Il revendique le libéralisme et, est même en passe de réussir à réunir la grande famille libérale sénégalaise dont il se réclame. Seulement, dans ses oeuvres de «tous les jours», le Président Sall semble incarner le socialisme pur et dur. Un contraste qui étonne et détonne même.
Gauche ou Droite ? Macky Sall ou l’homme qui parle en libéral et agit en socialiste
Ces derniers temps, le Président Sall appuie intensément sur l’accélérateur du social. Malgré le courant de pensée dont il se réclame, il assure énormément d’oeuvres relevant d’une démarche purement socialiste. C’est un président qui se rapproche de son peupl,e pour les tirer des affres du quotidien. Aussi, quand les populations crient et expriment un besoin, il écoute et entend.

Lors du dernier Conseil des ministres, que de mesures sociales touchant aux conditions de vie, à l’éducation, à la santé, à la culture, au social, entre autres, et qui engagent son gouvernement face à la nation. En effet, les contrats des Agents de Sécurité et de Proximité (ASP) ont connu une prorogation d’un an, alors que l’on s’attendait par moments à les voir reverser dans le chômage.

Le Chef de l’Etat souhaite même la pérennisation du modèle. Il entend vacciner tout le peuple sénégalais gratuitement contre le virus du Corona. Pour un financement de 40 milliards, il a été question du lancement de la phase 2 de la Couverture Maladie universelle (CMU). Il a demandé l’accélération de la modernisation des établissements scolaires, avec une priorité aux anciennes écoles. Il a demandé au ministre de tutelle de prendre les dispositions nécessaires, pour sécuriser les conditions d’installation et d’opérationnalisation du supercalculateur de Diamniadio, en mettant en place un mécanisme de gouvernance et d’utilisation, par les structures publiques et privées, de cet important outil de recherche de dernière génération.

Pour un climat social favorable, il tient à la gestion et au suivi des affaires intérieures, le Chef de l’Etat demande aux Ministres en charge de l’Education et de la Formation professionnelle, d’accélérer la mise en oeuvre d’un programme national de modernisation des établissements scolaires publics, en accordant une priorité aux anciennes écoles érigées avant l’indépendance et dans les années 60. D’où sa demande au gouvernement, de réfléchir sur des dispositions pratiques permettant le paiement systématique des indemnités liées aux examens et concours et de relancer les prêts dits «DMC» que l’Etat, à travers la Direction de la Monnaie et du Crédit, accorde aux fonctionnaires pour souvent permettre de disposer d’un bien immobilier.

Parallèlement, les services du ministère de l’Education nationale disent procéder au recrutement, dans le cadre de l’année scolaire 2021-2022, de 3. 700 enseignants dont 2.500 pour l’élémentaire, 600 pour le moyen et 600 pour le secondaire.

En 2020, lors de la première vague de la pandémie, l’Etat n’a pas tardé à mettre en place un fond de résilience dit «Force Covid-19», qui a profité à certaines couches sociales de la population et plusieurs secteurs d’activités du pays. En cette deuxième vague constatée, en début 2021, 2 milliards ont été remis aux acteurs culturels et 5 décaissés au profit des artisans.

Le gouvernement, dans sa politique d’habitat, mène un projet de 10.000 logements sociaux.

Mais pour le chercheur en sciences Nalla Ndiaye, s’en étonner, c’est oublier l’environnement politique dans lequel le jeune militant étudiant s’est moulé, méconnaître la caractéristique de la grande coalition qu’il dirige et manquer de faire fi aux réalités de l’exercice du pouvoir.

Lecture du chercheur en sciences politiques à l’UCAD, Nalla Ndiaye,

C'est un secret de Polichinelle que je vais vous révéler, en disant que Macky Sall, jeune militant élève et étudiant, a fait ses armes dans les groupes maoïstes dont les Landing Savané, Mamadou Diop Decroix et autres figures historiques de la gauche sénégalaise, étaient les chantres. Cet héritage politique est crucial et dans l’entourage du Chef d’État, ils sont nombreux les anciens camarades du mouvement étudiant d’alors, sous la férule des grands partis politiques de gauche d'inspiration maoïste comme AJ/PADS ou d'anciens militants trotskistes et autres.

Pour répondre rapidement à la question sur les alliances politiques qui ont porté Macky Sall au pouvoir en 2012 d'abord et en 2019, il faut simplement remarquer ceci : les figures politiques les plus en vue parmi ces alliés, ce sont les socialistes restés dans la maison PS comme les camarades de feu Ousmane Tanor Dieng ou d'anciens de ce même PS, parti de Senghor et d’Abdou Diouf, qui sont entrés en dissidence avant de rompre les amarres pour aller créer leur propre formation politique.

Ce fut le cas de feu Djibo Leyti Ka et ensuite de Moustapha Niasse, l'actuel Président de l'Assemblée nationale et président fondateur de l’AFP (Alliance des Forces du Progrès) qui, avec d'autres constituent des alliés irréductibles de Macky Sall.

Toutes ces personnalités socialistes ont contribué à créer cette majorité sociologique qui a permis à Macky Sall de gagner deux fois de suite. Il est normal donc que la gouvernance de Macky Sall tienne compte de ce qui est la base sociologique de son régime, qu'il ne peut gouverner que par des politiques publiques plus socialistes que d'autres qui seraient inspirées du libéralisme économique.

L'EXclusif



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