Le Président Macky Sall a tout simplement annulé le projet intial défini par Arcélor Mital et la société Miferso. De quoi s'agit-il ? L'Etat du Sénégal, sous le régime de Me Abdouluye Wade, avait signé une convention avec Arcélor Mittal pour l'exploitation de la mine de fer de la Falémé, la construction d'un chemin et d'une université spécialisée sur les mines et d'un port minéralier. Avant la chute du régime de Me Abdoulaye Wade, l'Etat du Sénégal, pour non respect du cahier des charges, avait esté en justice contre Arcelor Mital. Le dossier avait attéri devant la Cour Internationale d'arbitrage de Paris, avec une plainte de l'Etat du Sénégal contre le géant mondial de la sidérurgie. Arcélor Mital n'avait pas respecté ses engagement et le Sénégal réclamait des dommages et intérêts.
Toute la vérité sur la cession des Mines de fer de Falémé aux Turcs sans appel d'offres
La Cour Internationale d'Arbitrage de Paris avait statué sur la question et le Sénégal s'était attaché les services de deux avocats français, Mes Rasseck Bourgi et Sébastien Bonnard. Pour Me Bourgi, le quotidien "Enquête" avait joint son cabinet pour avoir les détails de la procédure.

A l'époque prétextant la crise financière internationale, Mittal avait soutenu qu'il était dans l'incapacité de respecter les 25 millions de tonnes de fer qu'il devait produire par an. Pis, le numéro 1 mondial de la sidérurgie avait également fait savoir au Sénégal qu'il ne pouvait plus construire le chemin de fer, ni le port minéralier qui faisaient partie de la convention de concession. Arcélor s'était rétracté ou disant n'être mesure de produire que 2 millions de tonnes de fer par an ( contre les 25 millions prévus par le contrat).

Et pour le transport de fer, il proposait de le faire... avec des camions. "Le Sénégal a naturellement refusé les révisions du géant de l'acier. S'en est suivie une procédure de conciliation et une échange de correspondances avec des propositions et des contre-propositions qui ne satisferont pas le Sénégal, qui campait sur le contrat signait en février 2007. C'est à dire outre, l'exploitation du gisement estimé à 750 millions de tonnes, Arcelor Mittal devait investir environ 2,2 milliards de dollars pour un complexe qui comprendrait le développement de la mine, la construction d'un nouveau port près de Dakar, ainsi que le développement d'environ de 750 km d'infrastructures ferroviaires pour relier la mine du port. Sans compter les milliers d'emplois directs ou indirects que cette exploitation devait générer. Signes avant-coureurs...", écrit le journal "Enquête".


L'ancien ministre d'Etat, ministre des Mines, Abdoulaye Baldé avait parlé, devant l'Assemblée nationale, d'une éventualité d'une saisine des juridictions. Pour le projet Arcelor Mittal, il ne faut pas se voiler la face, il y a eu quelques difficultés dans l'exécution de ce contrat. Arcelor Mittal a été confronté, dans un premier temps, à la crise économique mondiale. Ce qui a fait qu'aussi bien les convention minière, aéroportuaire, que ferroviaire, qui avaient signées, tous ces programmes n'ont pas pu être exécutés.

LA GENESE DE L'AFFAIRE

C'est en février 2007 que le Sénégal avait signé une contrat avec Arcelor Mittal ( né de la fusion entre le groupe européen, Arcelor et de l'indien Mittal Steel). Le numéro 1 mondial de la sidérurgie promettait un investissement de 2,2 milliards de dollars (plus de 1000 milliards FCFA) pour exploter le fer de Falémé. L'importance de ce financement était à la mesure des investissements projetés pour exploiter des réserves de fer estimées à 750 millions de tonnes. Il s'agissait de construire un port minéralier à Bargny et de rénover (ou construire) 750 km de chemin de fer reliant la mine au port de Bargny.

Le géant mondial de l'acier s'engageait à produire, à partir de 2011, 15 à 25 millions de tonnes de fer par an. Ce qui devait générer plus de 10 000 emplois directs et indirects. Les décrets présidentiels lui attribuaient une concession de 25 ans. Mais le Sénégal en application du code minier, avait gratuitement 10% des actions dans le capital de la société d'exploitation, alors que le secteur privé local devait avoir droit à 25% des actions.


