Les Nouvelles

lundi 26 novembre 2018

Thierno Alassane Sall lâche: «Le tapalé et niaak jomm sont érigés en mode de gouvernance»

Le président du parti de la République des Valeurs (Rv), Thierno Alassane Sall, a dévoilé, samedi dernier, à Pikine, son programme de gouvernance articulé autour de la refondation de la démocratie et la modernisation de la vie politique et publique ; la lutte contre le chômage de masse, la modernisation de l’économie et la remise sur pied du système éducatif ; et l’accès universel aux services et infrastructures de base de qualité. L’ancien ministre de l’Énergie a profité de l’occasion pour clouer au pilori la gestion des affaires du pays par le Président Macky Sall et son régime. Il a aussi étalé les travers de l’actuel pouvoir, assimilé le Sénégal à une «non République», une nation «éclatée» et un «agrégat d’individus avec des projets individuels».
Thierno Alassane Sall lâche: «Le tapalé et niaak jomm sont érigés en mode de gouvernance»
Alerte rouge sur le fonctionnement des affaires du pays par le régime du Président Macky Sall. «Le Sénégal n’est plus une République, mais plutôt un agrégat d’individus avec des projets individuels, une nation éclatée où chacun pense que la République lui doit tout et ne doit rien à la République, où chaque corporation veut tirer de la République le maximum, sans savoir si cela peut rompre les équilibres du pays ou pas». Ce diagnostic a été fait, avant-hier, par le leader du parti de la République des Valeurs (Rv), Thierno Alassane Sall.

«Un bon chef d’État doit avoir le culte du sacrifice, quitte même à payer de sa vie ; il ne doit pas penser que tout ce qui est bon, délicieux ou facile est pour lui ou pour sa famille»

M. Sall a désapprouvé la promotion des contre-valeurs et des pratiques de corruption par l’actuel régime et s’est indigné des conditions de vie et de travail des fonctionnaires du pays. «Il ne faut pas demander aux enseignants, aux médecins, aux douaniers et aux autres fonctionnaires plus que le chef de l’État lui-même ou ses ministres, bien servis, sont capables de faire pour le pays», a soutenu le patron de la République des Valeurs. Qui dresse le profil d’un bon chef d’État, qui, selon lui, doit avoir le culte du sacrifice, quitte même à payer le prix fort, comme la Grande muette, et éviter de leurrer ou mentir à son peuple. Mais, hélas, renseigne le leader de Rv, «on a affaire à un chef d’État qui pense que tout ce qui est bon, délicieux ou facile est pour lui ou pour sa famille».

«Nous souffrons trop d’une Assemblée nationale qui se courbe et se couche devant l’Exécutif»

Le leader de la République des Valeurs appelle ainsi à la refondation de la République, le pacte républicain et propose un programme de gouvernance articulé autour de cinq (5) projets prioritaires et trois (3) notions fortes et représentatives, qui ont pour noms Valeurs, Innovations et Pragmatisme.

Il a dénoncé la vassalisation de l’Assemblée nationale à l’exécutif: «nous souffrons trop d’une Assemblée nationale, qui se courbe et se couche devant l’Exécutif. Une Assemblée qui ignore les questions les plus importantes. Quand un ancien Premier ministre et un ancien ministre de l’Énergie disent que des faux et des actes illégaux ont été posés dans l’octroi de nos contrats de pétrole et que ni la justice ni l’Assemblée ne bougent, cette justice et cette Assemblée nationale ont signé leur acte de mort», a fustigé M. Sall.

Qui s’engage à renforcer le pacte républicain, consistant à faire de sorte qu’un président de la République ne soit pas plus puissant que certains monarques à l’époque contemporaine. Il prend l’engagement de faire retrouver à l’Assemblée nationale, la plénitude de ses moyens et que celle-ci puisse destituer le président de la République avant la fin de son mandat, s’il y a des raisons de le faire. «Si on est capable de s’endetter à la hauteur à laquelle on s’est endetté dernièrement, pour construire des Ter dont l’utilité est loin d’être prouvée, construire un centre Abdou Diouf (50 milliards), qui ne nous apporte aucune recette, réfectionner un Building administratif (40 milliards)…nous devons au moins de l’eau et de l’électricité aux Sénégalais».

«Le tappale, le niaak jomm érigés en mode de gouvernance, quémander des prières pour un second mandat, jamais Senghor, Diouf et Wade n’auraient fait ça, il aurait pu régler ça off the record»

L’ancien ministre de l’Énergie a mis en garde le peuple contre une éventuelle réélection du Président Macky Sall et ajoute que si jamais ce dernier restait à la tête du pays, les gens auront emprunté le pire.

Il a dénoncé le «tappale» et le «niaak jomm» (la paresse et le manque de scrupule et de vergogne) qui, selon lui, ont été érigés en mode de gouvernance. Sans oublier l’attitude du chef de l’État quémandant des prières auprès du Khalife général des Mourides pour un second mandat. «Jamais Senghor, Diouf et Wade n’auraient fait ça. Il (Macky) aurait pu faire ça off the record, derrière les rideaux», M. Sall dixit.







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