 
Pour moi, c’est moins la ressource que la façon de la gérer qui détermine tout le reste. Tant que nous ne savons pas ce que nous avons et voulons, nos ressources continueront d’être dilapidées et exportées sans pour autant que nous puissions en tirer un réel profit.
 
Pis, j’ai de plus en plus l’impression que l’avenir de notre pays doit désormais être pensé et réfléchi sous l’angle de la seule ressource pétrolière. Or, les incertitudes et contradictions liées à la nouvelle économie pétrolière clairement démontrées par de sérieuses études d’intelligence économique, devraient nous pousser à plus de prudence et à entrevoir le modèle économique futur de notre pays sous un angle plus holistique.
 
La récente décision des pays de l’OPEP de réduire leur production de pétrole et l’option de certains groupes pétroliers de réduire leurs investissements, la multinationale française TOTAL par exemple, traduisent la grande frilosité qui caractérise le marché pétrolier mondial.

Alors que d’un côté la production de pétrole coûte de plus en plus cher (celui de schiste surtout) - au point d’obliger d’anciens pays producteurs à revoir à la baisse leurs objectifs de production -, de l’autre, le retour soudain des Etats-Unis dans le groupe des grands pays producteurs, perturbe les prévisions de production et de rentes et rend la concurrence de plus en plus rude. L’option du Président Trump de relancer la production pétrolière américaine devrait, dans les prochaines décennies, se traduire par des situations temporaires de surproduction et de chute Inévitable des prix du baril de pétrole.
 
Ce retour des Etats-Unis dans le marché pétrolier mondial pourrait incontestablement précipiter le monde vers le fameux pic pétrolier (peak oil) qui devrait inéluctablement être suivi par une longue période de baisse continue des productions et de la rente financière liée au pétrole. On connait maintenant bien la forte capacité du géant américain à provoquer des crises d’envergure planétaire et à les exploiter à son profit. L’embrasement provoqué en 2008 par la crise de son marché hypothécaire et dont les conséquences affectent jusqu’à présent nos économies, en est une parfaite illustration.
 
Certains grands penseurs comme l’américain James Howard Kunstler auteur d’un livre au titre glaçant intitulé « La fin du pétrole : le vrai défi du XXIème siècle », ont beaucoup théorisé sur le Peak oil dont les premiers signaux auraient commencé à se manifester depuis une dizaine d’années.
 
Sur un autre registre, la promotion de l’efficacité énergétique devrait se traduire par une dépendance de moins en moins importante au pétrole. Du côté de l’industrie automobile et des transports par exemple, le développement du véhicule électrique pourrait avoir comme principale conséquence, le remplacement progressif du moteur thermique, c’est-à-dire à allumage par compression, par le moteur électrique ; ce qui incontestablement, entraînera une diminution substantielle de l’utilisation des produits pétroliers dans ces secteurs économiques. C’est ce qu’on appelle la transition énergétique, entérinée en novembre 2016 par l’accord de Paris. Les pays développés surtout auront de moins en moins besoin de pétrole pour faire fonctionner leurs économies ou approvisionner en énergie leurs populations.
 
Mais attention ! Je ne suis pas en train de dire que le Sénégal n’a pas grand-chose à attendre de son pétrole. Non ! Mais les constats qui précèdent me confortent de jour en jour dans l’idée que nous devons être très vigilants et particulièrement créatifs pour profiter pleinement du peu de pétrole dont nous disposons. Autant le pétrole peut constituer une opportunité pour une économie jeune comme la nôtre, autant il peut être un piège tout aussi redoutable que celui de l’arachide. Annoncé au début du siècle dernier comme le futur moteur de l’économie nationale, l’arachide a fini par trahir tous les espoirs porté sur elle à cause d’une part, d’un marché mondial déréglé et farouchement concurrentiel, et d’autre part, du fait de choix politiques internes boîteux et sans réels intérêts pour les petits exploitants qui assurent l’essentiel de la production.
 
Le comble vient de la Chine qui, après avoir suscité tous les espoirs, nous a soudainement tourné le dos. Ce qui, aujourd’hui, plonge la filière arachidière dans une agonie mortelle. Il semble que l’Empire du milieu s’est lancé depuis quelques années dans une vaste opération de collecte de graines semencières pour doper sa production intérieure et aller à l’assaut du marché mondial de l’arachide et produits dérivés, avec probablement ses sinistres méthodes de dumping. Il n’est donc pas improbable qu’elle nous revienne plus tard, pour nous vendre de l’arachide à des prix défiant toute concurrence. Prudence, donc !
 
Pour ces quelques raisons que je viens d’évoquer  - et qui détermineront certainement nos chance de succès dans le pétrole et le gaz -, je souhaiterais que le débat puisse être un peu plus attentif sur d’autres questions essentielles, mais surtout réaliste. Mon plus grand souhait est que trois au moins des questions qui me paraissent importantes, puissent être inscrites à l’ordre du jour du débat national sur le pétrole et le gaz souhaité par le Président la République son Excellence Macky Sall. Même s’il arrive que certains débatteurs pensent que ce n’est pas le lieu ou le moment pour en discuter, qu’elles puissent au moins être posées afin de préparer l’opinion publique à la recherche de réponses adéquates et constructives. Les deux premières concernent la destination envisagée de la production et l’utilisation prévue des revenus générés.
 
La destination questionne aussi bien les formes de valorisation prévues que le type de marché visé en priorité (national, sous-régional, régional, ou mondial) et l’utilisation des revenus les stratégies de réinvestissement et les formes de partages envisagées. Par rapport à cette seconde question, l’expérience de certains états arabes - où les revenus du pétrole ont servi à financer les secteurs sociaux et à appuyer la petite économie par le biais de subventions et d’aides diverses - peut nous être particulièrement précieuse. Dans tous les pays où le pétrole  est devenu une source de malédictions (rebellions, guerres civiles, grand banditisme),  cette question a rarement fait l’objet d’une préoccupation sérieuse, si elle n’a pas été tout simplement ignorée.
 
La troisième question concerne les mécanismes prévus pour atténuer les impacts de la production pétrolière sur l’environnement, et les écosystèmes et communautés littoraux en particuliers (offshore). Pour moi, les études d’impacts sont utiles, mais ne suffisent pas et doivent être complétées par des clauses contractuelle claires et précises.
 
Pour prendre en charge ces questions essentielles, une commission nationale chargée de l’organisation des concertations et du suivi des recommandations qui en seront issues  ne serait pas, à mon avis, de trop. Composées de l’ensemble des sensibilités socio-économiques et politiques du pays, elle permettrait non seulement d’instaurer une relation de confiance entre l’Etat et les représentants des populations, mais surtout d’avoir un cadre de réflexion unifié sur le pétrole et le gaz. Les initiatives existantes (Cos-petrogaz par exemple) sont très pertinentes, mais semblent très cloisonnées et peu accessibles à l’opinion publique.
 
Je crois également qu’il temps que notre pays se dote d’une forte cellule d’intelligence stratégique chargée de réfléchir sur ces questions d’avenir qui nous interpelleront forcément.
 
En fin, j’invite tous les acteurs à faire preuve de discernement et à ne pas se laisser influencer par certains discours de cette subite pensée unique pétrolière et autres « pétrophéties ».
Bonnes concertations !



