Selon Mohamed Dia, expert financier basé aux Usa, le Sénégal pourrait connaître une situation de récession économique durant la période 2019-2024. Invité de l’émission "Objection" de la radio Sudfm avant-hier, dimanche 20 janvier, Mohamed Dia a relevé ainsi les conditions de la crise qui sont en place, en citant entre autres, le niveau d’endettement du Sénégal et la perception d’une instrumentalisation de la justice par les populations.
Economie sénégalaise: «On va vers une récession de 2019 à 2024»
Le Sénégal n’est pas à l’abri d’une banqueroute financière. L’avis est de l’expert financier Mohamed Dia, basé aux Usa,. Invite de l’émission Objection de la radio Sudfm hier, dimanche 20 janvier, le spécialiste qui se prononçait sur le bilan économique des sept ans du régime en place, l’a jugé très décevant avec une note de 8 sur 20 en mettant en cause l’inachèvement de la première phase du Pse, conformément à l’engagement du président Macky Sall.

Poursuivant son analyse, l’expert financier a ainsi prédit une rentrée en récession de l’économie sénégalaise durant la période 2019-2024. En effet, selon l’invité de notre confrère Baye Oumar Guèye, avec un niveau actuel d’endettement et la perception de l’instrumentalisation de la justice, le Sénégal comme les Usa en 2008 a rempli les conditions d’une récession économique. «Comme la première phase du Pse n’est pas achevée, la seconde ne viendra pas. Autrement dit, les investisseurs privés nationaux et étrangers ne viendront pas. Nous pouvons parler du Ter, des dépenses somptueux et même des 7,1 % de croissance dont on nous parle et qui ne va jamais franchir la barre des deux chiffres parce que tout cela résulte juste des investissements en infrastructures, des milliards que nous avons enterrés. Mais si les investisseurs ne viennent pas, c’est la chute libre de la croissance. Et c’est ce qui va arriver durant la période entre 2019 à 2024, la récession va s’installer», a-t-il alerté.

Avant de marteler : «Quiconque sera le prochain président va souffrir durant cette période. Vous allez voir ce que j’ai dit parce que la situation actuelle me rappelle la période de la crise financière de 2008 aux Usa. Comme on le voit actuellement ici, c’était calme et même très calme, on pensait que tout allait bien alors que rien ne marchait, les Etats unis s’endettaient beaucoup auprès de la Chine tout comme le Japon. Tout a commencé avec le secteur immobilier puis la perception que la justice a été instrumentalisée parce qu’à un moment donné, il y avait eu un soulèvement des Noirs et cette perception de la justice, on la sent dans l’air aujourd’hui au Sénégal. Beaucoup pensent que la justice est instrumentalisée. Et quand, il y a cette perception que la justice a été instrumentalisée dans un pays, les investisseurs  ne viennent pas».

 Pour conforter son propos, l’expert financier évoquera la volte-face de la banque dans laquelle il travaille aux Usa, qui a annulé son projet d’ouvrir une agence au Sénégal, à cause de cette perception de l’instrumentalisation de la justice.

«Il y avait un moment, la banque dans laquelle je travaille aux Usa pensait  s’installer  au Sénégal comme une banque d’affaires, pour pouvoir prêter de l’argent aux sociétés nationales mais après des réunions pour une décision finale, c’était la perception de la justice qui faisait défaut. En fait, les gens avaient peur de cette perception de la justice».

Pour Mohamed Dia, il est donc urgent que le Président Sall songe à changer cette situation, en décidant par exemple de ne plus siéger au Conseil supérieur de la magistrature avec son ministre de la Justice, mais aussi de ne plus s’occuper de la nomination et de l’avancement des magistrats.






 Sud Quotidien



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