août 2019
Mort de deux détenus à Rebeuss : Ousmane Sonko dénonce les conditions de détention au Sénégal et propose des solutions...
Chers compatriotes,
C’est avec regret que nous avons appris le décès de deux détenus à la prison de Rebeuss. Qu’ils reposent en paix.
Les circonstances de leur disparition tragique sont inconnues. Mais, ce dont nous sommes certains, c’est que les conditions de détention dans notre pays sont ignobles, avec un système carcéral qui déshumanise les êtres humains et les prive de leur dignité.
La politique d’emprisonnement à outrance et à tout va de la justice de Macky Sall, qui entasse, empile, affame, humilie, casse, pour réduire à néant des individus, a contribué à rendre la situation actuelle intenable. De plus, il n’existe aucune perspective de Salut pour ceux que la société condamne.
Pourtant, des solutions existent. Je ne vous parle pas des mesurettes annoncées par le ministre de la justice, mais des Solutions vraies, concrètes. Je les avais évoquées dans mon programme électoral de février 2019.
Pour désengorger les prisons, nous proposons de remplacer les peines pour des délits mineurs par des programmes de réinsertion sociale qui peuvent être mises en place en collaboration avec les mairies ou les collectivités locales (plantation d'arbres, main d'œuvre agricole, nettoyage d’espace public,...).
Nous devons réformer la justice sénégalaise pour la rendre plus efficace, en donnant plus de moyens aux acteurs, en renforçant l'effectif des magistrats et des agents judiciaires. Parce que nous croyons que le respect du droit ne peut se faire sans le respect de la dignité humaine, il est nécessaire d’instituer un juge des libertés et de la détention, qui sera chargé de statuer sur la mise en détention d’une personne, mais également des conditions de l’application de mesures restrictives de liberté.
Pour rendre notre justice plus opérationnelle, nous devons dématérialiser les procédures pour une meilleure efficacité dans le traitement des dossiers.
Pour finir, nous devons remettre l’humain au cœur de notre système carcéral. Les individus que la justice sanctionne doivent être incarcérés dans des conditions dignes et justes. Pour cela, il faut construire de nouvelles prisons qui respectent les standards internationaux.

Ousmane SONKO




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Ils sont tous les trois de confession libérale. Ils jouissent tous les trois d’une certaine légitimité au vu de leur cursus au sein du PDS. Aujourd’hui, ils sont en guerre contre les Wade. Malgré toutes ces ressemblances qui les présentent comme un bloc monolithique, ils représentent à eux trois toute l’hétérogénéité de l’Alliance Suqqali Sopi. Ils s’appellent Oumar Sarr, El Hadji Amadou Sall et Babacar Gaye.
Oumar Sarr, le Bon, la Brute et le Truand (Signé le journaliste et analyste Serigne Saliou Gueye)


Au regard de la situation politique actuelle entre Oumar Sarr et les Wade, le désormais N°2 du PDS aurait pu faire l’affiche du célèbre western de Sergio Leone de décembre 1966 qui a fait le bonheur des cinéphiles amateurs des détonations perçantes des colts 45. A lui seul, il incarne l’archétype de ce « triello » de chasseurs de primes du film « le Bon, la brute et le truand » qui est considéré comme la quintessence du style « western spaghetti ».

En bon coordonnateur du PDS, Oumar est resté, à la chute des Wade, dévoué et loyal au chef de la tribu. Mais au fil des années, il est apparu une autre figure hétéroclite qui fait passer Oumar du bon à une brute et à un truand (escroc politique). En brute cynique, il exécute les militants qui contestent les décisions des Wade. En fin truand, il pactise avec le pouvoir pour en retirer un bénéfice personnel. Même s’il a généré quelque sympathie en 2012, les militants ont fini par le détester pour son côté roublard et manipulateur.

Le bon

Oumar Sarr incarne l’archétype du bon militant libéral et désintéressé, entièrement dévoué à la défense du PDS et des Wade. Quand, au lendemain de la présidentielle de 2012, les militants du PDS, comme des rats désespérés, quittaient à la hâte, le navire libéral drossé sur l’écueil de la défaite électorale, Oumar était l’un des derniers Mohicans à croire au vieux et au PDS. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien que le Grand Pontife libéral l’avait nommé à la surprise quasi-générale secrétaire général adjoint, coordonnateur du parti. Une sorte de N° 2 du PDS même si, dans la réalité des faits, tout le monde savait qu’il ne jouait qu’un rôle de chauffe-place en attendant que, Karim Wade, le véritable légataire, enchevêtré dans l’écheveau judiciaire, puisse avoir les coudées franches et prendre son trône.

Ainsi le PDS passait sous les fourches caudines du nouveau régime en voyant 25 de ses dignitaires figurer sur une liste de supposés délinquants que le Procureur général devait transmettre à Aliou Ndao, nommé Procureur spécial de la Cour de la répression et de l’enrichissement illicite (Crei) réactivée en la circonstance. Une telle situation avait provoqué plusieurs défections au sein du PDS, des transactions en catimini, des négociations souterraines et une transhumance déguisée sous l’apparat d’un transfert de compétence en faveur du régime de Macky Sall. Oumar Sarr, quoique figurant parmi les 25 traqués, n’a jamais varié dans sa loyauté envers les Wade. D’ailleurs par stratégie politique, il a soutenu mordicus la candidature de Karim Wade à la présidentielle de 2019 sur proposition de Babacar Gaye, autre figure marquante de la fronde qui secoue actuellement le PDS. Mais cette proposition de candidature politiquement insensée et inconséquente a eu le malheur de chambouler le PDS et d’ouvrir la porte à moult départs.

La brute

Souleymane Ndéné Ndiaye a préféré créer son parti pour ne pas être derrière le gosse. Aliou Sow n’a pas mis de temps pour créer le mouvement citoyen dénommé 2.17 pour soutenir Macky Sall avant de porter sur les fonts baptismaux le Mouvement des patriotes pour le développement (MPD/Liggeey). Pape Diop, Habib Sy, Serigne Mbacké Ndiaye et Abdoulaye Baldé ont tourné casaque. D’autres responsables de moindre envergure rejoindront les prairies beige-marron. Quand Modou Diagne Fada a osé rédiger un mémorandum en octobre 2015 dans lequel il prônait qu’« après 41 ans d’exercice, le Parti démocratique sénégalais doit faire sa mue. Moins d’immobilisme, plus de démocratie, plus de transparence dans les prises de décisions, plus de transparence dans les choix de nos candidats à l’élection présidentielle. Et encore une fois : permettre à ceux qui ont tant fait pour le parti de se reposer pour laisser la place à d’autres qui ont envie de continuer l’œuvre de maitre Abdoulaye Wade », Oumar Sarr et compagnie ont mené le combat parlementaire pour le délester de son fauteuil de président de groupe parlementaire des Lib-Dem pour installer Aïda Mbodj, future démissionnaire du PDS. Et sur la base de l’article 36 des textes du parti, Fada est exclu du PDS auquel il a adhéré en 1988. Cette exclusion a exaspéré l’enfant de Darou Mousty au point qu’il s’est déchainé sur le coordinateur du PDS en ces termes peu amènes : « Oumar neukheu est un nullard et avec son groupe, ils sont des incapables. Oumar Sarr est un homme indigne, c'est pourquoi à cause d'un poste, il accepte tous les coups et sa dignité est tout le temps piétinée. C'est un incapable à qui je ne confierai rien parce qu'il ne sait rien faire. Oumar Sarr est une marionnette, il ne sait même pas parler. Mais s'ils pensent que ça sera facile de me faire partir du PDS, ils se fourrent le doigt dans l'œil. Ce sont des incapables qui ne sont là que pour se faire humilier. »

Et le 27 mars 2017, à l'issue d'une réunion du secrétariat national du PDS, Pape Samba Mboup et Farba Senghor, qui tenaient la guillotine lors de l’exécution de Fada, sont, à leur tour, exclus pour manquement à la discipline du Parti. Comme quoi, l’évêque Talleyrand avait raison de dire qu’«en politique, la trahison est une question de date ».

Lorsque des rumeurs de déstabilisation du PDS par Pape Samba Mboup et Farba Senghor ont été soulevées, le Libéral en chef a, dans une missive rédigée le 6 mars 2017, désavoué tous ceux qui contestaient le leadership du coordonnateur national adjoint du PDS. « Je félicite et renouvelle ma totale confiance au frère Oumar Sarr que j'ai choisi pour me seconder dans la conduite des affaires de notre parti. Il exécute sa mission avec compétence, loyauté et beaucoup de lucidité et de retenue. Il a mon total soutien », dixit le fondateur du PDS. C’est donc dire combien Oumar était coté à la bourse wadienne. D’ailleurs son dévouement pour Wade l’a conduit en prison le 21 décembre 2015 pour « faux et usage de faux et diffusion de fausses nouvelles » avant de bénéficier d’une liberté provisoire le 26 janvier 2016.

Lors de la présidentielle de février 2019, Oumar Sarr a été le bourreau principal de Madické Niang qui s’est autoproclamé plan B du PDS après que le Conseil constitutionnel a fini d’invalider la candidature de Karim Wade. « Madické connait bien les statuts et le règlement intérieur du PDS. En posant publiquement sa candidature à l’élection présidentielle alors que le PDS avait déjà choisi son candidat, il sait qu’il se met ipso-facto en dehors du PDS. Ce sont des règles que nous avons librement acceptées en adhérant au PDS», a-t-il soutenu sardoniquement.