 
Dr Ousmane THIAM
Géographe-aménagiste
Spécialiste d’économie du développement



from Leral.net - S'informer en temps réel https://ift.tt/2xrgqvn
via gqrds
Affaire Sidy Lamine Niasse: Adama Gaye dément s’être rétracté et crache du feu...
Menacé de poursuite judiciaire par Sidy Lamine Niasse qu’il aurait reproché d’avoir été reçu «en catimini» par le Président Macky Sall, le journaliste Adama Gaye se serait rétracté et aurait même présenté ses excuses selon certains organes de presse. « Faux », rétorque ce dernier sur sa page facebook, devenue comme un mur de lamentations pour des milliers de Sénégalais.

« J’ai honte de notre presse. Un site me fait dire que je me suis rétracté sur l’affaire Sidy Lamine. Non c’est faux. Certains journalistes sont bêtes ! », crache-t-il. Avant d’ajouter plus loin : « Me faire taire ! La coalition des lâches au service d’un régime dégénérescent en rêve. Impuissants, ils mentent, inventent, déforment. Vainement ! ».






Leral.net



from Leral.net - S'informer en temps réel https://ift.tt/2snpT1G
via gqrds
La lettre d’outre-tombe de Adjaratou Fatou Diop Assane à la Oumma islamique a le tranchant d’une lame de rasoir sur le tissu de la cohésion nationale : LISEZ-LA MAIS DE GRÂCE, BRÛLEZ-LA IMMEDIATEMENT ! (Par Dr Massirin SAVANE)
En matière de communication et de marketing politique, la « Lettre d’outre-tombe à la Oumma Islamique » est un chef d’œuvre. Elle est  parcontre, pour un homme politique,  depuis l’indépendance du Sénégal,  la tentative la plus obséquieuse et la plus calamiteuse de remise en cause de la cohésion de la communauté musulmane nationale et partant de la nation toute entière.
 
Elle a fini, aussi,  comme toute communication bien scrutée grâce à une grille d’analyse,  par trahir son auteur en révélant ce qu’il ne voulait nécessairement pas laisser transparaître.

Des instruments d’auscultation tels que l’attitude corporelle si on communique oralement ou la graphologie ou même parfois l’agencement des idées si on écrit, laissent deviner la personnalité du communicateur. Décidément l’écriture est aussi révélatrice de notre identité que le sont nos empreintes digitales.

En apparence, même la photo illustrative du document, montrant M. Idrissa SECK recevant des prières de sa défunte maman, est un bijou en termes de communication : le fameux nianou waadiour !

Dans le fond, la ligne doctrinale de la lettre est structurée autour de deux éléments essentiels en communication : LA RECHERCHE D’ALLIES et le FOCUS sur son principal adversaire.

A côté du débordement de l’égo de l’homme qui parle de lui à la troisième personne du singulier par la technique de faire parler sa défunte mère qui aurait visité le paradis en rêve quand  elle était enceinte de lui, il y’a un aveu de taille : l’impatience d’attendre, comme promis, la fin du Ramadan avant de croiser le fer avec ses contradicteurs. Cela prouve qu’il y’avait urgence d’arrêter la saignée provoquée par une sortie aussi violente qu’inattendue d’un éminent contradicteur, le Khalife Général des Tidiane en personne dont l’attaque frontale contre les propos de M. SECK fut tellement vigoureuse qu’elle nous aurait paru disproportionnée si la foi musulmane n’était pas en jeu.

Face à cette bourrasque presque passionnée, Idrissa n’a rien trouvé de mieux que d’utiliser une arme aussi dangereuse que machiavélique. Il a cherché insidieusement et inlassablement, tout au long de sa communication, le soutien d’une partie de la tarikha du Khalife qui l’a attaqué et celui des Mourides.

Il a d’abord amadoué la frange du Tidjanisme liée à Serigne Cheikh Al Makhtoum  pour au minimum la neutraliser avant de d’adouber le Mouridisme et son guide spirituel Cheikh Ahmadou Bamba. En communication on appelle cela la RECHERCHE D’ALLIES.

Cette recherche d’alliés est d’ailleurs apparue dès les premières communications lorsqu’il répondait au Ministre Bamba NDIAYE et à M. Sidy Lamine NIASSE. Il a pour la première fois et publiquement proclamé son allégeance au Mouridisme.

Durant toute cette nouvelle communication l’appel au Mourides est constant et se traduit trivialement par ; Je suis attaqué parce que je suis UN DES VÔTRES ; DEFENDEZ MOI!
Il s’est ensuite FOCALISE sur son principal adversaire politique en l’occurrence, le Président Macky SALL car personne d’autre ne pourrait être son alter ego dans ce débat ; il est allé jusqu’à affirmer que le Khalife Général des Tidiane est manipulé.
Tous ceux qui se sont élevés contre ses propos blasphématoires ne l’ont pas fait parce qu’ils sont musulmans mais parce ce sont des aspirants au « ndogou » présidentiel ou parce qu’ils n’ont pas le niveau pour le comprendre.
Fortement contrarié par ce crime de lèse-majesté, il est allé jusqu’à insulter en mettant en cause la légitimité de la naissance de certains de ses contradicteurs et en se cachant encore une fois derrières des versets coraniques ; sacré Idy !Chassez le naturel, il revient au galop ; ce sont ces mêmes versets qu’il avait convoqué pour répondre à certains frères de son ex parti le PDS dont le fondateur fut traité dans un passé récent d’ « ancien spermatozoïde et futur cadavre ».
M. Idrissa SECK a encore raté une bonne occasion de se taire d’autant plus que le porte-parole de son parti M. Diouf avait fait une bonne communication qui pouvait lui servir de porte de sortie mais comme le dit l’adage : l’habitude est une seconde nature.
 
Au total, il faut lire cette lettre attribuée à sa défunte mère par M. Idrissa SECK, mais de laquelle suinte à toutes les ponctuations sa mégalomanie légendaire, pour savoir jusqu’où il est prêt à aller pour devenir le cinquième Président du Sénégal. Il faut cependant, de grâce, immédiatement la déchirer. Cette lettre a le tranchant d’une lame de rasoir sur le tissu de la cohésion sociale. Au Sénégal nous sommes arrivés à créer une nation dans nos diversités ethnique, religieuse et confrérique. Les noms transcendent les ethnies et les religions. Les dignitaires des familles maraboutiques sont tous parents et parfois cousins. C’est là une richesse à ne pas dilapider ; Il y’a des limites à ne pas franchir pour de simples ambitions présidentielles.
 
Dr Massirin SAVANE
Membre du Secrétariat Exécutif
And Jëf/ Parti Africain pour la Démocratie et le Socialisme/Authentique (AJ/PADS/A)
 

La lettre d’outre-tombe de Adjaratou Fatou Diop Assane à la Oumma islamique a le tranchant d’une lame de rasoir sur le tissu de la cohésion nationale : LISEZ-LA MAIS DE GRÂCE, BRÛLEZ-LA IMMEDIATEMENT ! (Par Dr Massirin SAVANE)



from Leral.net - S'informer en temps réel https://ift.tt/2xuz0CL
via gqrds
En conférence de presse à Dakar, mercredi, le Front patriotique pour la défense de la République (Fpdr), a réclamé des excuses publiques de la part du président de la République, pour ses propos sur le dessert offert aux seuls Tirailleurs sénégalais issus du Sénégal.



from Leral.net - S'informer en temps réel https://ift.tt/2slWBAG
via gqrds
Situation du pays : l’opposition parle d’échec de Macky Sall et exige sa démission
Les leaders de l’opposition regroupés autour du Front patriotique pour la défense de la République (Fpdr) s’inquiètent de la situation du pays sous Macky Sall. Selon Mamadou Diop Decroix et Cie, le Sénégal traverse une crise sociale du fait d’une banqueroute de l’Etat.

