Mathématiquement et statistiquement, Macky SALL s’achemine vers une victoire au 1er tour! Pourtant, Abdourahmane Diouf, du parti Rewmi, soutient le contraire.
Dr Abdourahmane Diouf, vous permettez? ( Mamadou Thiam )
Pour ce faire, Abdourahmane Diouf s’appuie sur la tendance à un second tour notée lors des trois dernières élections présidentielles d’une part; d’autre part, sur les résultats des dernières élections législatives du 30 juillet 2017.
Dans ce présent texte je ne reviendrais que sur le premier aspect de son argumentation. Le second fera l’objet d’un texte spécifique.

Il est regrettable de constater qu’un esprit pourtant si structuré comme monsieur Diouf pose en même temps des actes argumentatifs qui démentent sa thèse.
En effet, le partisan de Idrissa Seck fait une précision de taille: il cite 2007 comme contredisant sa propre théorie des 2ème tour «  obligatoires ». En effet, en 2007, point de 2ème tour. Contrairement à 2000 et à 2012.
Mais ce que monsieur Diouf tente de présenter comme une exception, n’en n’est pas une. Elle est plutôt une règle. La règle, c’est qu’au Sénégal, aucun PRESIDENT n’a été battu au terme de son premier mandat. Ni Senghor, ni Diouf, encore moins WADE n’ont été vaincu lors de leur quête de second mandat. Ainsi, tous les candidats sortants ont été réélus lorsqu’ils ont sollicité un deuxième mandat.
Ce que sachant, et fort de manière opportuniste, Monsieur Diouf, qui est bien docteur mais qui est surtout un proche collaborateur de Idrissa Seck, a sciemment versé dans une confusion voulue, car entretenue et rabâchée. Tout cela pour quoi? Parce que ils savent que leur candidat a perdu d’avance; car les tendances politiques actuelles et historique du Sénégal donnent toujours le PRÉSIDENT sortant vainqueur pour un second mandat.
Il est triste que Idrissa Seck, qui ne peut décidément plus compter sur lui-même, tellement les sénégalais lui ont tourné le dos, est obligé de mettre son destin entre les mains de... tendances énoncées au forceps et sur des soutiens par défaut de candidats recalés ou condamnés pour espérer crédibiliser sa candidature.
Il y a beaucoup trop d’approximations, d’interprétation pas toujours justes ni fondées sur un air innocent de campagne électorale. Il y avait les fake news; Abdourahmane Diouf inaugure les fake analyses!
Nous contribuerons modestement à veiller à la sacralité des faits. Au delà de nos différences politiques. Le sénégal d’abord.

Mamadou Thiam



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