Babacar Gaye qui fait partie du triumvirat de frondeurs de l’Alliance Suqqali Sop a même été victime des coups bas de son allié d’aujourd’hui. « Depuis hier 5 avril, je ne suis plus membre de la Commission nationale chargée de la Vente des cartes et du Renouvellement des Structures du PDS ainsi que de la Délégation de la tournée nationale, pour convenance personnelle », a écrit, le 06 avril 2018, Babacar Gaye sur le mur de sa page Facebook. Quelques jours après la tenue du Comité directeur où il a signifié sa démission de la commission de la vente chargée de la vente des cartes au PDS, le porte-parole du PDS d’alors s'est expliqué sur les raisons d'une telle décision : «Mon renoncement est dû à une divergence de vues profondes. La manière dont le parti est administré et avec la manière dont ces initiatives ont été prises. Nous n’étions pas en phase avec eux sur la façon d’organiser la tournée et sur la composition des membres de la tournée. » En réalité, tout est parti d’un comité directeur où Oumar Sarr, le coordinateur du PDS, a retiré la parole à Babacar Gaye qui a voulu se prononcer sur des questions de stratégies. Le coup de massue interviendra le 23 avril 2019 sur la tête de celui qui n’est plus désormais le Porte-parole du Secrétaire général national du PDS. Dans sa page facebook, Babacar Gaye évoque des machinations sibyllines pour altérer ses rapports avec Wade. Et Oumar Sarr était le premier suspect du secrétaire général de la fédération PDS de Kaffrine.

A cette démission s'est ajoutée celle de Bassirou Kébé, responsable libéral à Nioro qui digérait mal la cooptation de Lamine Bâ dans la Commission chargée du renouvellement des structures.

Le Truand

Mais l’analyse en profondeur des secousses telluriques qui agitent le PDS a montré que le coordonnateur et N°2 du parti n’a jamais joué aux bons offices pour éviter l’exclusion ou le départ volontaire ou forcé de plusieurs militants libéraux. Un coordinateur assure et veille à la cohérence de son parti. Il est ce chef d’orchestre incontournable qui assure l’harmonie et l’animation de l’action de ses camarades. Il propose une répartition des différentes tâches à accomplir et détermine un agenda de travail selon un planning bien élaboré. Tout militant du parti doit contribuer à la facilitation de l’action du coordinateur en collaborant étroitement avec lui. Un coordinateur tient un langage de réconciliation et d’ouverture pour massifier son parti. Mais le discours d’Oumar Sarr a toujours été plus que radical pour exécuter les militants jugés « impénitents » ou « indisciplinés ». Et son inaccessibilité a toujours été décriée par ses frères de parti. En fin truand (escroc) et habile stratège politique, il a fait le vide autour de lui au point que certains voyaient dans sa stratégie une manœuvre, soit pour s’imposer en dernier ressort comme le plan B du PDS qu’il a toujours rejeté, soit pour jouer en catimini sa partition en collusion avec le président Sall afin d’empêcher toute participation du PDS à la présidentielle de 2019. Cette dernière option déboucherait sur un mot d’ordre de boycott à la présidentielle qui augmenterait les chances d’un Macky vainqueur au premier tour. Finalement, elle est adoptée par le Secrétaire général national Abdoulaye Wade. Même si quelques têtes de Turcs allaient braver l’oukase du chef, des milliers de militants du Sopi se seraient abstenus d’aller voter le jour de la présidentielle.

La présidentielle passée, Macky réélu, c’est l’heure de la matérialisation des promesses tenues par le président : amnistie de Karim Wade et récompense d’Oumar Sarr. On parle d’un gouvernement élargi du côté du pouvoir où siégeraient des éléments du PDS dont Oumar Sarret d’une amnistie de Karim Wade en cas de participation du parti au dialogue politique. Ce refus du PDS de participer à ces assises politiques est la pomme de discorde entre le mentor et le secrétaire général national adjoint qui tient vaille que vaille à marquer de sa présence le dialogue de Macky. Ce qui est sûr dans cette histoire, les mythes et les mystères se superposent et chacun des protagonistes tient à ses intérêts crypto-personnels. Mais le dernier remaniement mortifère du secrétariat général du PDS où Oumar Sarr est défenestré, discrédite la présence du désormais ex-coordinateur du PDS dans ce dialogue national où il siège en son propre nom. Cette méthode exclusiviste est fustigée par les triumvirs de l’Alliance Suqqali Sopi, qui pourtant, dans un passé récent, ont joué le rôle de bourreaux quand Fada, Pape Samba Mboup, Madické Niang, Farba Senghor étaient conduits stoïquement à la potence.

Aujourd’hui, l’Alliance Suqqali Sopi est née pour porter la revendication de tricards boudeurs rétifs aux mutations en profondeur comme le suggéraient Modou Diagne Fada et compagnie dans leur mémorandum de 2015.

« Le PDS, qui est et restera un parti libéral social et démocratique, ne peut souffrir l’absence de débats avec une direction unilatérale prenant des décisions en dehors de ses instances régulières », dit le communiqué du 23 août de l’Alliance Suqqali Sopi. Mais cette revendication réformiste est viciée par un péché congénital. Ceux qui ont mis sur le billot à la tête des hérétiques revendiquant plus de démocratie interne ne peuvent pas échapper à la guillotine s’ils sont coupables de la même faute. Le Seigneur Jésus Christ nous enseigne que « tous ceux qui prendront l'épée périront par l'épée ». Alors, les rhétoriques contestataires qui remettent en cause la dynastie des Wade aux fins de faire surgir des idées neuves, des stratégies inédites et des refontes fusionnelles ne peuvent pas émaner d’un groupe de conservateurs réacs, de récents panégyristes du Roi et du Prince qui ont toujours joué un rôle de bouchers dans la décapitation des renégats qui ont osé ramer à contre-courant de la volonté du chef.

Ainsi dans un instinct de survie, Oumar Sarr avec ses compères, livre les derniers soubresauts à l’instar d’un animal égorgé sur l’autel d’un rituel sacrificiel. Ses armes et ses talismans se sont révélés inopérants devant la guillotine encore tranchante et saignante du PDS. C’est kafkaïen !



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Détenus morts à Rebeuss : Ousmane Sonko accable Macky Sall
Leader de Pastef. Ousmane Sonko a posté ce samedi sur sa page Facebook un message. Il a exprimé tout son regret, suite aux décès dans la nuit de mardi à mercredi dernier, des détenus Cheikh Ndiaye et Babacar Mané, à Rebeuss.

Ainsi, il a chargé le chef de l’Etat, Macky Sall sur la mauvaise politique d’emprisonnement à outrance.

L’intégralité de son post

Chers compatriotes,
C’est avec regret que nous avons appris le décès de deux détenus à la prison de Rebeuss. Qu’ils reposent en paix. Les circonstances de leur disparition tragique sont inconnues. Mais, ce dont nous sommes certains, c’est que les conditions de détention dans notre pays sont ignobles, avec un système carcéral qui déshumanise les êtres humains et les prive de leur dignité.

La politique d’emprisonnement à outrance et à tout va de la justice de Macky Sall, qui entasse, empile, affame, humilie, casse, pour réduire à néant des individus, a contribué à rendre la situation actuelle intenable. De plus, il n’existe aucune perpective de Salut pour ceux que la société condamne.

Pourtant, des solutions existent. Je ne vous parle pas des mesurettes annoncées par le ministre de la justice, mais des Solutions vraies, concrètes. Je les avais évoquées dans mon programme électoral de février 2019.

Pour désengorger les prisons, nous proposons de remplacer les peines pour des délits mineurs par des programmes de reinsertion sociale qui peuvent être mises en place en collaboration avec les mairies ou les collectivités locales (plantation d’arbres, main d’œuvre agricole, nettoyage d’espace public, …)

Nous devons réformer la justice sénégalaise pour la rendre plus efficace, en donnant plus de moyens aux acteurs, en renforçant l’effectif des magistrats et des agents judiciaires. Parce que nous croyons que le respect du droit ne peut se faire sans le respect de la dignité humaine, il est nécessaire d’instituer un juge des libertés et de la détention, qui sera chargé de statuer sur la mise en détention d’une personne, mais également des conditions de l’application de mesures restrictives de liberté.

Pour rendre notre justice plus opérationnelle, nous devons dématérialiser les procédures pour une meilleure efficacité dans le traitement des dossiers.

Pour finir, nous devons remettre l’humain au cœur de notre système carcéral. Les individus que la justice sanctionne doivent être incarcérés dans des conditions dignes et justes. Pour cela, il faut construire de nouvelles prisons qui respectent les standards internationaux.














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Pour lui, la seule quête qui vaille pour un homme public , c’est le jugement de ses concitoyens. Grand serviteur de l’Etat et homme du peuple , il est crédité d’un solide capital d’estime auprès des populations , qui le présentent souvent comme un esthète de la politique .Affublé d’un discours accrocheur , alliant images et paraboles, avec beaucoup de talents et de modestie, Mamadou Mamour Diallo sait expliquer et convaincre .Son secret : l’argument et la mesure dans ses propos.
Mamadou Mamour DIALLO, Une valeur sûre de L’APR dans le N’Diambour
Pouvait-il en être autrement, d’ailleurs pour celui qui pense que la politique, c’est moins une sinécure qu’un sacerdoce, assurément non. Surtout quand cette politique s’inscrit parfaitement dans une vision aussi prospective et altruiste , que l’est le Plan Sénégal Emergent (PSE) inspiré par son Excellence Macky SALL Président de la République .

Le PSE, le Président du Mouvement Dolly Macky connait bien , c’est même sa tasse de thé quotidienne, racontent ses promotionnaires du lycée et de l’université .Ce natif de N’Diambour sait écouter et parler à tout le monde .En plus de son pragmatisme doublé d’un sens élevé de la collégialité ajoutent-ils .Le Président du Mouvement Dolly Macky est une valeur sûre de l ‘Alliance Pour la République APR.

Une formation politique dont il fait partie des militants de première heure pour être plus proche des populations et se battre avec elles ,en vue de la prise en charge pleine et entière de leurs besoins fondamentaux .Une tâche , une mission à laquelle , il s’acquitte avec beaucoup d’abnégation .Entre conviction, rigueur et compétence , cet énarque responsable politique bien ancré dans son terroir et cadre très respecté au plan national , s’est beaucoup illustré dans la promotion des initiatives de développement et dans l’épanouissement des couches vulnérables .