« Nous avons constaté, et les Sénégalais avec nous, que Macky Sall a lamentablement échoué. Sa gestion a conduit une banqueroute de l’Etat qui n’arrive pas à satisfaire ses obligations élémentaires, ce qui est en train de plonger le Sénégal dans une crise scoaile sans précédent », ont-ils expliqué hier, lors d’une conférence de presse au siège du Parti démocratique sénégalais (Pds).

Pour les leaders du Fpdr, cette crise, au-delà des milieux scolaires et universitaires, est encore plus accentuée dans le monde rural. En effet, poursuivent-ils , l’Etat n’a plus d’argent à cause de la banqueroute, est en train de mettre la pression sur les paysans pour qu’ils paient les taxes rurales. Le problème est que ces paysans, qui n’ont pas pu écouler leur arachide, se trouvent dans l’incapacité de payer la taxe rurale. Ce qui risque de conduire à une révolte.»

L’autre problème du monde rural, c’est la gestion des forages. « L’Etat a décidé de privatiser les forages, ce qui va se traduire par une hausse du prix de l’eau. Cette situation est inacceptable. Nous estimons que ce n’est pas dans ces conditions que l’Etat va renflouer ses caisses vidées par une mauvaise gestion », ajoutent-ils. Ainsi, face à ce qu’ils qualifient de situation de crise généralisée, les leaders du Fpdr insistent sur la démission du président de la République Macky Sall. A défaut, ils l’invitent à surseoir à sa candidature à l’Élection présidentielle de 2019.





Avec Walf



from Leral.net - S'informer en temps réel https://ift.tt/2xAAnQC
via gqrds
Bagarre au Palais : Arrêtés après avoir insulté les gendarmes, les jeunes de l’Apr recouvrent la liberté
Des élèves et des étudiants membres de l’Alliance pour la République (Aprs) se sont illustrés de la pire des manières hier au Palais, où ils avaient été conviés, nous dit-on par le Président Macky Sall, pour parler de la « redynamisation de leur structure ».

Arrivées en nombre, ces ouailles du Chef de l’Etat ont voulu tous entrer dans le saint des saints. Devant le refus des gendarmes qui avaient une liste des invités, certains ont commencé à proférer des injures à tout-va. Il s’en est suivi des affrontements qui ont occasionné plusieurs blessés et des arrestations.

Aux dernières nouvelles, selon « Les Echos » ils ont tous été libérés.



from Leral.net - S'informer en temps réel https://ift.tt/2slWyVw
via gqrds
Réplique de l’APR à Me Wade: Me Djibril War brûle le communiqué de Seydou Guèye

On ne parle pas le même langage à l’Alliance pour la république du Président Macky Sall. Après la sortie du porte-parole de l’APR accusant l’ancien chef d’état, Abdoulaye Wade de vouloir manipuler l’opinion, le directeur de l’école dudit parti, Me Djibril War tire à boulets rouges sur son camarade de parti Seydou Guèye.

Me War allume la mèche. « Les propos bouleversants de Seydou Guèye ne sauraient engager ni l’APR encore moins de chef de l’Etat, Macky Sall. Comme beaucoup, nous ne saurions taire notre indignation et consternation pour les propos irrespectueux prêtés au ministre Seydou Guèye relayés par la presse à titre de réaction à la sortie de l’ancien président Abdoulaye Wade, suite à une supposée saisie de son immeuble, sis au point E ».

Aujourd’hui, d'après Me Djibril War, à l’heure de la concorde, de la communion des cœurs et des esprits, Seydou Guèye aurait pu bien faire l’économie d’une telle sortie et ne pas jouer aux invectives.

« Monsieur le Président de la République connu pour sa politesse, le respect qu’il a envers tout le monde ne saurait cautionner de tels propos trop déplacés et excessifs », a dit le directeur de l’école de l’Apr.





L’Observateur



Madiambal Diagne fait des révélations sur la maison de Wade au Point E et du terrain du Cap Manuel
Madiambal Diagne, le patron du groupe Avenir Communication, a fait des révélations au grand journal de la radio Sud Fm à propos de la maison de de Point E.

 « Je suis surpris par l’attitude du leader du Pds. Il y a un émissaire du président Wade, Aïdara Sylla, qui est venu me dire qu’il est dans une situation assez délicate parce le président Wade voulait terminer sa maison, mais que cette maison a déjà été mutée au nom de l’Etat du Sénégal. 

Je lui (émissaire de Wade) ai indiqué que ça m’aurait surpris parce que je crois savoir que le président Macky Sall, à l’époque, avait donné des instructions précises dans le sens de ne jamais toucher à ce patrimoine. Il faut comprendre que sur cette maison du Point E, il y a la maison familiale de Wade qui est une ancienne maison que le président Wade possédait depuis longtemps. Karim Wade par la suite, a eu à acquérir deux maisons mitoyennes pour agrandir la maison et il avait élaboré un plan de rénovation de cet ensemble.  Il s’est trouvé que les deux dernières acquisitions de Karim Wade avaient effectivement été mutées en son temps et à la requête de la CREI. Karim Wade, devant une telle situation, ne pouvait pas terminer, la maison qui était encore au nom de sa famille pendant que les deux autres maisons étaient au nom de l’Etat du Sénégal. 
 
 J’avais été sollicité pour une intercession. J’ai vu le président Macky Sall qui lui-même était surpris. Parce qu’il n’était pas informé de cette mutation de ces deux maisons-là. Qu’à cela ne tienne, il a demandé immédiatement à ce que cette mutation soit refaite au nom de la famille Wade.  C’est comme ça que l’Agent judiciaire de l’Etat et les services des domaines avaient été instruits par le président Macky Sall de prendre toutes les dispositions nécessaires. Ce qu’il avait fait effectivement dans les 48 heures. Cela a été confirmé par un document de la Conservation foncière.

Le président Wade en a été informé et il avait été très satisfait de cette démarche et a pu envoyer un message écrit par e-mail dans lequel il se félicitait de cette démarche-là et demandait que ce soit élargi à la maison de la rue 10 qui était un immeuble. Ce qui a été fait.

Il y a un autre terrain qui appartenait à Me Abdoulaye Wade qui était vers le Cap Manuel. C’était un terrain de 7 000 m2. Ce terrain avait été remembré à l’insu de Me Abdoulaye Wade et une partie avait été vendue. Me Wade a protesté et a exigé que son terrain lui soit restitué. Le président Macky Sall a donné les instructions nécessaires pour que la partie qui a été distraite du terrain de Abdoulaye Wade lui soit retournée à défaut de pouvoir lui donner un autre terrain en compensation.

La procédure avait été engagée entre le mandataire de Abdoulaye Wade et les services des domaines. Quand la maison du Point E lui a été dûment restituée, Wade, qui avait un projet de finition de la maison, avait chargé de rôles Aïdara Sylla pour rencontrer un chef d’Etat étranger qui devait financer les travaux devant l’impossibilité où se trouvait Karim de poursuivre le chantier. Entre-temps, le président Wade a eu à faire des sorties des plus ignominieuses à l’endroit du président Macky Sall et je me suis permis de dire à son émissaire, que dans ces conditions, je me vois mal humainement et moralement, continuer à demander au Président Macky Sall de terminer la maison de Abdoulaye Wade ».




