C’est devenu une rengaine. Au lendemain des élections, le charivari est indescriptible, venant de leaders ou responsables politiques de différentes contrées du pays.
Nouveau gouvernement : Macky Sall à l’épreuve du chantage politique
De partout, l’on se signale, suffrages bien en évidence, pour revendiquer sa part du gâteau, après avoir participé, dit-on, à l’effort de guerre qui a conduit à la victoire.

L’élection de Macky Sall après les joutes du 24 février dernier, ne déroge pas à la règle. A visage découvert, l’on réclame une récompense, parce que dans son village, sa commune ou son département, Macky Sall a remporté plus de suffrages que ses adversaires de la dernière élection. Et qu’importe si on enlève tout mérite au Président élu dans ce sacre.

Même des chefs religieux, joignent leurs voix à ce concert désobligeant. On revendique pour ses ‘’fils’’ et pour soi-même, des postes de ministre dans le futur gouvernement, ou des strapontins dans les directions, sociétés ou agences nationales.

Certains pensent se la jouer fine, en intimant l’ordre à leurs ouailles de ne piper mot, s’il arrive que le Président de la République ne les nomme pas dans le futur gouvernement. Mais dans le même temps, ils vocifèrent : « on a rempli notre part du contrat ». A Macky Sall de retourner l’ascenseur. Il est même mis en garde de « promouvoir des incompétents » et autres hâbleurs de la République.

Un clientélisme outrancier et abject qui fausse la vocation même d’un homme politique.
A Sunugal, en effet, l’on a appris depuis longtemps, à faire de la politique autrement. Ici, il n’est nullement question de faire triompher une idéologie, des valeurs, des principes, un modèle de société. La politique sous nos cieux est simplement une course vers le Pouvoir. Cette sphère stratégique, qui donne accès à tous les privilèges et à tous les droits. Même celui de la forfaiture.

L’enjeu en vaut donc la chandelle. Et même les ‘’transhumants’’, ces arrivants de la dernière heure, réclament leur goulée, sous peine de lâcher les chiens aboyeurs polluer le second mandat du Président nouvellement élu.

Macky Sall a en tout cas le choix, entre reconduire un gouvernement tentaculaire, maintenir des institutions qu’on dit taillées sur une mesure pour satisfaire sa horde clientéliste, ou assainir les institutions, et répondre ainsi à la demande sociale d’une bonne gouvernance.
Une chose est sûre, les portes de l’histoire sont grandement ouvertes devant le le chef de l’Eta. Et Macky Sall a toute la latitude de les franchir !







Bachir Seck



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