Le Parti démocratique sénégalais (PDS) est sans conteste le plus grand perdant de la dernière élection présidentielle. Citée comme la formation politique la plus représentative du pays, le parti créé par Abdoulaye Wade n’a pas présenté de candidat aux dernières joutes présidentielles. Un ratage dommageable, à la hauteur de la tâche qui attend le parti libéral désormais. La reconstruction autour d’un vrai leader
PDS : Et maintenant ?
L’immixtion de Me Abdoulaye Wade dans la dernière campagne électorale n’a pas caché, pour autant, l’absence retentissante du PDS à cette élection présidentielle. Un fait inédit qui n’était jamais arrivé depuis la création du parti libéral en 1974. Pourtant, il aurait pu en être autrement si Me Abdoulaye Wade n’avait pas insisté dans sa logique du « Karim ou rien ». Un entêtement qui a fini par dérouter dans les rangs du PDS et chez ses fidèles alliés. Karim Wade disqualifié, le Pape du Sopi a opté pour un boycott, qui a finalement joué en faveur du Président sortant, malgré les rebuffades de Madické Niang et, dans une moindre mesure, Babacar Gaye qui a osé braver l’interdit du Pape du Sopi.
L’élection présidentielle passée, se pose, désormais, la question de l’avenir du PDS. Un parti qui a inexorablement continué à se fissurer depuis qu’il est arrivé au pouvoir en 2000. Pour preuve, 3 des 5 candidats à la dernière élection sont issus de ses flancs. Macky Sall a d’ailleurs été le bourreau du Maître en 2012. C’est qu’à force d’étouffer ses « fils », Wade a fait le vide autour de lui. Et son fauteuil qu’il a décidé de réserver à Karim Wade, attend toujours.
Exilé à Doha, le fils prodige n’a toujours pas posé sa main sur le PDS. Ses discours et ses messages régulièrement transmis, via les réseaux sociaux, ne suffisent pas à maintenir la flamme du parti. Le Pape du Sopi a sans doute livrer sa dernière bataille lors de cette élection présidentielle.
A Karim Wade d’occuper, désormais, le fauteuil déjà chauffé pour lui. Mais encore, faut-il qu’il rentre de son exil politique. Qu’il bénéficie d’une amnistie qui pourra lui permettre de viser à nouveau la sphère présidentielle. Toutes choses qui restent liées au bon vouloir du Président Macky Sall. Ensuite, Karim Wade devra panser les plaies d’un parti sur le flanc. Il devra réunifier, pour ne pas dire rebâtir une entité en lambeaux. Sans état d’âme et sans exclusive. Karim Wade devra simplement faire ses preuves d’homme politique. Une tâche si simple et si difficile, comme remplacer une icône comme Abdoulaye Wade.

Bachir Seck



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