Grâce à un style sobre , direct et franc qui privilégie le résultat, ce partisan du travail de proximité est gagneur .Son engagement au service de l’organisation et de la massification de l’APR ne souffre d’aucun doute .Une autre facette de sa personnalité , celle-là moins connue , c’est aussi un redoutable manœuvrier politique .En effet, durant toute la campagne électorale passée , il a circonscrit sans tambours ni trompette des foyers de tension. En bon sapeur-pompier, il a ainsi réussi à ramener à de meilleurs sentiments des militants frustrés. Et c’est aujourd’hui grâce à cet ancien Inspecteur des impôts et domaines et chefs de centres des services fiscaux que L’APR a pu en fin gagner au niveau de Koki .
Mamadou Mamour Diallo a pesé de tout son poids pour décrocher Pape DIOP ancien Sénateur et membre fondateur du PDS qui avait eu à laminer L’APR à toutes les élections organisées jusqu’ici .C’est après la venue au niveau de L’APR de ce sénateur par ailleurs Maire de Koki , que le parti au pouvoir est enfin arrivé finalement à renverser la tendance , en gagnant pour la première fois de son existence, par un score fleuve les présidentielles passées .

Autre exploit réalisé par ce responsable de L’APR à Louga, c’est aussi grâce à lui , que L’APR a eu dans ses rangs le Maire de la commune de Patte D’OIE . Banda Diop a déposé armes et bagages au niveau de L’APR, pour dit-il avoir été séduit , par la forte personnalité politique de ce fils de N’Diambour. Selon lui , Mamadou Mamour DIALLO ne croit qu’au développement et l’émergence du Sénégal . Homme très effacé , et qui souffre d’une obsession parce que simplement ,ne voulant nullement être irréprochable , tout a finalement pu basculer en un laps de temps pour ce maîtrisard en science économique , qui a réussi avec brio son concours d’entrée à l’ENAM B .

Et pour rappel , c’est au détour d’une grande rencontre avec le chef de l’Etat Macky SALL , que cet ancien diplômé du lycée Peytavin de Saint Louis qui obtint son bac série B économie et gestion , séduit par l’engagement et l’amour que Macky SALL a pour son pays, qu’il acceptera enfin , ce qu’il aura refusé à Senghor , Diouf, et Wade , au profit de l’actuel président du Sénégal Macky SALL , avant d’accepter de se jeter dans l’océan politique . Et l’homme mit en place un large Mouvement Dolly Macky ,ou il organisera le meeting du siècle , jamais organisé dans l’histoire politique du Sénégal par un responsable politique de la région .Pour cet alpoulaar bon teint ou l’enfance a été rythmée par des études coraniques et qui a même eu à mendier dans les rues de son quartier , Ce qui compte, c’est le résultat final. Et que, quand les populations ressentent qu’elles sont bien accompagnées dans leurs besoins et attentes, elles n’en sont que plus sereines et confiantes .Le bilan du premier mandat du Président de la République Macky SALL est très éloquent explique-t-il.

Un acteur de Développement hors pair

En effet le très pragmatique a su apporter des réponses aux préoccupations majeures des populations de son terroir .En réponse aux nombreuses contraintes de développement auxquelles est en butte ce terroir Nord du Sénégal, l’’homme à su développer un ambitieux programme d’investissement plurisectoriels .Celui-ci qui va de l’appui , à la réalisation d’infrastructures communautaires de base , la Santé, l’ éducation , l’hydraulique ,l’ agriculture etc. … à la promotion d’initiatives socio-économiques et culturelles a fini de restructurer profondément l’environnement économique de son terroir , et partant , favoriser la relance d’activités productives au profit des agriculteurs et des éleveurs ainsi que les jeunes et les femmes.

Mamadou Mamour DIALLO une valeur sûre de L’APR dans la capitale de N’Diambour
Maintenant ,pour ce militant hors pair, il est aussi extrêmement important que tout un chacun s’investisse , aille au corps à corps avec les citoyens et citoyennes et puisse être disponible pour les populations , pour que les perspectives tracées , à travers les cinq initiatives pour le second mandat , soient bien appropriées par celles-ci .C’est la conviction du ci-devant Ex Directeur National des Domaines , qui rappelle que chaque responsable du parti peut servir son pays à partir du poste qu’il occupe . C’est avant tout un sacerdoce , souligne avec force ce responsable politique de L’APR infatigable. Il réaffirme tout son engagement permanent et sa fidélité à renforcer et consolider les acquis de ce second mandat du Président de la République Macky SALL .



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Inconscients et indisciplinés, les charretiers «galopent» à contre-courant de la volonté du président de la République de rendre Dakar aussi propre que Kigali. Des charretiers qui, au lieu de procéder à l’enlèvement d’ordures, en font plutôt le transfert ou le déménagement d’un quartier à l’autre ! Après avoir ramassé les ordures ménagères dans les Sicap (Sacré-Cœur, Dieuppeul, Mermoz etc.), par exemple, ils abandonnent tout simplement leur chargement d’immondices sur la voie publique et dans d’autres espaces communs (autoroute, cimetière Saint-Lazare, Pont de l’émergence, terrains de foot). A ce rythme, au lieu de rendre la capitale plus salubre, ces criminels de l’environnement la salissent au contraire beaucoup plus qu’elle ne l’est actuellement !
Quand les charretiers sabotent le
"Le Témoin" quotidien avait eu l’occasion de s’alarmer contre les camions-bennes qui revenaient à Dakar avec une partie des ordures qu’ils sont censés déverser au dépotoir de Mbeubeuss, pour les recycler dans nos marchés ! D’où le surnom que nous avions donné à cette pratique : le « Mbalit-Dem-Dikk !» Aujourd’hui, les charretiers des zones urbaines dakaroises font pire que les conducteurs de bennes ordures dans le domaine du ramassage ou, plutôt, du déplacement ! — des ordures ménagères. Il est vrai que le recours à ces charretiers soulage un peu les habitants des Sicap Sacré-Cœur, Mermoz, Nord-Foire, Liberté et autres quartiers habités par des classes moyennes.

En effet, les camions de ramassage ne passant pas tous les jours, les ménagères, pour se débarrasser de leurs ordures, font recours à ces «borom sarett ». Lesquels, à coups de klaxons sonores, sillonnent les quartiers pour collecter lesdites ordures. Malheureusement, ces éboueurs improvisés, au lieu de le résoudre, contribuent à aggraver le problème de l’insalubrité à Dakar.

En effet, après avoir récupéré des déchets dans les maisons, les boutiques, les lieux de travail etc moyennant des sommes comprises entre 500 et 1.500 francs — tout dépend de la quantité —, et faute de décharge municipale aménagée dans la zone, ils se contentent de s’éloigner avec leur chargement nauséabond puis, à l’abri des regards, après avoir jeté des coups d’œil furtifs à droite et à gauche pour s’assurer que nul ne les a vus, déchargent leurs ordures avant de s’éloigner à toute vitesse. Ni vu, ni connu. Ou, plutôt, pas vu, pas pris !

Leurs lieux de prédilection pour servir de dépotoirs, et précisément sur la Voie de dégagement nord (Vdn), c’est l’autoroute Dakar-Yoff/Patte-d’oie, les abords du cimetière Saint-Lazare, le long de la piste de l’aéroport-Lss etc. Ou alors aux pieds du «Pont de l’émergence» de la Patte-d’oie et aux parkings du stade de l’Amitié transformés en décharges sauvages et clandestines.

Une vidéo devenue virale dénonce d’ailleurs cette vilaine pratique. On y voit un charretier surpris par les riverains alors qu’il venait à peine de déverser ses déchets en bordure de route. Le cocher est sommé de ramasser ses ordures par une foule furieuse et prête à protéger son environnement. Pris de court, et devant des gourdins agités en sa direction, notre homme s’est exécuté pour sauver sa vie et son attelage. Ouf, l’environnement était préservé pour cette fois-là !

Malheureusement, les riverains se sont toujours fait avoir par ces charretier-éboueurs. Surtout dans le domaine de la collecte hippomobile où ces drôles d’éboueurs ramassent des ordures dans un quartier donné pour les abandonner tranquillement dans le quartier-voisin. En clair, les déchets ne sortent jamais de la zone.

Aux origines de la collecte hippomobile !


Selon un chef de collecte-benne de l’Unité de coordination et de gestion des déchets solides (Ucg), chargée du ramassage des ordures ménagères, la gestion des déchets solides représente un défi crucial, complexe et compliqué à Dakar.

"D’abord, il faut déplorer le management anarchique dont fait l’objet l’Ucg transformée en parti politique. Chaque cadre ou coordinateur de l’Ucg a eu à embaucher au moins cinq membres de son entourage (neveux, voisins, militants, maitresses, frères). Plus grave, ces employés n’investissent jamais le terrain du balayage et du ramassage des ordures. Avec une telle paresse, comment voulez-vous que Dakar soit une ville propre ? En réalité, si le président de la République veut vraiment réaliser son programme "Zéro déchet", il n’a qu’à dissoudre l’Ucg comme le voudraient certains partenaires techniques !» estime notre spécialiste des ordures ménagères.

Il déplore aussi l’étroitesse des rues des cités comme les Hlm et les Sicap, ce qui ne facilite pas l’accès aux camions-bennes. «Les habitants des Sicap Sacré-Cœur, Liberté et Dieuppeul ont, eux-mêmes, constaté que les camions-bennes ne passent que dans les rues principales pour le ramassage des ordures. Cette absence de couverture totale des secteurs résidentiels par nos bennes ouvre la voie aux charretiers dont les attelages peuvent s’engouffrer dans les rues, ruelles et impasses les plus étroites pour y ramasser des ordures. Surtout au-delà de 14 heures, moment où tous les camions-bennes arrêtent leurs rotations. Il est vrai que des charretiers bien organisés auraient pu assurer une complémentarité avec les camions-bennes de l’Ucg, mais malheureusement ils rendent Dakar beaucoup plus sale. Pire, la plupart d’entre eux profitent de leurs activités de ramassage pour commettre des vols ou cambriolages. Même les poubelles en plastique coûtant entre 5.000 et 8.000 cfa ne sont pas épargnées», fustige ce chef de collecte-benne à propos de la collecte hippomobile des ordures dans les zones résidentielles de Dakar.

