La Loi de Finances rectificatives pour l’année 2019 est passée comme lettre à la poste. Elle a été adoptée, ce dimanche, par la majorité des députés. Mais auparavant, le ministre des Finances et du Budget a expliqué dans les détails, en apportant des précisions sur les points avancés par certains députés de l’opposition, notamment Ousmane Sonko.
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« Le premier baril d’essence va sortir de terre en 2022 »

« Le présent projet de loi répond à la rationalisation de nos dépenses. Nous allons vous proposer des décisions qui seront de nature à baisser davantage le fonctionnement de l’Etat de manière générale. La dimension sociale est totalement prise en compte. Le budget est sincère. Rien n’a été spolié. L’Assemblée nationale dispose de tous les pouvoirs pour contrôler l’action du gouvernement. Le premier baril d’essence va sortir de terre en 2022. Il ne faut pas parler de milliard qui a été distribué. »

« La croissance n’est pas conjoncturelle »

« S’agissant de l’affaire Pétro-Tim, le dossier est confié à la justice. Si vous avez des éléments probants sur cette affaire, il faut aller les déposer auprès du procureur de la République. Mais, j’ai comme l’impression que vous êtes dubitatif. Les performances qui sont notées par l’administration fiscale, méritent des félicitations. Il faut reconnaître le grand bond de nos services. La croissance n’est conjoncturelle et ne peut pas être conjoncturelle. La conjoncture c’est une croissance en dent de scie. Aujourd’hui, nous sommes dans une croissance continue ».

« A ce jour, on est à 7261 milliards de dettes »

« Le Groupe consultatif nous avons eu non pas 7356 milliards mais 7700 milliards de francs CFA sur un besoin de 2850 milliards. Il y a eu un surplus de l’ordre de 250%. Ce qui dénote la confiance que les bailleurs ont du Président Macky Sall. A ce jour, on est à 7261 milliards de dettes. Ce montant est le cumul des dettes des trois régimes qui se sont succédé au Sénégal en l’occurrence le Parti socialiste, le Parti démocratique sénégalais et le régime actuel. Sur les 7261 milliards de dettes , les 1887 milliards ont été contractés sous le régime du Pds. On est obligé de payer ce montant parce que c’est la continuité de l’Etat »

« Il n’y a que le gasoil et le super qui sont concernés par la hausse »

« Entre 2006 et 2011, la dette a cru de 21%. En 2012, tous les prix (le riz, le gaz l’huile, le pain la tomate, l’essence) ont été tous réduits et jusqu’à présent, nous n’avons pas encore le prix de ces chiffres-là malgré le taux d’inflation. Nous ne sommes pas encore sur la vérité des prix. Si on avait respecté la vérité des prix, on serait à 825 francs CFA pour le prix du super et 785 francs sur le prix du gasoil. On est encore très loin du prix du marché. Il n’y a que le gasoil et le super qui sont concernés par la hausse du prix des carburants. Concernant l’affaire Arcelor Mittal, le régime d’Abdoulaye Wade a dépensé 102 milliards de francs CFA pour des actes, de frais et de contentieux. Et pas un seul franc CFA n’a été versé dans les caisses de l’Etat. Or, nous avons fait un recouvrement de 153 milliards de francs CFA sur quatre sociétés à savoir Arcelor Mitall, Dubai Port World, Sonacos, et Millicom ». (Avec emedia)



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