Il ressort de l’analyse faite par le prof. Mamadou Diouf de l’élection présidentielle de dimanche dernier, que "l’absence de la gauche sénégalaise ainsi que celle du Pds dans ce scrutin a profité à Ousmane Sonko".
Pr. Mamadou Diouf :
Selon le Pr. Mamadou Diouf de l’Université de Columbia aux Etats- Unis, sur les ondes de Sud Fm, les lignes ont bougé lors de cette élection présidentielle au Sénégal, notamment avec l’absence des partis de la gauche sénégalaise et celle du Parti démocratique sénégalaise. "Il faut savoir que l’absence des partis de la gauche et du Pds a profité au leader de Pastef, Ousmane Sonko", souligne-t-il avant d’ajouter qu’ "il est important pour ce dernier d’opter un discours encore plus convaincant en vue de mieux capter la jeunesse sénégalaise". 

Contrairement à ceux qui pensent à un vote géographique et ethnique en Casamance, l’historien rappelle que la Casamance a toujours été une région de résistance. "Et pour cette élection présidentielle, estime-t-il, c’est le discours de Sonko qui a marqué les esprits, qui a été déterminant. C’est un discours différent des autres qui a produit des conséquences". 

Egalement, analyse-t-il, "Idrissa Seck a payé de ses bêtises. Mais il a profité de cette présidentielle pour créer une certaine virginité. Pendant la campagne électorale, Idrissa Seck est devenu très différent". 

Par ailleurs, l’historien se demande, avec la mort du Parti socialiste, s’il y aura, après cette élection présidentielle, un jeune leader qui va émerger et qui sera capable de faire renaitre la formation politique de Feu Léopold Sédar Senghor.

Aussi, poursuit-il de s’interroger, Karim Wade reviendra-t-il pour redynamiser le Parti démocratique sénégalais, dès lors que son père (Abdoulaye Wade) ne peut plus continuer de s’activer. 

S’agissant l’Alliance pour la République (Apr, au pouvoir), le Pr Mamadou Diouf semble se convaincre que la bataille de succession a déjà commencé. "L’APR va entrer dans une zone de turbulences car sachant que les jours de Macky Sall à la présidence sont comptés, les successeurs vont se manifester même s’ils jugent trop tôt, de jouer leur carte", soutient-il. (…) 

Dans tous les cas, indique-t-il, "le premier acte que le président réélu doit poser, est d’être le président de tous les candidats, de poser des actes dans le cadre du renforcement de la démocratie sénégalaise… "






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