L’insalubrité chez le voisin

On ne s’étonnera pas dans ces conditions que le ramassage et le nettoiement des ordures ménagères se soit considérablement détérioré dans notre capitale. En cause en grande partie, les charretiers-éboueurs qui s’empressent de se débarrasser de leurs ordures dans les endroits publics ou terrains qui leur sont plus accessibles, sans se soucier des conséquences de leurs actes insouciants et inciviques.

Car le ramassage des ordures est avant tout une question d’organisation et de management, que ce soit à l’intérieur de la maison qu’à l’extérieur. Il est temps que les gens apprennent à se comporter de façon civilisée, à commencer par la manière avec laquelle ils évacuent leurs ordures. Car faire recours aux charretiers, c’est créer l’insalubrité chez le voisin. Si ce n’est à travers des dépotoirs sauvages. Et même si l’accès aux camions-bennes et l’insuffisance des bacs de collecte d’ordures posent problèmes dans certains quartiers de Dakar.

Pour parler comme nos cousins ivoiriens, Dakar comme Kigali…ce n’est pas demain la veille !

Pape Ndiaye




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Fin des vacances : Macky Sall et son gouvernement font leur rentrée mercredi prochain
Après quelques jours de congé, le chef de l’État sera de retour à Dakar dimanche ou lundi prochain. Ce, après un périple en France, plus précisément à Biarritz, et au Japon où il a participé, respectivement, au Sommet du G7 et à la 7e édition de la Ticad. D’ailleurs, renseigne “Les Échos”, Macky Sall présidera, mercredi prochain, le conseil des ministres de rentrée du gouvernement.



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DEUX MORTS À REBEUSS: AU-DELÀ DE LA TRAGÉDIE, LA SURPOPULATION CARCÉRALE EN QUESTION
La prison de Rebeuss a enregistré deux morts, mardi, aux environs de 23 heures. Ce drame pose le débat sur la surpopulation carcérale. En effet, avec ce surpeuplement des chambres à Rebeuss, il est difficile, voire impossible d’évacuer ces détenus en pareilles circonstances sans dommages.
La mort de deux jeunes de 18 et 19 ans en prison a ému tout le monde. Même s’il revient à l’enquête ouverte de déterminer les circonstances de cet accident malheureux, force est de constater qu’au-delà de ce drame, se pose le débat sur la lancinante question de la surpopulation carcérale. En effet, Rebeuss étouffe. Cette vieille bâtisse qui remonte à l’époque coloniale (1914) d’une capacité de 600 places, abrite aujourd’hui plus de 2500 pensionnaires. Cette surpopulation carcérale et la vétusté des bâtiments sont à l’origine des difficiles conditions de détention des pensionnaires. Comme en atteste les différentes sorties de l’activiste Guy Marius Sagna, qui a été détenu un mois de détention à Rebeuss. A l’en croire, même si les hommes sont en conflit avec la loi, leurs conditions de détention sont parfois inhumaines. Il en veut pour preuve le surpeuplement de la plupart des chambres. Dans certaines chambres, les détenus sont entassés comme des sardines. Et, nombreux, dit-il, sont les prévenus qui restent dans une position assise durant toute une nuit, les uns blottis contre les autres.

Les prisonniers dorment en pleine audience
Combien de fois le juge, lors des audiences de flagrants délits, a appelé des prévenus à gorge déployée sans aucune réponse, tout simplement parce qu’ils sont plongés dans les bras de Morphée pour combler leur manque de sommeil en prison ? A cela s’ajoute un déficit de toilettes pour toute cette population carcérale. Il faut, en effet, faire la queue pendant plusieurs heures pour avoir droit à un bain. Ainsi, devant cette absence d’hygiène, nombreux sont ceux qui souffrent de pathologies diverses. L’activiste a aussi révélé que pour manger à sa faim, certains détenus usent de muscles pour être servis. Une situation difficile que vivent au quotidien les détenus. A l’image de leur santé qui se dégrade, les nerfs aussi sont tendus. Ainsi la moindre inattention ou provocation peut mettre le feu aux poudres.
S’il est vrai que c’est une étincelle qui a été à l’origine de cette panique, l’on imagine les conditions dans lesquelles la bousculade s’est déroulée, dans cette chambre 11 pleine comme un œuf. En effet, poussés par un instinct de survie, les détenus tentent par tous les moyens, dans ce lieu fermé, de sauver leur peau. Dans ce rapport de force, gare à ceux qui tombent. Ils sont piétinés, étouffés par les plus forts. Ce qui peut conduire à mort d’homme. En tout cas, cette surpopulation carcérale combinée à la vétusté des bâtiments avait conduit à une mutinerie le 20 septembre 2016. Durant cet affrontement entre les agents de l’administration pénitentiaire et les détenus, le nouveau pensionnaire Ibrahima Mbow a été tué. Par le passé également, des mutineries ont été notées en 1996 et en 1971. Pourtant, pour lutter contre cette surpopulation carcérale, le régime du Président Macky Sall avait annoncé la construction d’une prison moderne à Sébikotane. D’ailleurs, l’ancien ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba, avait procédé à la pose de la première pierre le 26 janvier 2015. Mieux, il avait révélé que cette prison d’une capacité de 1600 places, avec des chambres à deux, quatre et six personnes, d’un coût de 650 millions, serait livrée au courant de l’année 2017. Cependant, depuis lors, les clés ne sont toujours pas livrées. Et, c’est Rebeuss qui continue d’étouffer, au grand malheur de ses pensionnaires.

(Avec Les Échos)



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Sonko : Une stratégie de mise sous hypnose du peuple ! Par Abdou Latif Coulibaly
Quand j’écoute Ousmane Sonko, ou le lis dans la presse, comme dans les deux ouvrages qu’il a publiés ces temps derniers, je me mets à croire que cet homme politique – c’est rare dans notre espace public pour être souligné - a certainement fréquenté des ateliers de média-training, en vue d’une parfaite maîtrise de sa communication pour en faire un atout dans la construction et la diffusion de son projet politique. Nul ne saurait lui contester cette approche de faire la politique. Sauf peut-être pour souligner que dans son optique, il privilège une méthode qui rappelle sur certains points et à bien des égards, une vieille technique de propagande qui a été portée au summum de son art au cours des années 30 et 40. Certains spécialistes de la communication politique peuvent être tentés d’assimiler sa façon de construire son discours de propagande à celle que l’on nomme la stratégie de mise sous hypnose du peuple. Cette méthode repose essentiellement sur un travestissement translucide et systématique de la réalité observée. Un travestissement translucide monumental qui est élaboré à partir d’un ou de plusieurs faits réels autour du ou desquels on effectue astucieusement une montagne de contrevérités. Aussi, par ce biais, tente-t-il d’émerveiller et d’embastiller les consciences mais aussi d’embrigader des opinions, par la posture affichée et par l’énormité des choses dites. Il a encore fourni une preuve manifeste lors de sa dernière conférence de presse au cours de laquelle il a parlé de l’or de la Falémé. Comme dans un scénario de film fantastique, il porte toujours à son paroxysme l’invraisemblable. Il joue avec un désarmant aplomb sur la naïveté, l’ignorance et sur la crédulité supposées d’une opinion publique encore en formation, en vue de produire des effets politiques massifs auprès de cette même opinion publique. Sur un a priori parfois trompeur il se laisse convaincre que ses cibles principales accepteront de renoncer, volontairement ou involontairement à user de la raison critique. Dans un ouvrage publié en 1937 à Paris, Münzenberg, un homme d’Etat et intellectuel allemand nous a expliqué ce que signifie : «la propagande en tant qu’arme en politique». On se rappelle que dans les années 30, un idéologue européen était devenu un véritable virtuose de cet instrument de propagande qu’est devenue la radiodiffusion. Il avait fini de bien expliquer quelle était l’importance de la radio dans la propagande : « Je considère la radio comme le moyen de conditionnement des masses le plus moderne et le plus important qui soit ». Apparemment, Ousmane Sonko utilise des codes et méthodes similaires pour avoir avec lui les masses. Aujourd’hui, le discours politique construit par lui et ses partisans, veut faire sonner dans l’oreille de certains citoyens l’idée que le politicien Ousmane Sonko signifie la bonne gouvernance, la transparence et la droiture. Voire ! Et comme pourrait dire l’autre, « l’Internet est le moyen de conditionnement des masses le plus moderne et le plus important qui soit ». Pour en revenir au mode opératoire de la propagande de Sonko, on peut observer dans le dernier épisode qu’il livre dans sa série fantastique sur les ressources naturelles du pays, qu’il part d’un fait réel ; l’existence d’un mémorandum d’entente pour ouvrir des négociations qu’il confond volontairement avec un contrat signé en bonne et due forme. Il en arrive ainsi à dire des contrevérités qui peuvent faire frissonner certains esprits simples et soulever leur indignation. Face aux contrevérités sorties par Ousmane Sonko, le directeur général de la société du fer de la Falémé rétablit la vérité. « Sur les 750 millions de tonnes de réserve de fer sur lesquelles Ousmane Sonko prétend disposer de documents qui indiquent que l’Etat a signé un contrat avec Tosyali, Amadou Camara dément l’honorable député, en précisant : « Ousmane Sonko parle de la totalité des réserves de fer de la Falémé. Il confond le contrat signé avec Arcelor Mittal qui était basé sur la totalité des réserves et celui en cours de négociation avec les turcs avec qui nous négocions sur 1,5 millions de tonnes par an, portant au plus, un 10ème des réserves de la Falémé, pour un total de 70 080 millions tonnes de fer pour une durée de 25 ans». Par ailleurs, le Dg de la MIFERSO indique, pour la bonne information du public, que le contrat dont a parlé Ousmane Sonko au cours de sa conférence de presse, signé le 18 octobre 2018, n’était en réalité qu’un protocole d’accord, signé en vue d’ouvrir des négociations. Il précise également, conformément aux pratiques habituelles observées dans le cadre de négociations commerciales et économiques, vingt (20) points formulés comme demandes par la partie turque devaient faire l’objet d’accords définitifs, en vue de la signature d’un contrat minier entre les deux parties. Aujourd’hui, précise Amadou Camara sur les vingt points négociés seuls neuf (9) ont fait l’objet d’un accord définitif entre les parties. Tous les avantages fiscaux et autres demandés par les turcs au cours des négociations seront naturellement traités dans le cadre des lois et règlements qui organisent et assurent la gestion des investissements au Sénégal, en particulier les textes relatifs aux Zones économiques spéciales et le Code minier. Sur un autre registre qui conforte celui du DG de la MIFERSO, le Directeur général de l’APIX, Mountaga Sy explique de façon simple ce que l’Etat a fait avec la partie turque : « l’Etat a signé avec la société turque Tosyali une convention promoteur-développeur (…) il s’agit pour la société turque disposant d’un statut de promoteur-développeur, de faire la promotion de la zone économique pour développer la chaîne de valeur dans le domaine de l’unité de fabrication de sidérurgie, d’autre part de développer en y faisant installer plusieurs autres unités industrielles et d’entreprises diverses». M. Sy poursuit ses explications : dans le démenti opposé à Ousmane Sonko, il souligne : «développer une zone économique spéciale dans le sens de la loi sénégalaise implique l’idée que c’est le promoteur qui prend en charge entièrement le financement du développement de la Zone. L’engagement de l’Etat au plan financier est totalement exclu. Il n’en est rien pour la prise en charge des frais liés aux prêts financiers et autres garanties ». M. Sy note, par ailleurs, qu’il n’est pas question, contrairement aux prétentions du député Ousmane Sonko, de donner un permis à la société turque pour lui réserver une quelconque exclusivité pour l’achat de la ferraille produite au Sénégal. Dans cette affaire il est facile de prouver l’amalgame dans le discours de Sonko et de mettre en évidence la volonté du député de propager des contrevérités. Il omet volontairement de citer, pour le bénéfice de l’opinion publique, les dispositions pertinentes des articles du MOU 4 et 5. Il s’est pourtant fondé sur ce même MOU pour tenter de tromper les citoyens. Cet article 4 précise que : « Les stipulations du présent MOU ne constituent pas un engagement ferme et irrévocable des parties de réaliser le projet ni de conclure quelque accord spécifique que ce soit. En outre, aucune stipulation du présent MOU ne confère à une partie le droit d’engager l’autre partie. Jusqu’à ce qu’un contrat définitif en bonne et due forme soit signé par les deux parties si les pourparlers aboutissent, le présent MOU ne constitue qu’une manifestation d’intention pour chacune des parties. Les stipulations du présent MOU sont néanmoins contraignantes entre les parties dans les limites résultant expressément du MOU ». Pour davantage fixer la nature et les limites des obligations découlant de ce MOU l’article 5 dispose : « aucune partie ne pourra formuler des réclamations contre, ni être responsable à l’égard de l’autre partie du fait du MOU notamment en cas de non réalisation du projet ». Tout est clair et limpide. Pourtant Ousmane Sonko n’en persiste pas moins dans sa volonté de tromper l’opinion. Croit-il l’avoir mise sous hypnose ? Aussi, refuse-t-il de considérer les dispositions de l’article 8.1 de la Convention issue des négociations engagées entre l’Etat et la société turque à la suite de la signature d’un MOU qui a abondamment servi Ousmane Sonko. Comme on peut le remarquer, l’article 8.1 de la convention signée à l’issu des négociations engagées entre l’Etat et la société turque, établit ainsi de façon formelle, en mettant en évidence les contrevérités de Ousmane Sonko, les obligations préalables à la construction du complexe sidérurgique : Dans les six (6) mois à compter de la signature de la présente convention et préalablement au démarrage des travaux de construction du complexe, le Promoteur/développeur doit soumettre à l’Administrateur les documents suivants, à condition que la mise à disposition du site affecté à Tosyali ne soit requise pour les compléter :
« a) Evaluation environnementale stratégique ;
b) études d’impact environnemental et social ;
c) plan de gestion environnementale et sociale ;
d) étude de danger ;
e) études hydrogéologiques ;
f) plan de financement ;
g) business plan