Autres avantages pour le Sénégal : la construction d'une unité sidérurgie, dont 10% de la production reviendra au Sénégal, qui aura la latitude de l'écouler sur le marché international ou de le vendre à Arcelor Mittal. Les finances publiques devaient ainsi récolter, chaque année près de 115 millions d'euros. Soit plus de 75 milliards FCFA.

Mais avant Arcelor Mittal, le Sénégal avait signé un contrat avec les Sud Africains de Kumba Iron Ressources. Chassé du Sénégal pour non respect des engagements, Kumba avait attrait le Gouvernement au tribunal arbitral de Bruxelles et lui avait réclamé plus de 304 milliards FCFA de dommages et intérêts. Mais l'affaire sera finalement réglée à l'amiable.

QUI ARRETERA MACKY SALL ?

C'est en 2007qu'Arcelor Mittal s'est vu octroyer une concession pour l'exploitation des minerais de la Falémé (Miferso), avant de se retirer sans fournir d'explications convaincantes. A l'époque, l'Etat du Sénégal l'avait signée devant la Cour arbitrale de Paris. En 2014, cette dernière a tranché en faveur su Sénégal et il restait à fixer le montant de l'amende. Avec le changement de régime, la procédure d'arbitrage a été arrêté, moyennant 75 milliards FCFA (141, 7 millions de dollars), contre les 2500 milliards milliards réclamés par l'ancien régime. Le paiement de cette somme n'a jamais fait l'objet de trace dans le budget du Sénégal (LFR).

La Société des mines de Fer du Sénégal oriental (Miferso), en octobre 2016, organisait une table-ronde des partenaires potentiels et acteurs intéressés par l'exploitation de ses potentialités minières. Cette rencontre avait en registré la participation d'une trentaine d'entreprises d'origines chinoise, coréenne, française, américaine, sud-africaine et sénégalaise, toutes intéressées par ladite exploitation. Une délégation du Ministère de l'Industrie et des Mines s'était alors envolé de Dakar pour se rendre en Afrique du Sud.

Ce déplacement qui entre dans le cadre des sept manifestations d'intérêt ayant été enregistrées, au lendemain de la table-ronde, a permis au DG de la Miferso de visiter les installation de deux sociétés minières sud-africaines. Au terme de laquelle visite, il espère qu'avec l'onction des autorités, Miferso et ces entreprises qui s'activent dans le chemin de fer et le domaine portuaire, pourront nouer un partenariat fécond. A partir de ce moment, le Président Macky Sall aurait du exiger un appel d'offres international pour ne pas tomber dans les mêmes travers du passé.

Le projet aurait dû créer plus 10 000 emplois et rapporter, chaque année, 154 millions d'euros à l'Etat.

D

On estime d 'ailleurs que la production de fer au Brésil et en Australie suffit à satisfaire la demande mondiale. Alors, il y a la possibilité de scinder le projet, à défaut d 'avoir un repreneur. Il s agirait de l 'éclater en trois : la mine , un port minéralier construit à travers un partenariat public-privé avec les industries sénégalaises et le chemin de fer que l 'on pourrait développer avec le Mali pour l 'exploitation du fer et de la bauxite [dans la ville malienne de Faléa]. Ces deux dernières installations vendront leurs services à la mine de fer.
Le port minéralier a été octroyé sans appel d 'offres à une société dont le gérant est un ami du Président Macky Sall.

Le consortium sud-africain, formé par Transnet et Ntonga, a signé en mai 2016 un protocole d 'accord de deux ans, extensible, pour mener à bien une étude de faisabilité bancable. Les rÈsultats préliminaires seront connus au premier trimestre 2017, la levée d option attendra les résultats définitifs et l'aval des banques, au second trimestre 2018, soit, dans le cas favorable, un projet opérationnel vers 2021-2022 et en plein régime vers 2024-2025. Quand le protocole a été signé, le prix de vente du fer était de 53 $ la tonne. Il est remonté à 75 $ en décembre 2016 et devrait se stabiliser ‡ 80$ ; ce qui contribuerait à la viabilité du projet. Le coût de revient projeté étant de 35 $ ‡ 40 $ la tonne chargée sur le bateau (tous frais compris : concession, infrastructures, frais bancaires, énergie, etc.), le taux de marge serait alors de 50.


Dakartimes




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