Dans un communiqué publié hier, intitulé : «Investissement en Afrique : le Sénégal dans le top 5 des pays les plus attractifs», l’Apix vante les mérites du pays de Macky Sall. Le communiqué affirme que «le Sénégal a démontré, à une échelle qui tient largement la comparaison avec les meilleures économies du monde, une parfaite gestion de la pandémie, pendant les phases aigues de la crise sanitaire, sous la conduite de Son Excellence Macky Sall, Président de la République».
Éditorial : Monsieur le président lisez-nous avant de nommer vos ministres
Le texte de l’Apix ajoute que «l’Index d’Attractivité des Investissements en Afrique, publié par le Cabinet Deloitte, le 23 septembre 2020, en partenariat avec AFrica Ceo Forum, classe le Sénégal et le Ghana dans le premier cercle de meilleures destinations d’investissements devant l’Afrique du Sud et l’Ethiopie». Selon l’Apix toujours, «ce sont les deux pays du Top 5 qui ont eu une perspective positive par rapport à l’année 2019 (Mars 2019)».

L’Apix a rappelé que «le Sénégal est classé à la 4ème place et a progressé de cinq (5) places par rapport à 2019, où il était classé 9ème». Et, «il partage le TOP 5 Africain avec la Cote d’ivoire, le Kenya, le Ghana et devant le Rwanda sur les 53 pays du continent». De l’avis de l’Apix, «l’index repose sur les réponses fournies par les chefs d’entreprise africains à la question suivante : «Quels pays africains vous semblent les plus attractifs pour investir à l’heure actuelle ?».

Alors, pour le rapport, «l’esprit de résilience est frappant pour tous secteurs confondus en Afrique. 80% des répondants à l’enquête affichent un niveau de confiance élevé sur les perspectives du continent à long terme, alors qu’ils n’étaient que 73% l’an passé. En témoigne, le fait qu’ils sont majoritairement convaincus (60%) que 2021 leur offrira « un retour à la normale» en terme d’activités».
 
Une dynamique à renforcer


Voilà une belle dynamique que les ministres du futur Gouvernement devront renforcer, car de belles perspectives se dégagent et elles naissent de la gestion efficace de la pandémie. La solidarité internationale en destination des pays faibles a fortement contribué à une meilleure gestion de la Covid-19 au Sénégal, qui a bénéficié d’importants appuis budgétaires venus des partenaires techniques. C’est fort de tout cela que le chef de l’Etat sénégalais, Macky Sall, a conçu son Plan pour relancer l’économie. Ainsi est né le Plan de Relance économique et sociale (PRES), avec un Plan d’Actions Prioritaires (PAP) validé par l’Assemblée nationale et par les Institutions financières internationales.
Alors, pour sa mise en œuvre, le PRES exige un changement d’hommes (de gouvernement) et d’approche, un nouvel engagement et une volonté commune de tous les acteurs, d’aborder l’avenir ensemble. C’est en partie le sens qu’il faut donner à la dissolution du Gouvernement. Il est alors évident que la réalisation du PRES doit être assumée par des hommes et des femmes prêts pour cette Mission d’une haute portée économique et sociale indiscutable.
Il s’agit, là, de maintenir cette dynamique positive déjà enclenchée avec ce Budget 2021 estimé à 4589,15 milliards de FCFA, rigoureusement planifié par les services du ministre des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo. Voilà, pourquoi le président de la République devra bien analyser la portée de ses choix des hommes, dans la mise en place du prochain Gouvernement.
En plus, la dissolution du Gouvernement, presque à la veille du démarrage du marathon budgétaire, prouve que le président de la République a bien salué le travail remarquable effectué par la Direction du Budget, dans la mesure où les futurs ministres n’auront aucune difficulté pour comprendre l’architecture budgétaire et ses composantes pour pouvoir dérouler sans hic.
 
Faire renaitre l’espoir pour mieux aborder l’après-Covid-19


C’est maintenant que le «Yaakaar» de «l’Apr Yaakaar» trouve tout son sens, car les Sénégalais attendent de voir un Gouvernement qui fera renaître l’espoir (Yaakaar) dans les quartiers, dans les entreprises, dans les foyers, avec une forte présence de jeunes disposés à servir leur pays et à faire des résultats ; c’est-à-dire des jeunes qui en veulent parce qu’envahis par un besoin pressant de prouver leur savoir-faire. La jeunesse symbolise l’espoir et l’avenir. Et l’élection d’Abdou Mbow comme premier vice-président à l’Assemblée nationale laisse croire que le Président Macky Sall commence à faire confiance aux jeunes. Ce qui est un bon signe…
Lorsque la Covid-19 a enjambé nos frontières pour s’inviter dans nos quartiers, le président de la République a déclaré que le Sénégal était en guerre. Or, pour gagner une guerre, il faut disposer d’une armée de jeunes courageux, compétents et euphoriques devant l’envie de vaincre. Et c’est dans la pratique qu’ils (ces jeunes) gagneront en expérience et en savoir-faire. Macky Sall doit alors faire confiance à la jeunesse, aux nouveaux noms, aux nouveaux visages, afin d’éviter de faire un neuf avec du vieux grabataire. Même s’il faut s’ouvrir à l’Opposition, il faudrait choisir de jeunes opposants compétents et prêts à servir leur pays, en toute honnêteté, puisque le Sénégal n’a pas besoin de ministres opposants combinards, à l’instar de certains ministres issus de partis alliés de l’Apr.
 
