L’idée du parrainage avait soulevé un tollé. Les partis de l’opposition avaient rué dans les brancards, dénonçant un coup d’Etat électoral. Mais à l’arrivée, ce premier écrémage a été salué en toute objectivité. Mais au-delà de cette trouvaille, un redimensionnement de l’espace politique semble s’imposer. Tant les résultats de l’élection présidentielle ont révélé un sérieux problème de représentativité de certains partis politiques.
Élection présidentielle : la représentativité des partis politiques en question
Pas moins de 299 partis politiques ont été recensés au Sénégal en 2018. N’eut été le parrainage, il y aurait eu pléthore de candidats, qui aurait remis en cause la faisabilité matérielle de l’élection présidentielle du 24 février dernier.

Toutefois les résultats de l’élection présidentielle ont révélé un sérieux problème de représentativité de ces partis politiques. Si la seconde place de Idrissa Seck a été relativisée, au point de mettre en cause son statut de chef de l’opposition, que ce rang devrait pourtant lui conférer, c’est parce que l’ancien Premier Ministre a profité du redéploiement d’une dizaine de candidats recalés à cette élection présidentielle, au contraire d’Ousmane Sonko, parti seul à ces joutes et arrivé en troisième position avec plus de 17% des voix.

En effet, Khalifa Sall, Pape Diop, Malick Gackou, Mamdou Diop Decroix, Abdoul Mbaye, Bougane Guèye Dany, Amsatou Sow Sidibé, entre autres, ont fédéré leurs forces pour porter Idrissa Seck à ce rang avec un peu plus de 20% des suffrages. Très loin, toutefois, de Macky Sall, arrivé premier à cette élection avec un peu plus de 58% des voix.

Cela veut dire, que cette coalition, jugée pourtant comme étant l’une des plus importantes, derrière BBY, n’a pas beaucoup pesé sur cette élection. Ce qui pose la question de l’envergure de ces leaders.

Si le parrainage a permis de « pré-valider » les candidatures à cette élection, les résultats affichés par ces partis pourraient être un baromètre de leur poids réel. Des données qui pourraient permettre de redimensionner l’espace politique. Tout comme la restitution de la caution présidentielle est assujettie aux performances des candidats à l’élection.

Les prochaines élections locales pourraient être un premier élément d’appréciation pour jauger ces formations.







Bachir Seck



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