Propos transcrits par Dakaractu



«Nous exhortons l’Asas à surseoir à la rétention d’informations sanitaires…»
Conscient des conséquences qui risquent d’affecter le secteur, avec la série de grèves déclenchées par l’Alliance des syndicats autonomes de la santé (Asas) «And Gueusseum», le ministère de la Santé et de l’action sociale, par la voix de son conseiller technique, Lassana Sidibé, exhorte les syndicalistes à sursoir à la rétention d’informations sanitaires.

En fait, non seulement l’Alliance «And Gueusseum» a décidé de la rétention des informations sanitaires et sociales, mais elle entend boycotter les activités de supervision, réunions et ateliers de formation. Ce, pour exiger du Gouvernement le respect des accords signés en 2014. Ce à quoi ne sont pas insensibles les autorités en charge du secteur. Le ministère de la Santé exhorte l’Asas à surseoir à la rétention des informations sanitaires.

«Le fait de mettre la menace de la rétention d’informations sanitaires à exécution, a des conséquences néfastes à tous points de vue et constitue une violation du droit positif en vigueur. Si nous prenons les maladies à déclaration obligatoire, par leur caractère souvent infectieux et potentiellement épidémique, elles doivent obligatoirement et urgemment être déclarées aux autorités, pour qu’on surveille un éventuel départ d’épidémie et prenne les mesures appropriées. Aussi exhortons-nous les syndicalistes à sursoir à là rétention d’informations », indique Lassana Sidibé, Conseiller technique du ministre de la Santé. Qui note que le paiement des arriérés de salaires est effectif pour les agents de la Jica et les contractuels du plan Cobra.

Pour ce qui est de l’augmentation du régime indemnitaire, Sidibé soutient : «Tout le monde sait que c’est totalement injusteD’ailleurs, le Président Macky Sall avait demandé de réfléchir, avec les syndicalistes fonctionnaires et non fonctionnaires, sur une perspective globale permettant de dépasser cette situation et d’apporter des réformes qui soient à même d’accompagner les travailleurs dans l’équité




Igfm



«And Gueusseum» déclenche une série de deux grèves de 72 heures
Après avoir évalué son 5e plan d’action, l’Alliance des syndicats autonomes de la santé «And Gueusseum» a constaté que l’Etat du Sénégal continue de «faire le mort», face à ses revendications. Ainsi a-t-elle décrété une série de deux grèves de 72 heures, à partir de ce mardi 29 mai 2018.

L’Alliance des syndicats autonomes de la santé «And Gueusseum» continue de dérouler ses plans d’actions. Depuis plus d’un mois, les travailleurs de la santé sont en lutte. Ce, pour exiger du Gouvernement le respect des accords signés. La semaine dernière, l’Alliance s’était réunie pour évaluer son 5e plan d’actions. A la fin, Sidya Ndiaye et Cie ont constaté que le Gouvernement n’a fait aucun effort pour concrétiser ses engagements.

« Malgré tous nos plans d’actions, nous avons retenu que jusqu’à présent, l’Etat continue de faire le mort, soit parce qu’il n’a pas de solution, soit parce qu’il pense que la situation doit pourrir. Il ne fait aucun effort pour régler le problème de notre secteur. Jusque-là, nous avons des arriérés de payement, alors qu’on nous avait dit, depuis le 11 avril passé, que les salaires allaient être virés. Il n’y a aucun suivi. Que les autorités sachent que nous sommes dans un secteur très sensible et il est inacceptable que l’on puisse laisser cette situation perdurer. C’est pourquoi, nous sommes obligés de continuer la lutte», se désole Sidya Ndiaye, Vice-président de l’Alliance «And Gueusseum».

Sous ce rapport, les agents de la santé ont pris la pleine mesure de leurs responsabilités et sont déterminés à défendre leurs positions, estimant avoir le droit, la légitimité et la légalité de mener leurs actions. Dans le cadre de leur 6e plan d’actions, Sidya Ndiaye et ses camarades ont décrété une série de deux grèves de 72 heures, à partir d’hier mardi 29 mai 2018, tout en continuant la rétention des informations sanitaires et sociales. « Notre 6e plan d’actions est très corsé. Dès demain (aujourd’hui), nous allons démarrer une grève de 72 heures. Si rien n’est fait, nous allons encore déclencher 72 heures de grève, à partir du 5 juin 2018. Ce qui fait au total 144 heures de grève», a dit M. Ndiaye, qui signale que «And Gueusseum» a déposé depuis avant-hier, un nouveau préavis qui lui permet, quand elle voudra, d’aller en grève jusqu’au mois de décembre.

Indiquant que les travailleurs de la santé ne comptent pas reculer dans leur combat, Sidya Ndiaye pense que c’est à l’Etat d’aller vers la recherche de solutions pour une situation apaisée du secteur. Sans quoi, le combat sera poursuivi jusqu’à ce qu’ils obtiennent gain de cause. Pour éviter le pire, «And Gueusseum» invite le Gouvernement au dialogue. « Comme nous sommes dans un secteur très sensible, nous essayons de ménager un peu la monture, en pensant aux malades. J’estime que c’est la mission de l’Etat d’assurer les services publics. Si le Gouvernement n’est pas capable de soigner le mal, qu’il le dise, pour que nous puissions rencontrer le chef de l’Etat, Macky Sall», ajoute-t-il.




Igfm



Les libéraux sont déterminés à faire face au régime de Macky Sall, qui selon Babacar Gaye, « cherche à humilier le Président Wade, en lui prenant sa maison sise au point E ».
Le Pds déclare la guerre à Macky Sall
Le porte-parole du Parti démocratique sénégalais (Pds) qui s’exprimait hier, lors de l’anniversaire de Me Abdoulaye Wade ( Secrétaire général du Pds)  qui soufflait ses 92 ans, devant le domicile de ce dernier, au point E, a dénoncé le dessein prêté au chef de l’Etat Macky Sall, de vouloir saisir ladite maison.

Selon Babacar Gaye, le pouvoir devra marcher sur leurs corps pour arriver à ses fins. « Le Président Abdoulaye Wade, ses fidèles compagnons, ses enfants, ses petits-enfants, tous ceux qui, aujourd’hui, lui doivent ce jour, se sont retrouvés là. Nous avons pris l’initiative sans concertation aucune, afin de marquer ce jour, qui est un jour important pour tous ceux qui ont cheminé avec le Président Abdoulaye Wade. Je veux parler de Macky Sall, Idrissa Seck, Ousmane Ngom, Baila Wane, jean Paul Dias, Ndèye Maguette Dièye. Même Dansokho, Bathily, Modou Diagne Fada, connaissaient cette maison, parce qu’elle représente comme l’histoire du Sénégal, qui est un patrimoine inaliénable », a déclaré M. Gaye.

Avant d’ajouter : « c’est pour ça que nous avons choisi ce jour-anniversaire du Président Abdoulaye Wade, qui coïncide évidemment avec cette procédure enclenchée par le régime de Macky Sall, afin de lui prendre sa maison. Nous pensons que normalement, c’est inacceptable, politiquement incorrect » .

Les libéraux se disent déterminés à « se mettre devant les chars de combat, devant les huissiers, devant les bulldozers ». « Il ne sera pas un combat comme l’a fait Me Wade et ses compagnons d’alors, mais cela va être un combat pour un processus démocratique mieux élaboré, pour une démocratie acquise dans ce pays, pour une République dont personne ne doutera. Voilà pourquoi nous avons symboliquement choisi de venir ici, en remerciant toutes les personnes qui sont venues célébrer avec nous à cet évènement qui est un petit symbole, mais qui a toute sa signification «, a également indiqué le porte-parole des libéraux.

