Au Maroc, tout porte à croire que le roi Mohammed VI, sous le poids d’une santé non des meilleures, exacerbée par 22 longues années de gestion des affaires, n’attend plus que son fils et héritier, Moulay El Hassan, atteigne l’âge de la majorité pour lui léguer le pouvoir.
Maroc : Mohammed VI, vivement les 18 ans de Moulay Hassan ?
Une année très difficile, qui avait déjà trouvé un lot de tracasseries, c’est ce qu’a vécu le roi Mohammed VI, en 2020. Au mois de mars de l’année écoulée, le roi du Maroc faisait face à son plus grand dilemme. Le souverain, en effet, apprenait que des centaines de Marocaines et Marocains étaient restés bloqués en Chine, supposée berceau de la maladie à Coronavirus, au plus haut de la pandémie. Tous les pays s’étaient barricadés. Même le Président du Sénégal, Macky Sall, a été pointé du doigt pour avoir refusé de prendre le risque de rapatrier ses citoyens bloqués en Chine.

Conscient de la gravité de la situation et du risque de pouvoir anéantir une population de plus 33 millions d’habitants, Mohammed VI prit ses responsabilités de ramener les Marocains à la maison. Pour Mohammed VI, le combat était inévitable : vivre ensemble ou mourir ensemble. Il était hors de question de laisser ses concitoyens dans une bombe locale, en Chine. C’est ainsi que le roi ordonna le rapatriement des Marocains bloqués en Chine, en faisant affréter un avion de la compagnie Royal Air Maroc. Les Marocains de Chine étaient ainsi sauvés, au grand bonheur de leurs familles.

C’était le début d’une guerre sans fin. Une guerre contre un ennemi invisible, présent partout dans le monde, et le royaume n’était pas épargné. Sur instructions royales, le Maroc s’active à affronter le virus. La prévention était la priorité du roi qui ordonna la fabrication en série de masques de qualité. Les gels hydro-alcooliques et même des respirateurs étaient fabriqués au royaume chérifien, exemple en Afrique certes, mais aussi dans le monde. Le roi avait perdu le sommeil. Il lui fallait tout coordonner d’en haut. Il y allait de la vie des Marocains. Qui connaît le roi, sait qu’à ses yeux, la vie d’un Marocain compte énormément.

Les jours passaient, les semaines, les mois. Des Marocains mouraient, sans que le roi ne puisse rien faire. Le souverain avait pourtant tout tenté : confinement, menaces, sanctions contre des autorités pour avoir négligé de faire appliquer les mesures restrictives. L’entêtement et l’indiscipline de certains Marocains aidant, notamment à Casablanca et Marrakech, fait naître des foyers, des clusters au Maroc. Il était impossible pour le roi d’empêcher ces morts. Des décès qui font mal… au cœur. En juin, d’ailleurs, le roi fut contraint à une intervention sur son cœur, pourtant sain, mais sans doute éprouvé de voir ses compatriotes périr.

Malgré tout, Mohammed VI tente de tenir bon, en chef de guerre, le premier au front pour mener le combat. Il le fallait, lui qui a pris l’engagement de protéger, d’apporter son assistance à son peuple. C’est ainsi que le souverain s’est arrangé pour doter le Maroc d’assez de vaccins contre le Coronavirus : ce que nombre de pays européens n’ont pas réussi. Mohammed VI a ainsi réussi là où les grandes puissances ont échoué. Un Mohammed VI stratosphérique qui, au fil des longs mois passés à combattre le virus, des longues années passées à gérer les affaires royales et familiales, semble fléchir.

De longs moments de hautes luttes qui semblent avoir raison du roi Mohammed VI, apparu hier vendredi, dans une forme qu’on ne lui connaissait pas. Le patriarche est touché. Il est apparu avec une importante perte de poids, visiblement affaibli. Pense-t-il à quitter le trône et épargner son cœur des vicissitudes de la gestion du bien public et d’une famille où manque Lalla Salma, la mère de ses enfants ?

Même s’il le voulait, Mohammed VI ne peut pas. La tradition marocaine, qui impose un mode de succession, une façon de léguer du pouvoir, ne lui permet pas de jeter le tablier. Tout au plus, il devra attendre que son fils héritier, âgé de 17 ans, atteigne la maturité. Une majorité de Moulay El Hassan, né un 8 mai de l’An 2003, qui interviendra cette année 2021. Vivement cette majorité pour le roi Mohammed VI ? L’avenir nous en dira plus.



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