Les changements souhaités en matière de développement territorial, avec la mise en œuvre de cette politique de décentralisation, sont loin d’être à la hauteur des espoirs suscités. Puisqu’étant jusque-là caractérisés par une concentration sur les aspects institutionnel, politique, social et technique. Selon le Chef de l’Etat, Macky Sall, il urge de « s’arrêter et apprécier objectivement la dynamique de décentralisation, dans tous ses contours » et de « construire, dans le cadre d’un dialogue, consensuel et prospectif, le renouveau de la modernisation de l’Etat, à travers une décentralisation cohérente dans ses principes, et performance dans sa mise en œuvre ».
Renouveau de la modernisation de l’Etat Angolais: Une initiative devant passer par une décentralisation cohérente dans ses principes
Le Gouvernement du Sénégal a opté pour «la refondation majeure de l’action territoriale de l’Etat, à travers la réforme dénommée « Acte III de la décentralisation». Cette réforme, qui projette d’« organiser le Sénégal en territoires viables, compétitifs et porteurs de développement durable», s’adosse, ainsi à « l’option de territorialisation. Celle-ci, en revisitant la démarche de conception et de mise en œuvre des politiques publiques, va permettre de bâtir le développement du Sénégal à partir des opportunités, atouts et potentialités de chaque terroir».

La territorialisation des politiques publiques, reconnaît-il, prépare des changements importants dans le champ du développement local et territorial et s’insère parfaitement dans les orientations du Plan Sénégal Emergent à l’horizon 2035. Elle traduit « l’option de matérialiser l’ancrage de la cohérence territoriale pour une architecture administrative simplifiée, de clarifier les compétences entre l’Etat et les collectivités territoriales, de développer la contractualisation entre les deux niveaux décisionnels et de moderniser la gestion publique territoriale sous-tendue par une réforme résolue des finances locales et une promotion soutenue de la qualité des ressources humaines ».

Avec la première phase de l’Acte III de la décentralisation, le Sénégal dispose, actuellement, de deux ordres de collectivités territoriales : Il s’agit de la commune : comme échelon de gestion et de développement à la base, avec la communalisation intégrale qui a supprimé les communautés rurales et les communes d’arrondissement. Et, le département, échelon intermédiaire, qui met en synergie des communes partageant un vécu et des potentialités spécifiques dans une dynamique d’intégration entre le rural et l’urbain.


Le Ministre reste d’avis que l’Acte III de la décentralisation, évalué sur instruction de Macky Sall, permettront de formuler des recommandations en vue d’aller à sa seconde étape. Les résultats ont déjà permis de renforcer les capacités de maîtrise d’ouvrage des collectivités territoriales, de rénover les mécanismes de transfert de l’Etat vers les collectivités territoriales, à savoir le Fonds d’Equipement des Collectivités territoriales (FECT) et Fonds de Dotation de la Décentralisation (FDD).

Ces mêmes résultats ont permis de réviser le système de fiscalité locale avec la mise en œuvre de la Contribution économique locale (CEL) composée d’une CEL valeur locative et d’une CEL valeur ajoutée, mener des réflexions approfondies sur les mécanismes de financement innovant : Partenariat Public-Privé (PPP), Emprunts, Fonds miniers et Fonds vert décentralisés. Mais aussi, de formuler une stratégie de formation, dont sa mise en œuvre dans le cadre de renforcement de capacités va améliorer la performance des élus et autres acteurs territoriaux.

Projet de ré-implémentation de l’Angola

Sous ce registre, le Ministre Angolais, ALMEIDA a considéré que la délégation bien structurée dans une perspective de partenariat entre les deux pays est un signe que les pays africains peuvent travailler ensemble et en synergie. L’Angola a connu une forte période de colonisation, des conflits longs, ayant conditionnés le développement de l’Angola. Et, le cessez-le feu est intervenu en 2002, avant l’installation des bases d’un développement harmonieux. C’est dans ce sens, dira-t-il, qu’un projet de ré-implémentation du pays a été mis en place après la normalisation de la vie démocratique, suivant trois élections.

A retenir que l’Angola a décidé de poursuivre le processus financier et institutionnel en 2017. Des élections locales en vue, explique la collaboration avec les pays voisins et tels que le Sénégal pour s’inspirer de son expérience

Leral







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