Et de marteler : « le gouvernement envoie des huissiers et ce qu’il cherche en dehors du patrimoine mobilier de Wade, c’est d’humilier le Président Abdoulaye Wade et nous ne l’accepterons pas. Avant d’accéder à Me Wade, ils passeront sur nos corps. Cette maison fait partie des vestiges de l’histoire politique du Sénégal ».

Lui emboîtant le pas, Doudou Wade de fulminer : « ce que le poète disait : Objets inanimés, avez –vous une âme ? Si les objets inanimés pouvaient parler, l’histoire de cette maison serait racontée par les pierres de cette maison d’Abdoulaye Wade où beaucoup de choses se sont passées. A la mort de Senghor, Me Wade a acheté sa maison et en a fait un musée versé dans le patrimoine de l’Etat. Macky Sall a dit que Wade a fait pour lui, ce que son père n’a pas fait pour lui. Il peut ne pas faire des choses pour Me Wade, mais qu’il lui laisse ses biens et les biens de son personnel ».






Vox Populi



Gréve : L’Ucad lève le mot d’ordre, mais…
Macky Sall a- t-il vite fait de crier victoire dans le cadre des mesures fortes prises pour mettre fin à la crise universitaire ? En tous cas, à l’université Cheikh Anta Diop, les étudiants sont divisés. Même si certains ont décidé de reprendre les cours, beaucoup d’entre eux sont opposés à cette perspective.

Et là, le mot d’ordre de suspension est très confus. Ceux qui refusent de reprendre le chemin des amphis, estiment que leur principale revendication n’est pas encore satisfaite. Même si tout le monde salue l’augmentation de la bourse, de même que la réduction des tickets, ce que demandent les étudiants, c’est justice pour Fallou Sène.





Les Echos



Macky paie déjà les bourses du mois de mai
L’État semble avoir retenu la leçon. Selon Vox Populi, il a déjà commencé à payer les bourses du mois de mai. Le journal rapporte que les étudiants ont reçu hier, mardi 29 mai, sur leurs téléphones portables, des messages de la banque Ecobank leur indiquant que leurs bourses sont disponibles.

La veille, le chef de l’État et les étudiants avaient conclu un accord validant la hausse des bourses et la baisse des tarifs des tickets de restauration. Le Président Macky Sall a également offert 30 bus et 5 ambulances aux cinq universités du Sénégal.

Des mesures qui ont poussé les étudiants à lever leur mot d’ordre de grève illimitée. Les cours devraient reprendre ce mercredi dans toutes les universités sauf à l’Université Gaston Berger (Ugb), qui avait boycotté la rencontre au Palais.



from Leral.net - S'informer en temps réel https://ift.tt/2kB6gPG
via gqrds
Anniversaire: Abdoulaye Wade fête ses 92 ans aujourd’hui
L’ancien président de la République, Abdoulaye Wade, fête ses 92 ans aujourd’hui. Le successeur d’Abdou Diouf et prédécesseur de Macky Sall à la tête de l’Etat, est né le 29 mai 1926 à Kébémer dans la région de Louga.

Un anniversaire qui coïncide avec sa sortie musclée contre son successeur qu’il accuse de vouloir le déposséder de sa maison du Point E à Dakar.

Abdoulaye Wade qui a battu campagne pour son parti aux législatives de 2017, n’a pas encore dit son dernier mot sur la présidentielle de 2019 à laquelle il souhaiterait voir se présenter, son fils Karim Wade, exilé au Qatar suite à sa sortie de prison en juin 2017.

Malgré son âge très avancé, il continue à prendre part au débat public, à la vie politique sénégalaise à laquelle il a beaucoup apporté.



from Leral.net - S'informer en temps réel https://ift.tt/2shkkSl
via gqrds
Crise estudiantine : Omar Pène nommé par Macky Sall, Ambassadeur de bonne volonté
Le chanteur Omar Pène ne ménage aucun effort pour résoudre définitivement la crise qui secoue le monde estudiantin. En sus d’avoir répondu aux préoccupations des étudiants, en augmentant le montant de la bourse et en diminuant le prix des tickets de restaurant, il a posé un acte allant dans le sens de la prévention des crises. Le président de la République, Macky Sall, a nommé le chanteur Omar Pène comme «Ambassadeur de bonne volonté auprès de la communauté estudiantine du Sénégal».

Le lead vocal du Super Diamono et auteur du opus «Etudiant» pourra, à ce titre, « aider à améliorer les relations entre les étudiants et les pouvoirs publics ».






Les Echos
 



from Leral.net - S'informer en temps réel https://ift.tt/2GZ3tZk
via gqrds
Sa bourde sur les desserts servis aux tirailleurs sénégalais lui vaut une salve de critiques. les opposants s’insurgent contre les propos du chef de l'Etat qu'ils considèrent comme un manque de respect à tous les Noirs qui ont combattu pour la France.
Propos sur les desserts des tirailleurs: L'opposition pilonne le chef de l'Etat
Connu pour son intransigeance face au régime, le député Ousmane Sonko, accuse le « sous-préfet de la France » d’avoir trahi nos valeureux résistants qui ont payé de leur vie, de leur liberté, déportés et exilés. Ceux-là, dit-il, qui ont été contraints à faire la guerre pour la France et dont cette dernière a nié (et continue de nier) les droits les plus élémentaires, au point de les « assassiner sauvagement et lâchement » en 1994 à Thiaroye et qui ont été à travailler de force pour construire et développer la métropole. Bref, il trahi la mémoire et la dignité nationales, une fois encore.

Par ailleurs, s’insurge encore le député, il nous met en mal avec nos frères africains, accréditant que le colon appliquait une discrimination entre tirailleurs sénégalais d’origine sénégalaise et autres tirailleurs sénégalais.

« Rapporté à l’esclavage, il nous place dans la posture des esclaves de maison (caniches du maître), privilégiés sur les esclaves des champs », dit-il.

« Le Président Macky Sall a trahi », affirme Ousmane Sonko :

Ousmane Sonko affirme qu’un peuple qui ne sait pas honorer la mémoire de ses martyrs, qui ne marque pas d’un sceau indélébile les moments tragiques de son histoire, ne saura se faire respecter dans le concert des nations. « Les juifs ont su imposer leurs Mémoriaux de la Shoah partout dans le monde, le Français ont leur Mémorial de la libération, le Rwanda de Kagamé son Mémorial du génocide. Malheureusement, tant qu’on aura à la tête de nos Etats cette élite lumpenburguesia, le complexe d’infériorité et de volontaire soumission sera de mise », poursuit le député, qui a introduit à l’Assemblée nationale une question écrite adressée au gouvernement du Sénégal à propos du massacre de Thiaroye 44.

« M. le Président respectez la mémoire de mon grand-père » !, dit Abdoul Mbaye

Le leader de l’Act demande au chef de l’Etat de respecter leurs mémoires. » Mon grand-père était un tirailleur sénégalais. Il s’appelait Abdoul Banna Mbaye. Il a fait la première guerre mondiale. Il en est revenu avec une décoration. Comme de nombreux autres, parfois volontaires, souvent enrôlés de force, mon grand-père s’est battu pour une cause qu’il pensait en rapport avec celle de son terroir. Il s’est battu contre un ennemi qu’il distinguait du colon. Sur le champ de bataille son souci restait de prouver sa bravoure et de pouvoir un jour retrouver la famille qui l’attendait sur sa terre natale », dit-il.

Babacar Gaye, porte-parole du Pds : « A quand l’émancipation de nos élites politiques » ?

