« Toute autorité qui se sera tue devant les propos gravissimes du député de l’APR, risque de perdre toute crédibilité aux yeux du peuple. »
L’UNITÉ NATIONALE EN PÉRIL, LA COHÉSION SOCIALE MENACÉE

Depuis quelques jours, le débat public est fortement pollué par les gravissimes déclarations du député de l’APR Aliou Dembourou SOW devant un public essentiellement composé de membres de son ethnie. Il a osé, sans gêne et avec une audace insultante, demandé à ses partisans de s’armer de machettes pour s’en prendre physiquement, et certainement férocement, aux détracteurs et autres contempteurs du Président Macky Sall qui s’opposeraient à la troisième candidature de ce dernier. 

 

Les faits sont d’une gravité incommensurable ; jamais un membre de la représentation nationale n’a eu à tenir de tels propos constitutifs de plusieurs infractions, notamment, un appel au meurtre massif et à une tuerie collective de citoyens qui n’ont eu que le tort de vouloir faire respecter les dispositions claires, nettes et sans ambiguïté de notre Constitution ou il est dit que « Nul ne peut faire plus de deux mandats 

consécutifs ».

 

Il ne faudrait surtout pas se contenter de s’indigner des déclarations injurieuses, scandaleuses, abjectes et monstrueuses du sieur Aliou Sow et de n’en faire qu’une analyse superficielle. Une réflexion approfondie prouverait facilement et à suffisance que les propos du député de l’APR ne sont, en réalité, qu’une étape supplémentaire, un jalon de plus d’un processus insidieux qui a, depuis longtemps, commencé par des propos, des attitudes, des comportements et des prises de positions apparemment anodins, mais dont la signification réelle a semblé échapper à la vigilance des analystes et autres observateurs de la vie politique et de la scène publique.

 

Ce qui est grave, inquiétant et effrayant, au même titre que l’appel à l’assassinat massif lancé par le député Aliou Sow, c’est le silence coupable et complice des gouvernants de ce pays qui, par une telle attitude qui relève du laxisme et de la complaisance, semblent cautionner cette dérive verbale de leur partisan. Ce silence ne traduit rien de moins que le véritable état d’esprit des tenants du pouvoir qui montrent aux yeux de l’opinion qu’ils n’hésiteraient pas, une seule seconde, à user de tous les moyens pour imposer une troisième candidature de leur chef Macky Sall. On pourrait, sans se tromper, dire que sociopathe Aliou Sow n’a fait que se faire l’écho des zélés sycophantes du Président Macky Sall.

 

Le caractère ethnique des déclarations du quidam Aliou Sow apparait nettement quand il dit qu’après que Macky Sall aura terminé ses mandats, il reviendra à Abdoulaye Daouda Diallo d’assurer la relève, quelqu’un appartenant au même groupe social ; ce dernier n’avait franchement pas besoin d’une si mauvaise publicité le mettant au-devant de la scène d’une manière si abrupte. Au tristement célèbre député d’en rajouter en affirmant que quand on a le pouvoir on ne le lâche pas, on le garde et s’y accroche par tous les moyens, dont le meurtre évidemment. 

 

Et malgré le tollé et l’indignation générale de ses concitoyens dont beaucoup de membres de son ethnie, le tristement célèbre député n’a pas jugé nécessaire encore moins utile de reconnaitre ses dérapages verbaux et de présenter ses excuses. Au contraire, avec une morgue insolente qui caractérise les parvenus, jouant au téméraire, il a cru devoir clamer, à qui veut l’entendre, qu’il n’a rien dit de grave et qu’il est prêt à répéter les mêmes propos devant l’Assemblée nationale.

 

Comme je l’ai dit supra, il y a eu des précédents dont s’est peut-être inspiré Aliou Sow et qu’il a dû interpréter, ayant un très faible coefficient intellectuel, comme un encouragement, une incitation à faire autant, sinon pire. Pour comprendre et par devoir de mémoire, il me semble nécessaire, opportun et très judicieux d’évoquer le passé pour, éventuellement, déterminer les responsabilités personnelles de certaines autorités, notamment le Président Macky Sall qui a eu à tenir publiquement des propos qui ont été interprétés et jugés, à tort ou à raison, inappropriés, maladroits et de nature à saper l’unité nationale et la cohésion sociale.

 

Le Président de la République n’a-t-il pas déclaré que les régions de Matam et de Fatick sont ses titres fonciers ? Pour un Président qui a en charge la destinée de tout un pays, une déclaration aussi mal inspirée et insensée peut créer des frustrations parmi ses concitoyens, et ceux-là qui sont ressortissants de ces deux régions choisies par l...


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