Après le questionnement de Cheikh Yérim Seck et les accusations de Ahmed Khalifa Niasse, le journaliste Dame Babou a remis une couche « wakhabite » sur le thiéré du candidat de la coalition Sonko Président, en estimant qu’avec Ousmane Sonko qui est le seul des candidats à appeler au rétablissement de la peine de mort au Sénégal, on est en face d’ en face d’un dangereux mouvement d’inspiration salafiste. Leral vous propose l’intégralité de son post sur Facebook, qui défraie actuellement la chronique.
​Dame Babou : « Avec Ousmane Sonko, nous sommes en face d’un dangereux mouvement d’inspiration salafiste »
A la suite de mon « post » dans Facebook sur le candidat Ousmane Sonko (NDLR / "Ousmane Sonko est le seul des candidats à appeler au rétablissement de la peine de mort au Sénégal "), un certain nombre d’amis, de personnes qui me sont chères et des compatriotes qui sont tout au plus de simples penseurs raisonnables et impartiaux ont pensé que j’ai été excessif. J’en tiens compte. J’allais même accepter ces remarques et revenir à un ton plus mesuré.

Mais les réactions des partisans du candidat Sonko m’ont, tout de suite, conforté dans mon analyse comme quoi nous sommes en face d’un dangereux mouvement d’inspiration salafiste. La première marque de fabrique des mouvements de ce type est l’embrigadement de forces vives qui ont la naïveté de croire qu’elles sont au service d’une cause moralement supérieure à toutes les autres.


Une fois cet embrigadement et le conditionnement achevés, les dirigeants démagogues, et sans encrage moral, utilisent les troupes comme des brutes pour attaquer, sans réfléchir, ceux qui ont une vision du monde autre que celle du « gourou ». Les pauvres jeunes, très patriotes, et pensant être prêts à tous les sacrifices pour l’avenir de leur pays, ne se rendent pas compte que si l’entreprise au service de laquelle ils sont embarqués réussissait, elle mènera à la catastrophe comme celle survenue en Algérie qui a fini par coûter à la grande puissance de l’Afrique du nord 200.000 morts. J’y reviendrai plus loin.

Avez-vous lu un seul des soutiens du candidat Sonko tenter de répondre sur la substance de mon post sur la proposition de congés de maternité d’une durée de six mois? En grande partie, on a eu droit à des insultes, à l’image des réponses que le candidat Sonko avait balancées à Madiambal Diagne à la tribune d’un des ses meetings à Dakar. On se rappelle qu’à la place d’une réponse sur les accusations, Madiambal eut droit un « yaa ñàkk jom! ». Et il passe à autre chose.


Tout observateur averti qui a suivi ces réactions doit avoir froid dans le dos. Posez-vous la question de savoir ce qui allait arriver si ces « fanatisés » étaient aujourd’hui en position de pouvoir avec l’accès aux « Kalachnikovs. Ousmane Sonko est le seul des cinq candidats à appeler au rétablissement de la peine de mort dans notre code pénal. Il a profité d’une situation de choc émotionnel subi par les Sénégalais, à la suite de crimes crapuleux de rapt d’enfants, pour glisser sa proposition. D’ailleurs, c’est la spécialité des autocrates et populistes.


C’est lui qui dit être à l’aise avec des exécutions extra judiciaires parce que « du am bakkaar ». C’est encore lui qui propose un critère non vérifiable pour soi-disant restreindre les pouvoirs exorbitants du Président de la République. Interpellé lors de la présentation de son livre « Solutions » sur ce sujet, il dit, d’abord que le Président de République « dafa wara nekk nit ku ragal Yalla ». Qui a le pouvoir de vérifier le degré de religiosité d’une personne ? Si c’était possible, il n’y aurait pas de « Naafeq » en société. C’est toujours la notion de « Supériorité morales » qui donne droit à tous les abus et folies qui est encore mise en avant ici.


Si je dis qu’il est dangereux, je ne le dis pas avec plaisir. J’aurais souhaité avoir tort. M Sonko est un cadre sénégalais sur qui le pays a investi énormément, comme il l’a fait pour des millions de ses enfants. Un autre trait de caractère des autocrates et populistes, ou même des dictateurs, réels ou potentiels, comme le sont tous les Salafistes, est l’acceptation œcuménique du mensonge et de la dissimulation. N’avions-nous pas entendu M. Sonko dire à ses militants que « si vous passez par la Gambie ne portez pas les atours de Pasteef ; vous pouvez même vous habiller aux couleurs de l’APR pour ne pas être identifiés » ?


