La réussite de l’entreprenariat sous les tropiques, reste une équation. L’entrepreneur fait souvent, face à de nombreux obstacles, avant de voir le bout du tunnel. Un constat, obligeant la fondation Fredereich Naumann à regrouper hier, des chefs d’entreprises pour échanger sur différentes expériences.
Obstacles et échecs d’entreprises : Des entrepreneurs se confessent
L’exercice d’entreprendre exige des capacités de résistance énorme, un engagement et une motivation indéfectible pour avoir une existence productive et profitable. Ainsi, les différents chefs d’entreprises, ont relevé plusieurs obstacles, menant de manière directe, à une faillite prématurée de l’entreprise. « Notre plus grand obstacle était la logistique pour acheminer les produits dans les points de distribition. Parfois, nous perdions avec nos produits près de 2 à 4 millions de FCfa. C’est après trois ans d’existence qu’on a réussi à disposer d’un véhicule pour nous tirer d’affaires », a expliqué la Directrice générale de « Les Gourmets », Ramatoulaye Diallo Cissé.

Malgré ses échecs répétés en entreprise, elle reste déterminée à reprendre, tout en prenant la peine de se former davantage pour mieux connaître le marché. Elle précise que l’approche et l’absence de maîtrise des réalités du marché pourraient jouer des tours à certains entrepreneurs.

Seulement, à travers les différents exposés, les chefs d’entreprises semblent croiser des réalités similaires, non profitables à des initiatives. En dehors, du déficit d’accompagnement de moyens financiers, le cadre d’exercice et ses réalités mènent directement à la faillite. « Nous avons commencé avec le projet (La sénégalaise de carrelage) d’un budget de 4,5 milliards F Cfa. Mais, l’argent était beaucoup à nos yeux. Quand nous lancions ce projet, il y avait plus de 3000 tonnes de carreaux importés sur le marché sénégalais. Nous avions voulu installer une usine à Kédougou et un centre commercial à Dakar près du port. Finalement, le projet tombe à l’eau, puisque, les dossiers ont fini dans les tiroirs », regrette le Directeur de Idev-Tech, Daouda Diaw.

Relevant les difficultés à réaliser ledit projet, il s’est lancé dans une autre entreprise de fabrication de jouets pour les enfants africains. « Avec un budget de 10 millions F Cfa, nous avons mal démarré. Parce qu’on avait commencé avec des figurines de lutteurs. Les parents que nous voulons vendre les jouets n’ont pas opté pour ce projet. Ils n’ont pas voulu que leurs enfants s’identifient aux lutteurs. Après, nous sommes passés à des puzzles en pensant à « Ndoumbélane » qui parle des animaux.

Mais, quand le projet a commencé à marcher, nous étions confrontés à un problème d’organisation. Ce qui nous a poussés à la faillite. Pourtant, notre ambition était de valoriser la culture africaine. Mais, c’est avec l’arrivée d’Auchan, que nous avons commencé à réaliser des chiffres importants », reconnaît-il. A force d’entreprendre, il a fini par trouver ses marques dans le projet « Mackymètre », une plateforme de suivi et évaluation du Président Macky Sall et de son gouvernement.

Et dans le cadre des échanges, il a été découvert que les parents et les amis, constituent souvent, un blocage au développement des entreprises. « Mon entourage constituait un blocage. Après je suis lancée dans la livraison en commençant uniquement avec des femmes. Ce qui était très compliqué. Finalement, j’étais arnaquée. Mais, le premier problème que j’ai eu, c’est dans la logistique. Ensuite, mon personnel qui a commencé à me quitter pour d’autres structures », dénonce la Pdg et fondatrice de « Signares Express », Aïcha Aidara Bousso.
Développant un nouveau « business model », elle reste d’avis que les entrepreneurs ne sont pas valorisés au Sénégal.

O WADE Leral



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