Des messages d’alerte sur la situation des ponts de la région de Ziguinchor s’intensifient depuis quelque temps. La dernière sortie sur la question émane du collectif Doyna lors de sa réunion le 29 novembre dernier. Ces infrastructures qui sont dans un état de vétusté très avancé inquiètent plus d’un dans la région sud.
Emile Badiane, Diouloulou, Baila et Tobor, les ponts de tous les dangers : les populations de Ziguinchor très inquiètes
S’il y a des infrastructures qui ne rassurent pas du tout les populations de la région de Ziguinchor, ce sont bien les ponts qui se trouvent sur l’axe Ziguinchor-Banjul via Séléti. La plupart d’entre eux sont vétustes. Les usagers qui affrontent un danger permanent en traversant ces infrastructures n’en peuvent plus de vivre avec la peur au ventre.

«On ne peut pas avoir l’esprit tranquille en traversant le pont de Diouloulou. Personnellement, je tremble à chaque fois que je monte sur ce pont en voiture », raconte Aissatou Diatta, habitante du village de Diouloulou. Pourtant, soutient-elle, de nombreuses promesses ont été faites aux populations de Diouloulou sans être respectées.

«Après l’élection du Président Macky Sall en 2012, une équipe est venue faire l‘évaluation. Et en son temps, les autorités parlaient de construction imminente d’un pont à deux voies. Huit années sont passées, mais toujours rien. Pire encore, à chaque veille d’élection, ils viennent faire semblant pour leurrer les populations et repartir», peste-t-elle.

Ousmane Diassy, notable de Diouloulou, lui emboîte le pas sur un ton on ne peut plus colérique.
«Nous avons écrit des lettres au chef de l’Etat, nous avons fait des appels, nous avons envoyé des rapports. Mais jusque-là, rien. Je suis vraiment déçu. Chaque fois, on nous raconte la même histoire sans agir. Ils vont attendre qu’il y ait une catastrophe pour venir nous présenter leurs condoléances. Ce n’est pas du tout sérieux », s’indigne le sieur Diassy.

Ces inquiétudes sont aussi partagées par une bonne partie des chauffeurs et transporteurs de l’axe Ziguinchor-Séléti.

«L’heure est grave et l’Etat doit réagir très vite parce qu’à tout moment, ces ponts vétustes peuvent céder et provoquer une catastrophe. Les risques sont énormes à chaque fois qu’un gros-porteur traverse ces ponts qui peuvent céder à tout moment», alerte Ousmane Thiam transporteur rencontré à une dizaine de mètres du pont Emile Badiane. Selon lui, la vétusté de ces ponts expose toute l’économie de la Sénégambie.
«Ces ponts se trouvent sur une route de la CEDEAO. Si un seul s’effondre, il n’y aura pas de circulation de biens et de personnes et toute l’économie de la zone sera grippée», signale notre interlocuteur. Mamadou Sarr, réparateur de moteurs de pirogues, officiant sous le pont Emile Badiane de Ziguinchor, déplore, lui, l’état des garde-fous.

«Il y a deux ans, un camion gros-porteur a fini sa course dans les eaux du fleuve Casamance, occasionnant la mort de deux personnes. Cela confirme la mauvaise qualité des garde-fous établis sur le pont. Et cela veut dire que nous qui travaillons sous le pont, nous sommes en danger», dit le mécanicien marin. Cette détresse des populations sera bientôt un vieux souvenir, selon le gouverneur de Ziguinchor qui a présidé le 12 janvier dernier la conférence territoriale régionale.

«Les travaux de reconstruction des ponts de Baila et Diouloulou ont commencé et sont même exécutés à 25%. Les études sont déjà réalisées, le matériel de construction est en train d’être fabriqué. Donc, les travaux vont démarrer sur le terrain au mois de mars pour le pont de Baila et au mois de juin pour le pont de Diouloulou», annonce Guedj Diouf, chef de l’exécutif régional de Ziguinchor.
L’As



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