On le voit donc, amalgames, confusions volontairement entretenues et grossies à souhait, ont rythmé la conférence de presse du député Ousmane Sonko. La seule chose qui vaille et qui soit stable dans son discours, c’est l’émotion, l’aversion, pour dire le moins. On travaille ainsi en pensant naïvement pouvoir mettre tout un peuple sous hypnose. On veut soumettre le peuple en lui imposant un projet politique faussement présenté sous le manteau de la transparence et de la droiture. Que personne ne s’y trompe ! Comme toujours, « l’art de tous les chefs populistes a consisté à concentrer l’attention des masses sur un seul « ennemi » : Macky Sall et son régime. Ce type de propagande peut un temps fonctionner et prendre quelques naïfs dans son piège, mais elle n’est pas durable. Les Sénégalais doivent se montrer cependant vigilants. La forte démagogie qui la connote consiste à construire une nouvelle doctrine politique sur la base de l’idée de transparence, si douteuse soit-elle, doit être bien comprise par tous. Les pouvoirs publics et tous ceux qui sont opposés aux idées politiques du leader de Pasteef ne doivent nullement se contenter de dire : ce n’est qu’un épiphénomène. Sous ce rapport, la classe dirigeante doit se montrer, face à une telle stratégie, plus proactive et moins réactive, dans la mise en œuvre des systèmes de communication, concernant surtout la gestion de secteurs dans lesquels les citoyens réclament un comportement et des actes de haute transparence. Livrer la bonne information aux citoyens, en temps opportun et par les canaux appropriés, c’est satisfaire leur droit inaliénable à l’information.



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Pour la première audition de leur client, le journaliste Adama Gaye, sur le fond du dossier, Mes Cheikh Khoureychi Bâ, Kory Sène, Cheikh Amadou Ndiaye, Christian Faye, Seydou Diagne et Ndèye Coumba Diop, étaient bien décidés à lui décrocher une liberté provisoire devant le Doyen des juges d’instruction (Dji). Mais l’interrogatoire ne s’est pas tenu, hier jeudi 29 Août 2019. Les conseils se sont fendus d’un communiqué, pour fustiger une «politique criminelle d’arrestation et de détention arbitraire».
Report de l'audience d’Adama Gaye: La colère noire des conseils du journaliste
«Au moment où le Sénégal participe au sommet de TICAD au Japon et que l’aide au développement de l’Afrique est conditionnée au respect de l’État de droit, l’État du Sénégal est en train de mettre en œuvre une politique criminelle d’arrestation et de détention arbitraire contre ses citoyens dissidents», attaque d’entrée le collectif des avocats du journaliste Adama Gaye. A l’origine de leur courroux, le report de l’audition sur le fond de leur client par le doyen des juges d’instruction (Dji) Samba Sall, programmée hier, jeudi 29 Août 2019.

Si leur déception est aussi grande, c’est parce que les avocats comptaient sur cette étape pour introduire une demande de liberté provisoire. Et des sources avaient déjà soutenu qu’elle avait une chance d’être acceptée. Au lieu de cette brèche, l’audition au fond a été reportée sine die par le Dji. Selon les avocats, leur client, « un prisonnier politique et d’opinion a vu son droit d’être entendu etjugé dans un délai raisonnable, violé par la justice sénégalaise».

Ce qui est reproché à Adama Gaye par le pouvoir politique, poursuit le collectif, « est l’expression de sa liberté d’opinion en tant que lanceur d’alertes sur de graves scandales dans le secteur de l’énergie en général et celui des hydrocarbures en particulier, mettant en cause la gouvernance du Président Macky Sall et son régime ». Dénonçant ce qu’il considère comme des violations flagrantes et récurrentes, une instrumentalisation manifeste de la justice sénégalaise, le collectif soutient qu’Adama Gaye « est resté digne, lucide et combatif, en dépit des dures conditions de détention dans la prison de Rebeuss qui ne répondent à aucune des normes auxquelles l’État du Sénégal s’est engagé à respecter, causant la mort dans des conditions atroces de deux prisonniers de droit commun ».

Pour rappel, le journaliste-activiste Adama Gaye a été arrêté le 29 Juillet dernier par la Division des investigations criminelles (Dic) tôt, chez lui, à l’immeuble Kébé. Dans un communiqué, le maître des poursuites Serigne Bassirou Guèye a soutenu que les propos du journaliste sur le président de la République, sont d’une « indécence inouïe ». Adama Gaye a été inculpé sur la base des articles 80 et 254 du Code pénal, relatifs à l’atteinte à la sûreté de l’Etat et à l’offense au chef de l’Etat.






( Hadja diaw GAYE avec Toutinfo.net )



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Les suites de la dernière sortie du député Ousmane Sonko sur le contrat d’exploitation du fer de la Falémé et le message de l’ancien maire de Dakar Khalifa Sall à ses partisans, depuis la prison de Rebeuss, comptent parmi les sujets les plus en exergue dans la livraison de vendredi de la presse quotidienne.
Les suites de la sortie de Sonko sur le fer de Falémé et d’autres sujets en exergue
Au sujet des accusations du député Ousmane Sonko selon lesquelles l’Etat est en train de brader le fer de la Falémé au regard des termes de la convention conclue avec une société turque pour son exploitation, Libération titre : « Sonko fondu dans du périmé ».

Selon le quotidien Libération, le leader du parti PASTEF -Patriotes du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité – s’est en fait basé sur un mémorandum d’entente « ou lettre d’intention, qui ouvre la voie à des négociations entre des parties, pour se livrer à de graves accusations concernant le fer de la Falémé ».

Le journal précise qu’entre ce mémorandum ayant servi de source à cet ancien fonctionnaire des Impôts radié de la Fonction publique et le contrat signé mardi dernier, « il y a la mer ».

L’Observateur aussi s’interroge : « Ousmane Sonko a-t-il tiré ses révélations sur le fer de la Falémé d’un protocole d’accord désuet ? Le leader de PASTEF a-t-il, pour des raisons politiques, fait fi de l’article 4 qui traite de la nature de ce protocole ? ».

Il ajoute : « Confrontées à la convention signée entre l’APIX, à travers son directeur, et le promoteur-développeur, la société turque Tosyali, les révélations de Sonko semblent obsolètes ».

