PLUMES CROISEES SUR LE DESTIN D’UN HOMME
IDRISSA SECK : Incompréhension sur
Faut-il connaître pour mieux comprendre, ou comprendre pour mieux connaître ?
Faut-il appartenir pour mieux défendre ou défendre pour mieux appartenir ?
Faut-il être IDRISSA SECK pour susciter autant d’attaques ou faut-il l’attaquer pour qu’il ne soit plus celui qu’il est ?

Pour nous, toute source de contradictions, de débats, de conflits, de désaccords…porte en elle-même la genèse des interrogations, l’enrichissement du débat contradictoire, les acteurs qui s’en mêlent, l’intensité des échanges, voire des contributions et l’indicateur de l’évaluation finale…

Telle est la problématique que soulève le Président IDRISSA SECK qui ne laisse jamais indifférent, silencieux ou verbal, présent ou absent, actif ou inactif…, ni par sa personnalité, ni par sa trajectoire, ni par ses actes, ni par ses appartenances plurielles. Un cas parmi les cas de l’école politique sénégalaise…

Pourquoi, serait-il, si incompris ? Cette incompréhension est-elle justifiée, ou simplement sous-tendue par une pure mauvaise foi, ou une pire méchanceté ? D’un autre côté, le terrain politique, à lui seul, explique-t-il, « le halo négatif », au prononcé de son nom ? De plus, pourquoi, sa vie politique parait être moulée, ou coulée, par ses détracteurs, dans le marbre du mensonge, des allégations ou de la constante dénégation ? Autant de « pourquoi » à aligner à l’infini, qu’il faudra chercher, forcément, à comprendre pour y répondre.

Serait-il réellement « incompris » ? Ceux qui ne l’ont pas compris ont-ils pris le temps de s’auto-comprendre avant de se lancer sur le sinueux chemin de la connaissance de l’autre ? Ceux qui se disent le connaitre l’ont -il suffisamment compris au point de nous le faire connaître ? Les actes et les mots ont leurs conséquences : suffisent-ils à tout connaître ou à tout comprendre ? Avant les actes, n’y a-t-il pas d’autres déterminismes plus pendants ? Pendant les actes n’y a-t-il pas d’autres variables prépondérantes ? Après les actes ne faudrait-il pas tenir comptes des faits dans leur plus-value globale ?  

C’est peut- être pour cette raison que MANDELA a dit : « je ne perds jamais. Je gagne ou j’apprends » et c’est exactement ce que le président IDRISSA SECK aime répéter quand il reprend souvent : la moitié de ton intelligence se trouve chez l’autre »… Il ne s’est jamais considéré comme le plus… Ce sont les autres qui s’en chargent. Mais il s’est juré d’être meilleur, performant et rigoureux dans ce qu’il fera. Bonjour l’ambition. Bonjour la volonté selon la vision d’EINSTEIN :« il y a une force motrice plus forte que la vapeur, l’électricité, que l’énergie atomique : la volonté »

« Mieux vaut mourir incompris que passer sa vie à s'expliquer » (William Shakespeare). Existence bien meilleure, comparée à de sempiternels accommodements, seulement pour plaire, ou pour tirer profit d’une situation, qui in fine va se traduire par un rejet, et une incompréhension condamnée, ou condamnable.

Idrissa Seck, ses militants et sympathisants ne jurent que par lui, ses adversaires pour ne pas dire ses ennemis le haïssent royalement, bien que lui reconnaissant nombre de qualités, et compétences. Attitudes difficiles à cerner chez ceux-ci, parce que ces deux états (à priori) antinomiques les caractérisent (souvent). Et, c’est dans cette contradiction que doit naviguer l’analyste pour tenter de comprendre, les raisons du profond désamour se manifestant, ou s’exprimant quoiqu’il fasse.

En ayant, pourtant, décidé de nommer son parti REWMI (LE PAYS, LA NATION), il a entendu montrer, que son désir s'inscrit dans le seul intérêt majeur du pays (intérêt est entendu au sens de tout ce qui peut être bénéfique). Selon notre appréciation, « Rewmi » aurait pu être un parti d’obédience nationaliste, par le choix du nom, ou par l’amour du pays de son fondateur. D’ailleurs, à bien les analyser, certains slogans, comme « doog jeeng yii », ou « Sénégal d'abord », et tant d’autres expressions dans la bibliothèque lexicale du parti, confirment notre assertion.  

Ces quelques exemples tendraient à montrer, son attachement au PAYS ou à la NATION, comme des valeurs, qui forment le socle de la quintessence de sa croyance, et de son orientation politique. Ces paradigmes et ces principes n’ont de sens traçable que dans la durée et la constance, et le président IDRISSA SECK les a faits siens même, des moments sombres de Rebeuss à la signature du décret pour la présidence du CESE. Le saviez-vous pour mieux le comprendre ?