Mettre fin au compagnonnage avec les alliés saboteurs


Certains alliés du Président Macky Sall ne travaillaient pas, parce qu’ils ne se sentaient pas directement concernés. Pour ces alliés, seuls l’Apr et son leader doivent rendre compte et pas eux. Ils sont dans le Gouvernement, uniquement pour entretenir leurs intérêts particuliers ou pour nourrir une ambition personnelle. Ils gardent les SMS, les documents confidentiels comme arme politique pour préparer le jour de la rupture. Ils ne se donnent jamais à fond et dans leurs actes, ils n’assument que rarement les positions présidentielles.
C’est pareil aussi pour certains ministres pourtant grands responsables de l’Alliance pour la République (Apr). Le «gagner ensemble, gouverner ensemble» ne doit plus être de rigueur dans le Sénégal. Que celui qui a gagné gouverne avec ses hommes de confiance, sans être prisonnier des quotas de partis alliés qui ne lient pas le citoyen. Devant l’habitant de Wack Ngouma, de Gnibi, de Keur Souley Thiam, devant le menuisier, le fonctionnaire, le paysan, la vendeuse de poissons etc., seul Macky Sall rendra compte, en l’absence de ces partis alliés. Alors, qu’il refuse d’être esclave de sa coalition.

Ils ne travaillaient plus, et le Président Sall en était conscient. D’ailleurs, il avait pris la décision de changer ce Gouvernement depuis plusieurs mois. Seulement, certains ministres étaient allés pleurnicher à Tivaouane et Touba. D’autres ont fait loger des marabouts dans certains hôtels dakarois pour tenir mystiquement le «boss».  Pire, le Président Sall avait certainement remarqué les conflits entre certains ministres, mais aussi entre des directeurs généraux et leurs ministres de tutelle. S’ajoutent à tout cela la routine dans les Ministères, la démobilisation de certains membres du Gouvernement, qui faisaient du service minimum, la léthargie dans la gestion de certains dossiers, le sabotage jamais assumé.

Il n’est pas rare de remarquer le chef de l’Etat évoquer un dossier, pendant deux Conseils des ministres successifs, du fait d’un manque de suivi de la part d’un ministre. Par exemple, le Président a donné des instructions pour que toutes les mesures soient prises pour une bonne rentrée des classes, lors du Conseil des ministres du 14 octobre 2020. Et pourtant, jusqu’à ce jour, toutes les écoles des quartiers de Keur Massar sont toujours dans les eaux de pluies. Ils vont attendre le jour de l’ouverture des classes pour désherber et évacuer l’eau ; ce qui fera perdre plusieurs semaines aux apprenants. Manque de suivi !
 
Réussir la gestion de l’après-Covid-19


Le Président Macky Sall qui ambitionne d’engager l’après-guerre contre la Covid-19, ne pouvait plus continuer à travailler avec des ministres démotivés et sans âme. Il lui fallait des «ministres-soldats» prêts à descendre sur le terrain pour apporter leur pierre dans cette œuvre de reconstruction nationale dans l’après-Covid-19.


Mais, pour relever les défis économiques du futur, un Gouvernement ne suffira pas. On vient d’en dissoudre un, il faut alors une conjugaison des efforts, une unité des cœurs et une volonté sincère et partagée pour servir son pays car, au sortir d’une guerre, les fils du pays doivent s’unir pour relever les défis de la Reconstruction et de la Relance. Toutes les économiques, qui se sont relevées au lendemain de la 2e guerre mondiale, l’ont réussi dans l’unité et dans un élan patriotique.
Le Président Macky Sall n’a pas d’autres choix. Il doit réunir tous les fils de ce pays, s’il veut réellement réussir sa gestion de l’après-Covid-19 et, ensuite, atteindre ses objectifs de développement. Pour cela, il devra éviter de surfer sur les considérations partisanes. Il doit s’ouvrir aux autres, en tout cas à ceux qui acceptent de s’oublier et d’oublier leur petit parti, pour l’intérêt général. Nos nombreux petits politiques, nos petites personnes exposées à la transformation biologique, nos ambitions personnelles infinitésimales face aux aspirations du peuple, nos adversités destructives inspirées d’une jalousie mal contenue, doivent être inhumés dans les cimetières d’un nationalisme unitaire et productif.
Macky Sall doit, par ailleurs, rompre les cordes qui l’enchaînent avant sa livraison à ses alliés de Benno, comme un otage. Il devrait réfuter toute emprise sur sa personne, en articulant sa gouvernance autour de trois points : l’Unité, le Travail et le Résultat.
 
Inventer un modèle sénégalais de gouvernance économique et politique


Le Président Macky Sall doit marquer les esprits. Il doit montrer, à la face du monde, que les Africains sont capables de porter leur propre développement, en comptant sur leur...



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