Al Qaida avaient instruit les auteurs du 11 septembre de se comporter en imposteurs dans leurs communautés, en pratiquant, en public, tous les interdits de l’Islam pour ne pas se faire détecter. Si l’audio sur les fameux 94 milliards évoqués par M Sonko est authentique, on a entendu l’actuel candidat parler des chances de dégoter le pactole, dire que « ça va marcher, parce que ce n’est simplement une question légale ; dafa feneen fuma leen jàpp. »


Si nécessaire, je reviendrai sur les techniques d’utilisation du vraisemblable pour fabriquer un mensonge grossier. Qui avait commencé par dire que les députés ne payaient d’impôts ? Parce qu’il savait, de par sa position professionnelle, que l’Assemblée Nation, comme beaucoup d’organismes au Sénégal, connaissait de grands retards dans le reversement des retenus sur salaires aux services fiscaux. Comment un fiscaliste peut-il demander à un fonctionnaire d’aller payer ses impôts tout en sachant que ces contributions sont retenues à la source ?


Deux autres toutes petites raisons pour dire qu’il est dangereux : 1) avant même le démarrage de la campagne électorale, il jette les germes d’un conflit armé avec notre voisin la Mauritanie. Sans aucune possibilité scientifique et technologique, à l’état actuel, d’évaluer les quantités d’hydrocarbures d’un côté ou de l’autre de la frontière entre les deux pays, il affirme que le Sénégal a perdu au change dans les négociations. 2) Depuis que les colonialistes français et anglais avait dépecé la Sénégambie pour se la partager, nous n’étions plus jamais en si bonne position pour effacer toutes tensions entre les membres d’un même peuple, que dans la situation actuelle. Et M. Sonko vient nous parler d’une dette que le président Gambien aurait vis-à-vis de Macky qui le pousserait à l’aider à frauder une élection. Les relations entre les frères et sœurs de la Sénégambie devaient faire l’objet de consensus pour les extraire des contingences politiques d’un scrutin présidentiel.


En attendant de revenir, avec plus de détails, sur ces dangers que le populisme pose à notre devenir, je vous propose quelques extraits de la présentation faite par Wikipédia du Front Islamique du Salut (FIS) qui a presque démantelé la puissante Algérie et qui est arrivé à installer le terrorisme dans l’ensemble de la zone du Sahel et pour longtemps encore. Par la même technique de dissimulation, ce groupe s’était présenté au peuple algérien au départ comme une simple ONG d’œuvres de bienfaisance.


N’oublions pas que Hitler était élu à la suite d’une élection démocratique. Cette méprise du peuple allemand a failli faire disparaitre notre espèce de la terre.
Voici les extraits de la description Wikipédia : 


D'abord cantonné à certains milieux universitaires, le mouvement islamiste élabore une stratégie avec comme corollaire, la conquête du pouvoir et l'instauration d'un État théocratique et totalitaire……


Pour ce faire, il eut recours à des actions de bienfaisance et de lutte contre la pauvreté dans le but ultime de gagner la sympathie des masses populaires….
Lors des élections locales de 1990, premières élections libres en Algérie, le FIS avait remporté 853 communes sur 1 539 et 32 wilayas (provinces) sur 48.
Le 26 décembre 1991 a eu lieu le premier tour des élections législatives. Le FIS obtient 188 sièges sur 231, le FFS 25 sièges et le FLN 15 sièges, les candidats indépendants remportent 3 sièges.


Prenant acte de la situation qui prévalait, l'armée décide le 11 janvier 1992 de pousser le président Chadli Bendjedid à la démission, et interrompt juste après les élections, de même les communes détenues par le FIS sont dissoutes et ses militants emprisonnés. Le FIS s'engage alors dans des activités terroristes contre l'État algérien et les civils qui le soutiennent, au travers de sa branche armée l'AIS (Armée islamique du salut), c'est ainsi que les premières victimes du terrorisme en Algérie furent les agents de l'État ainsi que les intellectuels et les journalistes.

​Dame Babou : « Avec Ousmane Sonko, nous sommes en face d’un dangereux mouvement d’inspiration salafiste »



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