De notre point de vue, une des raisons du compagnonnage actuel de, Idrissa Seck avec Macky Sall, trouverait un début d’explication dans cette philosophie conceptuelle d’une vision nationaliste. Autrement, être le serviteur de son peuple. Donc, vouloir dépeindre Idrissa Seck, sous les traits de quelqu’un qui n’est mu, que par des intérêts purement personnels, c’est occulter (sciemment ou inconsciemment), toute analyse de fond devant permettre de cerner le personnage politique.

Que d’anfractuosités il a vaincues, pour causes, combien de fois il a été déclaré « mort politiquement », et comme « l’hydre », il a su se surpasser à chaque fois. Comportement en terme de résilience, que Boris Cyrulnik définit comme « l'art de naviguer dans les torrents », malgré lui bien entendu. Dans ce registre, nous pouvons légitimement constater, les raisons avouées du « rejet » (sur lesquelles nous ne reviendrons pas), ne s’appuient pour la plupart, sur aucun fondement objectif, ou ne sont étayées par le moindre début de preuves, c’est pourquoi, elles ne résistent à l’argumentaire le plus léger.

Plus généralement, Idrissa Seck est-il incompris, parce qu’il n’est pas aimé, ou c’est parce qu’il n’est pas aimé qu’il est incompris, à moins que la réponse, à ces questions, ne combine les deux à la fois (désamour et incompréhension). Pareil questionnement a son importance, étant donné qu’il permet de comprendre certaines réactions. A titre d’exemple, sa décision de participer aux côtés de Macky Sall, au redressement de l’Etat, est regardée par certains, sous le prisme d’une promotion personnelle, donc condamnée, alors que, au regard de la situation du pays, elle devait être saluée par une très grande partie de la population.

Pareil jugement relève, cependant d'une vision, ou d'une démarche volontaire de travestissement de la vérité, avec pour but premier de faire maudire. Mais, une telle attitude s’inscrit dans la parfaite constance de ses calomniateurs, puisque, sans que cela soit vérifié, ou recoupé de quelque manière, ceux-ci le couvrent ou le couvriront toujours de très mauvais attributs, pour quelque rumeur ou fait.  


Par contre, permettez-nous de vous poser cette question : pourquoi ses détracteurs sont- ils moins loquaces, plus lucides et moins délirants lorsqu’il s’agit d’autres hommes politiques, pour les mêmes griefs et parfois pires ? Sans doute par surdité et/ou par cécité et/ou par hypocrisie et /ou par haine, ou par ce petit quelque chose indicible.

Certes la désignation d’un ennemi commun fédère en général ceux qui s’y prêtent, les rend unis et forts. Dans le cas du président IDRISSA SECK, la relecture des pages historiques montre que ce sont d’abord ses amis, ses proches du parti qui l’ont si peint en noir que lui-même ne se reconnaissait plus devant son miroir. La puissance de la nuisance des autres était directement proportionnelle à la proximité de ses relations, (exemple WADE/ IDY). De toutes et dans toutes ces histoires parfois abracadabrantesques, IDY a gardé la foi, sa sérénité sans violence ni agressivité, ni vengeance. Parce que « ne lui arrivera que ce que son Créateur lui aura prescrit ». Et arriva le CESE...


Que cela soit dit et redit. Redit et admis. Admis et su : IDY et MACKY ont eu des destins croisés jadis dans la même opposition, dans le PDS, dans le « wadisme », dans le même gouvernement, dans les compétitions électorales, dans l’engagement. Par IDY de soutenir le candidat qui viendrait deuxième en 2012, en l’occurrence MACKY SALL, et maintenant en répondant à la main tendue du président actuel. C’est justement cet héritage historico-politique qui a permis au président du CESE, d’avoir épousé un modèle d’opposition intelligente et constructive, et non radicale et conflictuelle. Ce dernier épisode passant par le CESE ET l’entrée dans le gouvernement ne peut être considéré, que comme viatique même s’il a surpris plus d’un, sauf ceux qui savent lire et écrire l’histoire politique ont eu des arguments très solides pour comprendre et féliciter le président IDRISSA SECK. Nous nous inscrivons dans cette logique de continuer à faire confiance en notre leader, d’assumer le passé en lecteurs-avertis et suivre le futur en observateurs-acteurs jusqu’en 2024 en passant par des élections intermédiaires.  

Pour conclure, en préparation de 2024, une sérieuse introspection à visée prospective doit animer chaque militant, et/ou chaque sympathisant, pour réduire conséquemment la distance, entre lui (Idrissa Seck) et
certains de ses dénigreurs. Ce travail ne nous parait pas (être) impossible, si entre autres, le terrain de l’explication, du débat, et de la confrontation des idées, est investi, car le fossé est, plutôt, la conséquence d’une incompréhension que d’une viscérale divergence de fond.


Sur u...



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