Le commentaire de l’ancienne Première ministre Aminata Touré, actuelle présidente du Conseil économique social et environnemental (CESE) ne tarde pas et, est sans pitié : « Sonko veut devenir coûte que coûte le leader de l’opposition et il pense qu’il y parviendra en faisant de l’extrémisme et de l’insolence », dit-elle dans des propos relayés par le quotidien Enquête.
Il y a cependant que l’ancien chef de cabinet du président de la République Moustapha Diakhaté « critique la posture du gouvernement » dans cette affaire, relève le quotidien L’As.

Il pointe la « tendance » du gouvernement « à réagir plutôt que de communiquer sur les questions cruciales qui concernent la vie de la nation (…) », une « stratégie défensive » qui ne l’agrée pas.

Dans ce contexte, l’ancien maire Khalifa Sall, condamné en 2018 à 5 ans de prison pour notamment escroquerie sur deniers publics, se rappelle au bon souvenir du pouvoir depuis la prison de Rebeuss, à travers un message destiné à ses partisans.

« Sall message ! », affiche le journal Le Quotidien, dont le jeu de mots inspiré par le nom de l’ancien maire est pour mieux souligner la teneur de ce message publié par la plupart des journaux.

« Ses 900 jours de prison, prétexte d’une mobilisation de ses partisans hier à Grand-Yoff, ont servi de tribune à l’ex-maire de Dakar pour répondre à la dernière sortie du président Macky Sall sur les ondes de RFI, relative à la grâce qu’il devrait lui accorder », écrit Le Quotidien.
« Khalifa Sall estime qu’il est +illusoire de l’empêcher d’avoir une ambition pour+ son pays », ajoute le même journal, qui publie à sa Une d’autres propos de l’ancien maire de Dakar : « Le Sénégal est plus grand que nos destins individuels, que nos vanités puériles ».

Cette dernière formule (« vanités puériles ») fait la Une du quotidien Kritik, qui revient également sur ce message de l’ancien édile, de même que Vox Populi (« Nous n’avons pas choisi le chemin de la compromission ni celui de l’abdication ») ou Le Témoin quotidien.

« Ceux qui pensent que l’ex-maire de la ville de Dakar, va se livrer à des compromissions pour sortir de prison, peuvent déchanter », indique ce journal, faisant état de la volonté de Khalifa Sall « d’aller au bout de la guerre d’usure que veut lui imposer le régime en place ».

« L’ex-maire de Dakar égratigne le président de la République, Macky Sall. Selon lui, en le privant de liberté, il n’a fait que renforcer la sympathie des citoyens épris de justice envers lui », relève Walfquotidien.

Et ce journal de signaler que dans son message adressé à ses soutiens et militants, « en coïncidence avec ses 900 jours de détention, l’ex-édile de la capitale confirme sa détermination à servir le Sénégal ».

Le Soleil, à mille lieux de ce sujet, traite de la participation du président de la République à la TICAD 7 au Japon. Le journal publie à sa Une un extrait de l’intervention de Macky Sall : « Une croissance inclusive est gage de paix sociale ».

Le Soleil signale par ailleurs « d’importants engagements du Japon en faveur du Sénégal », dans des domaines tels que la santé, la formation professionnelle et relativement au projet de construction d’une usine de dessalement de l’eau de mer.





Auteur : Aps



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Un mémorandum d’entente entre le CNOSS et la CEA
Le président du Comité National Olympique et Sportif Sénégalais (CNOSS), Mamadou Diagna Ndiaye, membre du Comité International Olympique et Vera Songwe, Secrétaire Exécutive de la Commission Economique pour l’Afrique (CEA), ont paraphé un Mémorandum d’entente visant à « établir un cadre général de coopération » et à « faciliter la collaboration entre les deux institutions dans les domaines d’intérêt commun ».

La signature de ce mémorandum d’entente a eu lieu sous la présidence effective du chef de l’Etat sénégalais Macky Sall, en marge du 7ème Sommet de la TICAD, ouvert mercredi, au Japon, selon un communiqué reçu à l’APS.
A Travers ce document, le CNOSS et la CEA « s’engagent ainsi à travailler ensemble pour renforcer mutuellement leurs expertises, développer des activités de renforcement des capacités et d’assistance technique, en vue de promouvoir un développement économique et social inclusif, durable par le sport, conformément aux missions du CNOSS ».
Selon le communiqué, il s’agit de « contribuer à la mise en œuvre des Objectifs de Développement Durable, à la réduction du chômage et à la participation des jeunes africains aux actions de développement économique et social, en utilisant le sport comme levier, au regard des partenariats multiformes en cours de finalisation par le mouvement olympique ».
Le CNOSS et la CEA « se félicitent de la conclusion de cet accord qui intervient dans le contexte de l’organisation par le Sénégal de la 4ème édition des Jeux Olympiques de la Jeunesse prévue en 2022 ».

Le communiqué souligne que « l’implication de la CEA constitue un jalon important dans la volonté du président Macky Sall de faire des JOJ Dakar 2022, une belle fête de l’Afrique en terre sénégalaise ».
La même source rappelle que Mamadou Diagna Ndiaye a également été désigné pour « représenter le Comité International Olympique au Sommet TICAD 7, au regard des liens étroits entre le CIO et le Japon en perspective des Jeux Olympiques Tokyo 2022 d’une part et le continent africain en vue des Jeux Olympiques de la Jeunesse de Dakar 2022 d’autre part ».
Auteur : Aps



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Fin des vacances : Macky Sall et son gouvernement font leur rentrée mercredi prochain
Après quelques jours de congé, le chef de l'État sera de retour à Dakar dimanche ou lundi prochain. Ce, après un périple en France, plus précisément à Biarritz, et au Japon où il a participé, respectivement, au Sommet du G7 et à la 7e édition de la Ticad. D'ailleurs, renseigne "Les Échos", Macky Sall présidera, mercredi prochain, le conseil des ministres de rentrée du gouvernement.



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Sonko : Une stratégie de mise sous hypnose du peuple ! (Par Abdou Latif Coulibaly)
Quand j’écoute Ousmane Sonko, ou le lis dans la presse, comme dans les deux ouvrages qu’il a publiés ces temps derniers, je me mets à croire que cet homme politique – c’est rare dans notre espace public pour être souligné - a certainement fréquenté des ateliers de média-training, en vue d’une parfaite maîtrise de sa communication pour en faire un atout dans la construction et la diffusion de son projet politique. Nul ne saurait lui contester cette approche de faire la politique. Sauf peut-être pour souligner que dans son optique, il privilège une méthode qui rappelle sur certains points et à bien des égards, une vieille technique de propagande qui a été portée au summum de son art au cours des années 30 et 40.
Certains spécialistes de la communication politique peuvent être tentés d’assimiler sa façon de construire son discours de propagande à celle que l’on nomme la stratégie de mise sous hypnose du peuple. Cette méthode repose essentiellement sur un travestissement translucide et systématique de la réalité observée. Un travestissement translucide monumental qui est élaboré à partir d’un ou de plusieurs faits réels autour du ou desquels on effectue astucieusement une montagne de contrevérités.

Aussi, par ce biais, tente-t-il d’émerveiller et d’embastiller les consciences mais aussi d’embrigader des opinions, par la posture affichée et par l’énormité des choses dites. Il a encore fourni une preuve manifeste lors de sa dernière conférence de presse au cours de laquelle il a parlé de l’or de la Falémé. Comme dans un scénario de film fantastique, il porte toujours à son paroxysme l’invraisemblable. Il joue avec un désarmant aplomb sur la naïveté, l’ignorance et sur la crédulité supposées d’une opinion publique encore en formation, en vue de produire des effets politiques massifs auprès de cette même opinion publique. Sur un a priori parfois trompeur il se laisse convaincre que ses cibles principales accepteront de renoncer, volontairement ou involontairement à user de la raison critique.

Dans un ouvrage publié en 1937 à Paris, Münzenberg, un homme d’Etat et intellectuel allemand nous a expliqué ce que signifie : «la propagande en tant qu’arme en politique». On se rappelle que dans les années 30, un idéologue européen était devenu un véritable virtuose de cet instrument de propagande qu’est devenue la radiodiffusion. Il avait fini de bien expliquer quelle était l’importance de la radio dans la propagande : « Je considère la radio comme le moyen de conditionnement des masses le plus moderne et le plus important qui soit ».