N’ayant aucune honte de se glorifier d’une discrimination basée sur des desserts que la Franc servait à ses recrues sénégalaises privilégiés, alors que tous les droits leur étaient refusés contrairement aux natifs des Quatre Communes, le Président Sall ne sait même pas que les Tirailleurs Sénégalais, en référence au premier contingent, venaient de l’Afrique de l’Est, de l’Afrique Centrale et de l’Afrique occidentale, selon Babacar Gaye .






Walf-Quotidien
 



from Leral.net - S'informer en temps réel https://ift.tt/2IPMVZk
via gqrds
Dans un communiqué parvenu à la rédaction de Leral.net, Samuel Ameth Sarr a demandé à Macky Sall d’arrêter de persécuter Me Abdoulaye Wade et de faire du patriarche du Parti démocratique sénégalais (PDS), « une référence nationale pour la postérité ». Leral.net vous livre in extenso ledit communiqué.
Samuel Sarr demande à Macky Sall d’arrêter de persécuter Me Abdoulaye Wade
 
C’est avec indignation et amertume que j’ai appris par un communiqué daté du 26 mai 2018, la saisie des clés de la mythique maison du Point E de l’ancien Président de la République du Sénégal, Maître Abdoulaye WADE, par un huissier de justice pour une somme de 550 millions de francs CFA. Cette maison du Point E qui a été acquise par notre père spirituel après de dures années de labeur, au- delà de sa fonction sociale, a servi de champ de batailles politiques pour asseoir une démocratie enviable au Sénégal et permettre à beaucoup d’hommes et de femmes, y compris l’actuel Président de la République, de se hisser au plus haut sommet de la pyramide politique et étatique.
 
 Je soutiens, solennellement que, quels que soient les mobiles évoqués pour la saisie des clés de cette maison par voie judiciaire, le Président de la République , Macky SALL, devrait prendre toutes les dispositions idoines pour faire éviter une telle situation à notre père spirituel, à son bienfaiteur qu’il ne cesse de harceler depuis qu’il lui a succédé à la magistrature suprême. Les valeurs qui caractérisent la nation sénégalaise parmi lesquelles l’honneur aux anciens et la reconnaissance de l’Etat à ses serviteurs pour services rendus, devaient empêcher une telle bourde voire humiliation.
 
C’est pourquoi, je lance un appel solennel à toutes les Sénégalaises et à tous les Sénégalais convaincus de l’apport de Maître Abdoulaye WADE dans l’édification d’un Sénégal démocratique et en voie de développement ainsi qu’à ses fils et filles spirituels, de mutualiser leurs ressources financières pour la récupération des clés de cette mythique maison du Point E dans les 15 jours qui suivent. Enfin, au Président de la République, Macky SALL, je lui demande d’arrêter la persécution de celui qui a beaucoup fait pour lui et d’en faire une référence nationale pour la postérité.





 
 Dakar, le 28 mai 2018
 SAMUEL AMETH SARR
Candidat à l’élection présidentielle de 2019



from Leral.net - S'informer en temps réel https://ift.tt/2IXnPns
via gqrds
Macky Sall: « en tant que dirigeant de l’amicale de FST, j’ai même été empêché d’aller faire un troisième cycle à l’étranger »
« D’ailleurs, pour ce qui est du dossier de la mort de Fallou Sène, la justice suit son cours. En me retrouvant avec vous, je vois défiler avec beaucoup d’émotion et de tendresse, un peu plus de 30 ans d’histoire. J’ai été étudiant comme vous ; j’ai été très impliqué aussi, comme vous dans le mouvement étudiant, avec des camarades tous aussi engagés.

Parfois, j’ai été sanctionné simplement parce que j’étais dirigeant de l’Amicale des étudiants de la faculté des Sciences. J’ai même été empêché d’aller faire un troisième cycle à l’étranger. C’est vous dire que je suis très sensible à votre situation. Voilà pourquoi, je peux dire avec force et conviction, que personne ne peut vous écouter mieux que moi. Personne ne peut vous entendre mieux que moi. Personne ne peut vous comprendre mieux que moi. Je connais vos difficultés. Je connais vos attentes. Je comprends votre passion. Je comprends votre patience. »






L’Observateur



from Leral.net - S'informer en temps réel https://ift.tt/2kxt4zJ
via gqrds
Seydou Guèye dément Me Wade: « si un huissier s’est rendu chez les Wade, c’est uniquement parce que c’était la dernière adresse de Karim Wade
« La justice sénégalaise, encore moins le Président Macky Sall, n’ont jamais ‘’ordonné’’ la saisie d’aucun bien de Me Abdoulaye Wade, ni sa maison du Point E, ni un quelconque immeuble. La procédure d’enrichissement illicite concerne son fils qui a été condamné à six ans avant d’être gracié par le président de la République Macky Sall. Toutefois, il reste sous le coup de la condamnation à payer 138 milliards de Fcfa. Si un huissier s’est rendu chez les Wade, c’est uniquement parce que c’était la dernière adresse de M. Karim Wade. Aussi, parler de saisie d’une maison relève d’une contre-vérité manifeste pour abuser une opinion pourtant avertie ».

« Me Abdoulaye Wade extrapole en affirmant que le Président Sall a fait une déclaration de patrimoine de ‘’7 milliards’’ qu’il aurait reçu de Me Wade. D’abord, le Président Macky Sall n’a jamais fait une telle déclaration de patrimoine. ce sont des officines mafieuses qui, au lendemain de l’alternance de 2012, incapables de digérer leur défaite, ont, du fond de leur posture revancharde et antidémocratique, tissé toutes sortes de contre-vérités pour porter atteinte à l’image du Président nouvellement élu ; ensuite, le Président Macky Sall n’a jamais dit qu’il a reçu 7 milliards de Me Abdoulaye Wade pour la bonne et simple raison que cette somme n’existe que dans les officines mafieuses de ses acteurs. Me Abdoulaye Wade ne peut fournir aucune preuve du contraire ».

« La calomnie, la haine, la diffamation et l’acharnement sont des armes de faiblesse. Le Président Macky Sall a tenu le pari, depuis qu’il était dans l’opposition, de ne pas regarder dans le rétroviseur. Depuis leur rupture historique conclue par la défaite sévère de Me Wade qui voulait, au prix de plusieurs morts, imposer son fils au peuple sénégalais, grâce à un projet de dévolution monarchique du pouvoir, le Président Macky Sall a fait preuve de grandeur et de hauteur au point de n’avoir jamais prononcé le nom de son prédécesseur ».






Les Echos



from Leral.net - S'informer en temps réel https://ift.tt/2sgM9JQ
via gqrds
Malick Gackou réclame un débat public face à Macky Sall sur le Pse et la Pass. En attendant, le leader du Grand parti exige des excuses au président de la République sur ses propos tenus à propos de la colonisation.
Malick Gackou invite Macky Sall à un débat public
L’exercice épouse les contours d’une Présidentielle américaine. Devant un parterre de militants et journalistes, Malick Gackou, taillé dans un costume bleu nuit assorti d’une cravate, se présente devant un pupitre et serre le poing au ciel. Tel un candidat en peine séance de persuasion, il tourne en dérision le tome 1 des « Convictions républicaines » du président de la République, lancé vendredi par Macky Sall.

