Dépôt des candidatures - Récit d’une chaude nuit au Conseil constitutionnel: le combat des mandataires et le coup K.O reçu par Mimi Touré
La nuit a été très longue au Conseil constitutionnel. Hier, presque tous les mandataires de candidats à la candidature s’y sont rendus pour le dépôt leur dossier à la présidentielle de 2019. Entre bousculades et invectives, Aminata Touré et Malick Gakou en ont pris pour leurs comptes.

Alors que l’heure du dépôt était fixée à 00 heure, les candidats ont préféré s’y rendre avant l’heure pour déposer en premier et bénéficier des «privilèges du parrainage ».

Arrivé sur les lieux un peu après 17 heures, Malick Gakou a été invité à inscrire son nom sur une liste. Selon nos informations, celle-ci a été établie par l’ancien Premier ministre Aminata Touré, mandataire de Benno Bokk Yaakaar.

Sans chercher à comprendre et jugeant ce procédé comme une « forfaiture » en vue d’aider les « candidats fantoches parrainés par le pouvoir » à déposer leurs dossiers de candidature, Gakou s'empare de la feuille avant de la réduire en mille morceaux. Il sera interpellé par les éléments de la gendarmerie et relâché quelques heures plus tard.
C’est le début d’une longue lutte.

Relâché, Gakou prend place devant. Le leader du Grand parti visiblement décidé â être le premier à déposer, n’a pas bougé d’un iota. Comme un soldat, ce dernier était suivi du mandataire d’Ousmane Sonko, celui d’Aïssata Tall Sall, avant que le représentant de Pape Diop ne ferme la petite queue, raconte « Les Echos ».

Vers 23 heures les choses commencent à devenir plus sérieuses quand deux fourgonnettes de la gendarmerie arrivent en renfort.

Coïncidence ou hasard ? En tout cas, c’est le moment choisi par Aminata Touré et sa forte délégation composée de ministres et des députés pour se pointer sur les lieux.

L’ambiance devient électrique. L’envoyée spéciale du chef de l’Etat avec sa délégation et leurs gorilles tentent de forcer le passage pour se mettre devant. Gakou et Cie opposent un refus catégorique.

Celui qui semblait être le chef des gendarmes intime l’ordre au leader du Grand parti de s’exécuter et de descendre la barrière. « Nous sommes tous des Sénégalais, j’ai été le premier sur les lieux et je ne compte pas bouger d’ici », a riposté Malick Gakou, mais avant qu’il ne termine sa phrase, l’un des gendarmes le bouscule violemment.

Gakou perd l’équilibre et s’affale, mais il se relève de suite avec l’aide du mandataire de Sonko, qui lui murmure à l’oreille de ne pas lâcher prise.

Pendant ce temps, "L’Observateur" raconte qu'Aminata Touré a reçu un violent coup de poing. Assommée qu’elle est, la mandataire de Benno a été évacuée à bord de son véhicule (voir la vidéo ci-dessous).

Dans ce méli-mélo, les gendarmes ordonnent aux militants d’évacuer les lieux. Ces derniers seront parqués très loin. Quelques minutes plus tard, Oumar Sarr arrive avec sa délégation. Le nom de Karim Wade est scandé. Les militants présents entonnent des chansons contre le Président Macky Sall et le traitent de dictateur, Malick Gakou est ovationné par ses inconditionnels.

Zahra Iyane Thiam tente aussi de forcer le passage, mais les gendarmes la soulèvent, la malmènent avant de la déposer du côté des militants. Méconnaissable, la dame avec sa coiffure sens dessus dessous, cherche ses chaussures et décide de se mettre complètement à l’écart.

Vers 00 heures 25, les gendarmes sortent les chaises et font le forcing pour écarter Malick Gakou, pour mettre au-devant de la queue Aminata Touré. Le leader du Grand parti a été placé à la 6e place loin derrière les mandataires d’Idrissa Seck, Ousmane Sonko, Pape Diop, entre autres.




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