Apparemment, Ousmane Sonko utilise des codes et méthodes similaires pour avoir avec lui les masses. Aujourd’hui, le discours politique construit par lui et ses partisans, veut faire sonner dans l’oreille de certains citoyens l’idée que le politicien Ousmane Sonko signifie la bonne gouvernance, la transparence et la droiture. Voire ! Et comme pourrait dire l’autre, « l’Internet est le moyen de conditionnement des masses le plus moderne et le plus important qui soit ». Pour en revenir au mode opératoire de la propagande de Sonko, on peut observer dans le dernier épisode qu’il livre dans sa série fantastique sur les ressources naturelles du pays, qu’il part d’un fait réel ; l’existence d’un mémorandum d’entente pour ouvrir des négociations qu’il confond volontairement avec un contrat signé en bonne et due forme. Il en arrive ainsi à dire des contrevérités qui peuvent faire frissonner certains esprits simples et soulever leur indignation.
Face aux contrevérités sorties par Ousmane Sonko, le directeur général de la société du fer de la Falémé rétablit la vérité. « Sur les 750 millions de tonnes de réserve de fer sur lesquelles Ousmane Sonko prétend disposer de documents qui indiquent que l’Etat a signé un contrat avec Tosyali, Amadou Camara dément l’honorable député, en précisant : « Ousmane Sonko parle de la totalité des réserves de fer de la Falémé. Il confond le contrat signé avec Arcelor Mittal qui était basé sur la totalité des réserves et celui en cours de négociation avec les turcs avec qui nous négocions sur 1,5 millions de tonnes par an, portant au plus, un 10ème des réserves de la Falémé, pour un total de 70 080 millions tonnes de fer pour une durée de 25 ans». Par ailleurs, le Dg de la MIFERSO indique, pour la bonne information du public, que le contrat dont a parlé Ousmane Sonko au cours de sa conférence de presse, signé le 18 octobre 2018, n’était en réalité qu’un protocole d’accord, signé en vue d’ouvrir des négociations. Il précise également, conformément aux pratiques habituelles observées dans le cadre de négociations commerciales et économiques, vingt (20) points formulés comme demandes par la partie turque devaient faire l’objet d’accords définitifs, en vue de la signature d’un contrat minier entre les deux parties.
Aujourd’hui, précise Amadou Camara sur les vingt points négociés seuls neuf (9) ont fait l’objet d’un accord définitif entre les parties. Tous les avantages fiscaux et autres demandés par les turcs au cours des négociations seront naturellement traités dans le cadre des lois et règlements qui organisent et assurent la gestion des investissements au Sénégal, en particulier les textes relatifs aux Zones économiques spéciales et le Code minier. Sur un autre registre qui conforte celui du DG de la MIFERSO, le Directeur général de l’APIX, Mountaga Sy explique de façon simple ce que l’Etat a fait avec la partie turque : « l’Etat a signé avec la société turque Tosyali une convention promoteur-développeur (…) il s’agit pour la société turque disposant d’un statut de promoteur-développeur, de faire la promotion de la zone économique pour développer la chaîne de valeur dans le domaine de l’unité de fabrication de sidérurgie, d’autre part de développer en y faisant installer plusieurs autres unités industrielles et d’entreprises diverses». M. Sy poursuit ses explications : dans le démenti opposé à Ousmane Sonko, il souligne : «développer une zone économique spéciale dans le sens de la loi sénégalaise implique l’idée que c’est le promoteur qui prend en charge entièrement le financement du développement de la Zone. L’engagement de l’Etat au plan financier est totalement exclu. Il n’en est rien pour la prise en charge des frais liés aux prêts financiers et autres garanties ». M. Sy note, par ailleurs, qu’il n’est pas question, contrairement aux prétentions du député Ousmane Sonko, de donner un permis à la société turque pour lui réserver une quelconque exclusivité pour l’achat de la ferraille produite au Sénégal. Dans cette affaire il est facile de prouver l’amalgame dans le discours de Sonko et de mettre en évidence la volonté du député de propager des contrevérités. Il omet volontairement de citer, pour le bénéfice de l’opinion publique, les dispositions pertinentes des articles du MOU 4 et 5. Il s’est pourtant fondé sur ce même MOU pour tenter de tromper les citoyens. Cet article 4 précise que : « Les stipulations du présent MOU ne constituent pas un engagement ferme et irrévocable des parties de réaliser le projet ni de conclure quelque accord spécifique que ce soit. En outre, aucune stipulation du présent MOU ne confère à une partie le droit d’engager l’autre partie. Jusqu’à ce qu’un contrat définitif en bonne et due forme soit signé par les deux parties si les pourparlers aboutissent, le présent MOU ne constitue qu’une manifestation d’intention pour chacune des parties. Les stipulations du présent MOU sont néanmoins contraignantes entre les parties dans les limites résultant expressément du MOU ». Pour davantage fixer la nature et les limites des obligations découlant de ce MOU l’article 5 dispose : « aucune partie ne pourra formuler des réclamations contre, ni être responsable à l’égard de l’autre partie du fait du MOU notamment en cas de non réalisation du projet ». Tout est clair et limpide. Pourtant Ousmane Sonko n’en persiste pas moins dans sa volonté de tromper l’opinion. Croit-il l’avoir mise sous hypnose ? Aussi, refuse-t-il de considérer les dispositions de l’article 8.1 de la Convention issue des négociations engagées entre l’Etat et la société turque à la suite de la signature d’un MOU qui a abondamment servi Ousmane Sonko. Comme on peut le remarquer, l’article 8.1 de la convention signée à l’issu des négociations engagées entre l’Etat et la société turque, établit ainsi de façon formelle, en mettant en évidence les contrevérités de Ousmane Sonko, les obligations préalables à la construction du complexe sidérurgique : Dans les six (6) mois à compter de la signature de la présente convention et préalablement au démarrage des travaux de construction du complexe, le Promoteur/développeur doit soumettre à l’Administrateur les documents suivants, à condition que la mise à disposition du site affecté à Tosyali ne soit requise pour les compléter :
« a) Evaluation environnementale stratégique ;
b) études d’impact environnemental et social ;
c) plan de gestion environnementale et sociale ;
d) étude de danger ;
e) études hydrogéologiques ;
f) plan de financement ;
g) business plan
On le voit donc, amalgames, confusions volontairement entretenues et grossies à souhait, ont rythmé la conférence de presse du député Ousmane Sonko. La seule chose qui vaille et qui soit stable dans son discours, c’est l’émotion, l’aversion, pour dire le moins. On travaille ainsi en pensant naïvement pouvoir mettre tout un peuple sous hypnose. On veut soumettre le peuple en lui imposant un projet politique faussement présenté sous le manteau de la transparence et de la droiture. Que personne ne s’y trompe ! Comme toujours, « l’art de tous les chefs populistes a consisté à concentrer l’attention des masses sur un seul « ennemi » : Macky Sall et son régime. Ce type de propagande peut un temps fonctionner et prendre quelques naïfs dans son piège, mais elle n’est pas durable. Les Sénégalais doivent se montrer cependant vigilants. La forte démagogie qui la connote consiste à construire une nouvelle doctrine politique sur la base de l’idée de transparence, si douteuse soit-elle, doit être bien comprise par tous. Les pouvoirs publics et tous ceux qui sont opposés aux idées politiques du leader de Pasteef ne doivent nullement se contenter de dire : ce n’est qu’un épiphénomène. Sous ce rapport, la classe dirigeante doit se montrer, face à une telle stratégie, plus proactive et moins réactive, dans la mise en œuvre des systèmes de communication, concernant surtout la gestion de secteurs dans lesquels les citoyens réclament un comportement et des actes de haute transparence. Livrer la bonne information aux citoyens, en temps opportun et par les canaux appropriés, c’est satisfaire leur droit inaliénable à l’information.



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Justice: Adama Gaye n’a pas été entendu
L’audition sur le fond du journal et activiste Adama arrêté pour offense au chef de l’Etat et atteinte à la sûreté de l’Etat n’a pas eu lieu. L’information est confirmée par l’avocat du mis en cause. Le journaliste a été arrêté et placé en garde à vue à cause de ses écrits virulents contre le régime du président de Macky Sall. Il faut comprendre que son face à face manqué avec le doyen des juges d’instruction risque de bouleverser le plan de ses avocats qui avaient prévu de déposer une demande de mise en liberté provisoire, juste après l’interrogatoire.



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Le « Salon Tournant Economie Sociale et Solidaire », une initiative du Ministère de la micro-finance est prévue du 26 octobre au 02 novembre 2019 au Centre des Expositions de Diamniadio. Il s’agit d’un événement d’envergure, dont l’état des lieux des travaux a été fait ce matin pour cerner les contours.
Salon Tournant Economie Sociale et Solidaire -
Le Salon reste une initiative phare dans le développement de la micro-finance. Ainsi, le Secrétaire général du ministère de la micro finance et de l’économie Sociale et Solidaire, Christian Diatta, il reste encore beaucoup à faire pour réussir le pari de l’organisation ou même faire plus que la 1ère édition.
Revenant sur l’historique de ce partenariat, M Diatta rappelle qu’il est né d’une rencontre recentre Macky Sall et le Roi du Maroc. Les deux Chefs d’état ont mis en place un groupe d’impulsion économique avec des commissions pour définir et mettre en place ensembles les mécanismes de fonctionnement.
« Il y a déjà une grande satisfaction sur l’avancement des travaux. Le comité d’organisation va emprunter les voix les plus réalistes pour la réussite de ce rendez-vous. Le lancement de ce salon a eu lieu en juillet dernier à Diamniadio. A ce rendez-vous, 4 stands d’exposition sont ciblés avec comme activités, l’exposition commerciale, l’exposition institutionnelle, le forum scientifique, l’organisation d’une gastronomie des terroirs entre autres », a exposé le Conseiller technique de Madame le ministre Zahra Iyane Thiam nommée Commissaire générale en charge de la préparation du Salon Tournant Économie Sociale Solidaire, Maimouna Sévané.

Sous ce registre, les organisateurs du Salon prévoient de mette en œuvre une véritable synergie de l’ensemble des acteurs avec le patronat sénégalais et tous acteurs socio-économique. D’autres acteurs, précise-t-on, ont suggéré de ratisser large avec une implication les établissements professionnels du Sénégal.

Ngaty Ndoye



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Fer de la Falémé- Moustapha Diakhaté attaque le DG de l’APIX et la ministre des Mines
La posture adoptée par l’ancien chef de cabinet du Président Macky Sall, Moustapha Diakhaté, suite aux révélations de Sonko sur le deal supposé en l’Etat du Sénégal et les turcs sur le fer de falémé, ne va pas plaire au régime.

Selon Pressafrik, l’ancien parlementaire fustige l’attitude Ministre des Mines et le Directeur de l’APIX qui ont attendu les accusations du leader du parti Pastef, Ousmane Sonko pour envahir les plateau de télé présenter à l’opinion nationale l’état d’avancement des négociations entre l’Etat sénégalais et l’Entreprise turque Tosyali Holding.

Moustaoha Diakhaté affirme que, « C’est ce qu’il ne faut surtout pas faire dans une démocratie d’opinion comme celle du Sénégal où, désormais, l’accusation équivaut à la culpabilité »

Pour lui, « il urge de tirer toutes les conséquences de la dernière révision constitutionnelle proclamant les ressources naturelles comme patrimoine du Peuple sénégalais et érigeant la transparence comme leur mode de gouvernance », suggère t-il.

Car, dit-il, la constitution en son article 25-1 dispose, en effet, que : « Les ressources naturelles appartiennent au peuple. Elles sont utilisées pour l’amélioration de ses conditions de vie ».