Le leader du Grand parti en profite pour convier le chef de l’Etat à un débat public. « Comme le Président accepte maintenant le débat d’idées, le débat de projet, le débat de programme, je voudrais solennellement l’inviter à un débat contradictoire devant la nation, le Peuple sénégalais sur le Pse et le Pass. Je l’invite à venir avec son gouvernement contre moi la semaine prochaine », a défié M. Gackou, ovationné hier lors d’une conférence de presse.

En outre le leader du Grand parti dénonce les propos « outrageusement blessants » du président de la République Macky Sall, qui déclarait que « les Français sont nos amis, car nos tirailleurs avaient droit à des desserts contrairement aux autre Africains ». Le patron du Gp considère cette sortie comme « une atteinte à l’honneur et à la dignité du peuple africain ».

« J’exige du président de la République qu’il présente ses excuses et demande pardon à l’Afrique, à tous les tirailleurs pour ses propos déphasés et totalement inappropriés sur la colonisation. »






Le Quotidien
 



from Leral.net - S'informer en temps réel https://ift.tt/2kyrqgY
via gqrds
Alors que le président Macky Sall a pris, hier, des mesures importantes portant sur l’augmentation du nombre de boursiers, sur le taux mensuel des bourses et la baisse du prix des tickets de restaurant, tous les étudiants ne semblent pas se réjouir de la nouvelle. Et pour cause, la Coordination des étudiants de Saint-Louis, organisation à l’origine de la rencontre, n’a pas pris part à celle-ci.
Audience au palais : la Coordination des étudiants de Saint-Louis fait faux-bond à Macky et décide de continuer le combat
Macky Sall et les siens ont, peut-être, vite fait de penser avoir trouvé la solution à la crise qui secoue les universités du Sénégal, avec ces mesures fortes prises pour améliorer les conditions de vie et études des étudiants.

Pourtant, malgré l’importance de ces mesures, les choses ne risquent pas de revenir à la normale aussi vite qu’on pourrait le croire ; et pour cause, les étudiants de l’université de Gaston Berger de Saint-Louis, université où feu l’étudiant Fallou Sène a été abattu, n’ont pas participé à l’audience.

En effet, dans un communiqué rendu public, la Coordination des étudiants de Saint-Louis note que lorsqu’elle a demandé la rencontre du 28 mai 2018, c’était dans le Cadre de la coordination nationale des étudiants du Sénégal (Cnes). Or, rapporte le document de presse, les coordinateurs n’ont pas la qualité de représentants. « Étant une structure très responsable et ayant des positions très claires (justice pour Mouhamadou Fallou Sène et départ des ministres impliqués), la Coordination des étudiants de Saint-Louis décide de ne pas prendre part à une rencontre en présence des listes dont les coordinateurs n’ont pas la qualité de représentants (aucune légalité et aucune légitimité), a fortiori, avec des positions mitigées (tentatives de politisation) », explique-t-elle.

Poursuivant le communiqué signé par le président de la Coordination des étudiants, Alexandre Mapal Sambou, appelle les étudiants à n’accorder aucun crédit aux spéculations portant reprise des activités pédagogiques. « La Coordination des étudiants Saint-Louis réitère son engagement et sa disponibilité pour la cause de l’étudiant », notent les étudiants qui assurent que « le combat continue ».







Les Echos



from Leral.net - S'informer en temps réel https://ift.tt/2GWs3Kh
via gqrds
Incroyable ! Macky Sall augmente les Bourses et diminue les Tickets de restauration
Les premières mesures, issues de la rencontre entre le chef de l’État et la Coordination nationale des étudiants des étudiants du Sénégal, viennent de tomber. En effet, le Président Macky Sall a décidé d’augmenter les bourses des étudiants. C’est ainsi que la demi-bourse passe de 18 000 F CFA à 20 000 F CFA; la bourse entière, de 36 000 F CFA à 40 000 F CFA et la bourse de 60 000 F CFA est portée à 65 000 F CFA.

En outre, le ticket de restauration passe de 75 F CFA à 50f F CFA pour le petit-dejeuner quand le déjeuner et le dîner ne coûtera plus 150 F C FA mais bien 100 F CFA.

(Source : ANN)



from Leral.net - S'informer en temps réel https://ift.tt/2Jh3zAM
via gqrds
Urgent : L'Etat envoie un commandement de payer à Karim Wade contrairement au allégation de Abdoulaye Wade.
Abdoulaye Wade Ancien Président de la République du Sénégal Rue A x 7 Point E Dakar Sénégal
13 Avenue de La Maye 78000 Versailles

COMMUNIQUE


Depuis l’étranger j’ai été informé de ce que dans la matinée du vendredi 25 mai 2018 aux environs de 07 heures 45 une personne se présentant au nom de Me Kamaté, huissier de justice, a réclamé les clefs de ma maison du « Point E », puis est parti dans un taxi sans laisser aucun document.

Macky Sall a donc ordonné la saisie de ma maison ainsi que le modeste immeuble que j’ai construit pour des personnes qui ont été à mon service pendant plus de 40 ans et ont élevé mes enfants. Sans cet immeuble et les appartements que je leur ai offerts, si un jour je pars répondre à Allah Le Tout Puissant, ils seront certainement sans abri et dans la misère.

Il veut aussi priver Karim d’un lieu où se loger et l’empêcher ainsi de mener à bien ses activités politiques.

Au lendemain de sa victoire, tentant de s’expliquer sur sa déclaration d’un patrimoine de 7 milliards, il avait répondu : « c’est le président Wade qui me les a donnés ». J’ai déjà répondu que c’était faux et qu’il lui fallait trouver ailleurs une autre justification plausible.

Au demeurant, il est étonnant que celui qui déclare que j’ai été son bienfaiteur en lui offrant sept (07) milliards de francs CFA ordonne la saisie de ma maison pour 550 millions, alors qu’un homme doué de raison et assis sur le socle de nos valeurs se serait empressé de payer les dettes de son bienfaiteur, qui ne représentent après tout que 7% de la supposée libéralité.​
​​​​
Avocat ayant l’un des plus grands cabinets de Dakar, c’est par de dures et longues journées de travail à travers tout le Sénégal, que j’ai acquis un respectable patrimoine dont la maison du Point E que Macky Sall veut m’enlever, m’obligeant à me faire héberger par des amis depuis que qu’il a lancé l’affaire de Karim. Je ne dis pas qu’il ne réussira pas mais il faudra qu’auparavant il marche sur mon cadavre.

Lorsque cependant Macky Sall, qui n’avait aucun patrimoine immobilier connu en 2000, fait de moi un complice et un co-auteur de son surprenant et injustifiable enrichissement, je suis en droit de considérer que ses propos sont pour le moins injurieux, voire diffamatoires.

C’est pourquoi j’ai commis des avocats pour lui faire un procès pour injures et diffamation à Dakar et aux États-Unis à Houston où il possède au moins une maison.

Aux avocats sénégalais, français et américains que j’ai commis j’ai demandé de réclamer le franc symbolique à titre de dommages et intérêts et, afin que nul n’en ignore, la publication de la décision à intervenir en première page de certains organes de presse au Sénégal et à l’étranger.


Paris le 26 Mai 2018

Abdoulaye Wade
Ancien Président de la République

Urgent : L'Etat envoie un commandement de payer à Karim Wade contrairement au allégation de Abdoulaye Wade.

Urgent : L'Etat envoie un commandement de payer à Karim Wade contrairement au allégation de Abdoulaye Wade.