Donc « l’exploitation et la gestion des ressources naturelles doivent se faire dans la transparence et de façon à générer une croyance économique, à promouvoir le bien-être de la population en général et à être écologiquement durables. L’Etat et les collectivités territoriales ont l’obligation de veiller à la préservation du patrimoine foncier. »

« Dans la droite ligne de cette réforme majeure, l’Assemblée nationale où siègent les représentants constitutionnels du Peuple doit être mieux impliquée dans le processus validation et d’approbation des accords relatifs aux ressources naturelles du Sénégal. Les discussions ouvertes à la Presse nationale sur les projets de Convention entre la République et tout promoteur-développeur en commissions et en plénières à l’Assemblée nationale, dans des débats libres et sans concession, sont les meilleures garanties de la transparence, de l’information des populations et la préservation des intérêts nationaux », conclut –il dans une note publiée sur sa page Facebook.



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Le Président Macky Sall a tout simplement annulé le projet intial défini par Arcélor Mital et la société Miferso. De quoi s'agit-il ? L'Etat du Sénégal, sous le régime de Me Abdouluye Wade, avait signé une convention avec Arcélor Mittal pour l'exploitation de la mine de fer de la Falémé, la construction d'un chemin et d'une université spécialisée sur les mines et d'un port minéralier. Avant la chute du régime de Me Abdoulaye Wade, l'Etat du Sénégal, pour non respect du cahier des charges, avait esté en justice contre Arcelor Mital. Le dossier avait attéri devant la Cour Internationale d'arbitrage de Paris, avec une plainte de l'Etat du Sénégal contre le géant mondial de la sidérurgie. Arcélor Mital n'avait pas respecté ses engagement et le Sénégal réclamait des dommages et intérêts.
Toute la vérité sur la cession des Mines de fer de Falémé aux Turcs sans appel d'offres
La Cour Internationale d'Arbitrage de Paris avait statué sur la question et le Sénégal s'était attaché les services de deux avocats français, Mes Rasseck Bourgi et Sébastien Bonnard. Pour Me Bourgi, le quotidien "Enquête" avait joint son cabinet pour avoir les détails de la procédure.

A l'époque prétextant la crise financière internationale, Mittal avait soutenu qu'il était dans l'incapacité de respecter les 25 millions de tonnes de fer qu'il devait produire par an. Pis, le numéro 1 mondial de la sidérurgie avait également fait savoir au Sénégal qu'il ne pouvait plus construire le chemin de fer, ni le port minéralier qui faisaient partie de la convention de concession. Arcélor s'était rétracté ou disant n'être mesure de produire que 2 millions de tonnes de fer par an ( contre les 25 millions prévus par le contrat).

Et pour le transport de fer, il proposait de le faire... avec des camions. "Le Sénégal a naturellement refusé les révisions du géant de l'acier. S'en est suivie une procédure de conciliation et une échange de correspondances avec des propositions et des contre-propositions qui ne satisferont pas le Sénégal, qui campait sur le contrat signait en février 2007. C'est à dire outre, l'exploitation du gisement estimé à 750 millions de tonnes, Arcelor Mittal devait investir environ 2,2 milliards de dollars pour un complexe qui comprendrait le développement de la mine, la construction d'un nouveau port près de Dakar, ainsi que le développement d'environ de 750 km d'infrastructures ferroviaires pour relier la mine du port. Sans compter les milliers d'emplois directs ou indirects que cette exploitation devait générer. Signes avant-coureurs...", écrit le journal "Enquête".


L'ancien ministre d'Etat, ministre des Mines, Abdoulaye Baldé avait parlé, devant l'Assemblée nationale, d'une éventualité d'une saisine des juridictions. Pour le projet Arcelor Mittal, il ne faut pas se voiler la face, il y a eu quelques difficultés dans l'exécution de ce contrat. Arcelor Mittal a été confronté, dans un premier temps, à la crise économique mondiale. Ce qui a fait qu'aussi bien les convention minière, aéroportuaire, que ferroviaire, qui avaient signées, tous ces programmes n'ont pas pu être exécutés.

LA GENESE DE L'AFFAIRE

C'est en février 2007 que le Sénégal avait signé une contrat avec Arcelor Mittal ( né de la fusion entre le groupe européen, Arcelor et de l'indien Mittal Steel). Le numéro 1 mondial de la sidérurgie promettait un investissement de 2,2 milliards de dollars (plus de 1000 milliards FCFA) pour exploter le fer de Falémé. L'importance de ce financement était à la mesure des investissements projetés pour exploiter des réserves de fer estimées à 750 millions de tonnes. Il s'agissait de construire un port minéralier à Bargny et de rénover (ou construire) 750 km de chemin de fer reliant la mine au port de Bargny.

Le géant mondial de l'acier s'engageait à produire, à partir de 2011, 15 à 25 millions de tonnes de fer par an. Ce qui devait générer plus de 10 000 emplois directs et indirects. Les décrets présidentiels lui attribuaient une concession de 25 ans. Mais le Sénégal en application du code minier, avait gratuitement 10% des actions dans le capital de la société d'exploitation, alors que le secteur privé local devait avoir droit à 25% des actions.


Autres avantages pour le Sénégal : la construction d'une unité sidérurgie, dont 10% de la production reviendra au Sénégal, qui aura la latitude de l'écouler sur le marché international ou de le vendre à Arcelor Mittal. Les finances publiques devaient ainsi récolter, chaque année près de 115 millions d'euros. Soit plus de 75 milliards FCFA.

Mais avant Arcelor Mittal, le Sénégal avait signé un contrat avec les Sud Africains de Kumba Iron Ressources. Chassé du Sénégal pour non respect des engagements, Kumba avait attrait le Gouvernement au tribunal arbitral de Bruxelles et lui avait réclamé plus de 304 milliards FCFA de dommages et intérêts. Mais l'affaire sera finalement réglée à l'amiable.

QUI ARRETERA MACKY SALL ?

C'est en 2007qu'Arcelor Mittal s'est vu octroyer une concession pour l'exploitation des minerais de la Falémé (Miferso), avant de se retirer sans fournir d'explications convaincantes. A l'époque, l'Etat du Sénégal l'avait signée devant la Cour arbitrale de Paris. En 2014, cette dernière a tranché en faveur su Sénégal et il restait à fixer le montant de l'amende. Avec le changement de régime, la procédure d'arbitrage a été arrêté, moyennant 75 milliards FCFA (141, 7 millions de dollars), contre les 2500 milliards milliards réclamés par l'ancien régime. Le paiement de cette somme n'a jamais fait l'objet de trace dans le budget du Sénégal (LFR).

La Société des mines de Fer du Sénégal oriental (Miferso), en octobre 2016, organisait une table-ronde des partenaires potentiels et acteurs intéressés par l'exploitation de ses potentialités minières. Cette rencontre avait en registré la participation d'une trentaine d'entreprises d'origines chinoise, coréenne, française, américaine, sud-africaine et sénégalaise, toutes intéressées par ladite exploitation. Une délégation du Ministère de l'Industrie et des Mines s'était alors envolé de Dakar pour se rendre en Afrique du Sud.

Ce déplacement qui entre dans le cadre des sept manifestations d'intérêt ayant été enregistrées, au lendemain de la table-ronde, a permis au DG de la Miferso de visiter les installation de deux sociétés minières sud-africaines. Au terme de laquelle visite, il espère qu'avec l'onction des autorités, Miferso et ces entreprises qui s'activent dans le chemin de fer et le domaine portuaire, pourront nouer un partenariat fécond. A partir de ce moment, le Président Macky Sall aurait du exiger un appel d'offres international pour ne pas tomber dans les mêmes travers du passé.

Le projet aurait dû créer plus 10 000 emplois et rapporter, chaque année, 154 millions d'euros à l'Etat.

D

On estime d 'ailleurs que la production de fer au Brésil et en Australie suffit à satisfaire la demande mondiale. Alors, il y a la possibilité de scinder le projet, à défaut d 'avoir un repreneur. Il s agirait de l 'éclater en trois : la mine , un port minéralier construit à travers un partenariat public-privé avec les industries sénégalaises et le chemin de fer que l 'on pourrait développer avec le Mali pour l 'exploitation du fer et de la bauxite [dans la ville malienne de Faléa]. Ces deux dernières installations vendront leurs services à la mine de fer.
Le port minéralier a été octroyé sans appel d 'offres à une société dont le gérant est un ami du Président Macky Sall.

Le consortium sud-africain, formé par Transnet et Ntonga, a signé en mai 2016 un protocole d 'accord de deux ans, extensible, pour mener à bien une étude de faisabilité bancable. Les rÈsultats préliminaires seront connus au premier trimestre 2017, la levée d option attendra les résultats définitifs et l'aval des banques, au second trimestre 2018, soit, dans le cas favorable, un projet opérationnel vers 2021-2022 et en plein régime vers 2024-2025. Quand le protocole a été signé, le prix de vente du fer était de 53 $ la tonne. Il est remonté à 75 $ en décembre 2016 et devrait se stabiliser ‡ 80$ ; ce qui contribuerait à la viabilité du projet. Le coût de revient projeté étant de 35 $ ‡ 40 $ la tonne chargée sur le bateau (tous frais compris : concession, infrastructures, frais bancaires, énergie, etc.), le taux de marge serait alors de 50.


Dakartimes




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Police, gendarmerie, armée : Macky Sall réorganise les Services de renseignements

Les directions générales des renseignements intérieurs et extérieurs (DGRI et DGRE) sont, désormais, placées sous la tutelle d’une Délégation générale au renseignement national (DGRN) dirigée par l’amiral Papa Farba Sarr.

En procédant à une réorganisation aussi profonde, Macky Sall a pris un pari risqué, mais gagné au finish, quand on voit l’excellence des rendus des différents services, même si la machine tarde encore à être huilée.

En effet, le chef de l’État a réussi la solidarité entre Corps (Police, Gendarmerie, Armée) et un Commandement unifié, à travers la nomination d’un Délégué général au Renseignement national qui a rang de ministre.

Macky Sall a aussi évité l’erreur de Wade qui avait scindé la Direction de la Sûreté de l’État en deux entités : Direction de la surveillance du territoire (Dst) et Direction de la police de l’air et des frontières avec, chacune, son propre directeur du Renseignement.



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