Urgent : L'Etat envoie un commandement de payer à Karim Wade contrairement au allégation de Abdoulaye Wade.



from Leral.net - S'informer en temps réel https://ift.tt/2JcgPGM
via gqrds
Sa maison du « Point E » réclamée par un huissier : Me Wade dénonce
Depuis l’étranger, j’ai été informé de ce que dans la matinée du vendredi 25 mai 2018 aux environs de 07 heures 45, une personne se présentant au nom de Me Kamaté, huissier de justice, a réclamé les clefs de ma maison du « Point E », puis est parti dans un taxi sans laisser aucun document.
 
Macky Sall a donc ordonné la saisie de ma maison ainsi que le modeste immeuble que j’ai construit pour des personnes qui ont été à mon service pendant plus de 40 ans et ont élevé mes enfants. Sans cet immeuble et les appartements que je leur ai offerts, si un jour je pars répondre à Allah Le Tout Puissant, ils seront certainement sans abri et dans la misère.
 
Il veut aussi priver Karim d’un lieu où se loger et l’empêcher ainsi de mener à bien ses activités politiques.
 
Au lendemain de sa victoire, tentant de s’expliquer sur sa déclaration d’un patrimoine de 7 milliards, il avait répondu : « c’est le président Wade qui me les a donnés ». J’ai déjà répondu que c’était faux et qu’il lui fallait trouver ailleurs une autre justification plausible.
 
Au demeurant, il est étonnant que celui qui déclare que j’ai été son bienfaiteur en lui offrant sept (07) milliards de francs CFA, ordonne la saisie de ma maison pour 550 millions, alors qu’un homme doué de raison et assis sur le socle de nos valeurs, se serait empressé de payer les dettes de son bienfaiteur, qui ne représentent après tout que 7% de la supposée libéralité. 
                                     
Avocat ayant l’un des plus grands cabinets de Dakar, c’est par de dures et longues journées de travail à travers tout le Sénégal, que j’ai acquis un respectable patrimoine dont la maison du Point E que Macky Sall veut m’enlever, m’obligeant à me faire héberger par des amis depuis que qu’il a lancé l’affaire de Karim. Je ne dis pas qu’il ne réussira pas mais il faudra qu’auparavant, il marche sur mon cadavre.
 
Lorsque cependant Macky Sall, qui n’avait aucun patrimoine immobilier connu en 2000, fait de moi un complice et un co-auteur de son surprenant et injustifiable enrichissement, je suis en droit de considérer que ses propos sont pour le moins injurieux, voire diffamatoires.
 
C’est pourquoi j’ai commis des avocats pour lui  faire un procès pour injures et diffamation à Dakar et aux États-Unis à Houston, où il possède au moins une maison.
 
Aux avocats sénégalais, français et américains que j’ai commis, j’ai demandé de réclamer le franc symbolique à titre de dommages et intérêts et, afin que nul n’en ignore, la publication de la décision à intervenir en première page de certains organes de presse au Sénégal et à l’étranger.
 
 
Paris le 26 Mai 2018
 
Abdoulaye Wade
Ancien Président de la République



from Leral.net - S'informer en temps réel https://ift.tt/2sdo4Ey
via gqrds
Le dessert aux uns et les cartouches de la mort aux autres de Thiaroye : le président Macky Sall efface Aimé Césaire et oublie la leçon de Birago Diop
La presse a rapporté les propos du président de la république, monsieur Macky Sall lors de la présentation du tome 1 de son livre « Conviction républicaine » selon lesquels, grosso modo, l’amitié qui liait les français aux tirailleurs sénégalais se voyait dans les « distingués » desserts qui leur étaient offerts.

Ces mots ne me font pas rire, et je les trouve maladroits et en complet déphasage avec la souffrance et l’aliénation des populations colonisées qu’implique le projet colonial quel qu’il soit et notamment français.

Je note une mise entre parenthèse du processus de déshumanisation et de crimes contre l’humanité que le président français actuel, monsieur Macron, lui, a assumé quant à la colonisation lors d’une émission en Algérie. Alors que notre président préfère retenir les desserts qui auraient fait des jaloux chez les autres africains. Nos grands diplomates et autres intellectuels voire le citoyen sénégalais tout court ne sauraient cautionner ce genre de propos. Rien de pertinent, de profond, de sage, de solidaire avec les africains dans ces propos…
 
Je ne pense pas que les français aient eu à considérer les nazis à Paris comme des amis même si on peut supposer que ces derniers aient pu offrir des desserts ou choses de ce genre à certains d’entre eux, collabos ou non. Le président veut-il revenir au « mal nécessaire » irrecevable et point aveugle de la pensée de Senghor ? Le président s’est-il demandé si les tirailleurs sénégalais étaient des hommes libres de leur choix pour participer à tout ce à quoi ils ont participé aux côtés des colons français pour se satisfaire de « desserts » ?
 
Et puis, la référence à la bouffe me gêne beaucoup. De tels propos mettent en cause ce que devrait être la philosophie de base d’une vraie émergence et d’une conviction qui rassure : l’estime de soi et la libération des esprits de la colonisation mentale. Quand Sékou Touré de la Guinée a réclamé l’indépendance à De Gaule, on s’est ce qui s’ensuivit…Signe que la France coloniale savait reconnaitre ses « amis »... Et les tirailleurs de Thiaroye, qu’ont-ils reçu des « amis » français sinon des desserts de cartouches ? Dommage que dans sa promenade mémorielle, le président n’ait fait attention ni aux propos de ce même De Gaule disant que les Etat n’ont pas d’amis mais des intérêts. Plus problématique, le président Sall n’a pas retenu ou voulu le faire, la leçon de Birago Diop : «Quand la mémoire va chercher du bois mort, elle ramène le fagot qui lui plaît »
 
Aimé Césaire va se remuer dans sa tombe, qui a écrit : Entre colonisateur et colonisé, il n'y a de place que pour la corvée, l'intimidation, la pression, la police, le vol, le viol, les cultures obligatoires, le mépris, la méfiance, la morgue, la suffisance, la muflerie, des élites décérébrées, des masses avilies. [...] J'entends la tempête. On me parle de progrès, de "réalisations", de maladies guéries, de niveaux de vie élevés au-dessus d'eux-mêmes. Moi, je parle de sociétés vidées d'elles-mêmes, des cultures piétinées, d'institutions minées, de terres confisquées, de religions assassinées, de magnificences artistiques anéanties, d'extraordinaires possibilités supprimées. On me lance à la tête des faits, des statistiques, des kilométrages de routes, de canaux, de chemin de fer. Moi, je parle de milliers d'hommes sacrifiés au Congo-Océan. Je parle de ceux qui, à l'heure où j'écris, sont en train de creuser à la main le port d'Abidjan. Je parle de millions d'hommes arrachés à leurs dieux, à leur terre, à leurs habitudes, à leur vie, à la danse, à la sagesse. Je parle de millions d'hommes à qui on a inculqué savamment la peur, le complexe d'infériorité, le tremblement, l'agenouillement, le désespoir, le larbinisme. On m'en donne plein la vue de tonnage de coton ou de cacao exporté, d'hectares d'oliviers ou de vignes plantés. Moi, je parle d'économies naturelles, d'économies harmonieuses et viables, d'économies à la mesure de l'homme indigène désorganisées, de cultures vivrières détruites, de sous-alimentation installée, de développement agricole orienté selon le seul bénéfice des métropoles, de rafles de produits, de rafles de matières premières »
 
Ahmadou Makhtar kanté
Imam, écrivain et conférencier
amakante@gmail.com
Fait à Dakar, le 28/05/2018 – Ramadan 1439h



from Leral.net - S'informer en temps réel https://ift.tt/2kyqjy2
via gqrds