Dr Moussa Sow, Cadre Apr évoque la gestion de la pandémie: "Macky Sall a montré un leadership de gouvernance pro active" - THIESACTU

Breaking

jeudi 25 février 2021

Dr Moussa Sow, Cadre Apr évoque la gestion de la pandémie: "Macky Sall a montré un leadership de gouvernance pro active"

La tournure prise par le champ politique envahi par un «concept d’activisme dont la représentativité de ceux qui le portent est des plus ambiguës pour dire le moins » déroute le cadre apériste Dr Moussa Sow. Fasciné par la gestion du covid-19 par le président Macky Sall, le cadre apériste de Dahra estime qu’on doit saluer les actions salutaires de riposte d’un pays aux maigres moyens. Mais le plus génial à ses yeux, c’est l’acte posé par le chef de l’Etat en décidant d’allouer 10 % des doses des vaccins qu’il a acquises à nos voisins de la Gambie et de la Guinée-Bissau. C’est, selon Dr Moussa Sow, au-delà de la realpolitik, un leadership de gouvernance pro active. Surtout, l’homme s’est totalement refusé à plonger dans la boue de l’affaire Sonko-Adja Sarr.
Dr Moussa Sow, Cadre Apr évoque la gestion de la pandémie:
Le Sénégal est subitement plongé dans une sorte de tourbillon sans fin surtout dans l’affaire Ousmane Sonko le leader de Pastef et Adji Sarr. La gestion de la pandémie est reléguée au second plan. Quelles lectures faites de tout ce bruit ?

Le Sénégal depuis plusieurs semaines est pris en otage par des activistes qui prétendent parler au nom du peuple, alors qu’ils ne sont élus par personne sinon par des plateformes audiovisuelles qui en font de vrais donneurs de leçons. De la démocratie représentative, nous sommes passés au concept d’activisme dont la représentativité de ceux qui le portent est des plus ambiguës pour dire le moins. Et pourtant, loin des problèmes privés imposés dans l’espace public, nous avons de quoi réfléchir sur l’avenir du Sénégal, son positionnement au niveau de la CEDEAO, et l’offre logistique et industrielle qu’elle doit décliner pour reprendre un décollage rattrapé par la pandémie du COVID 19. Si on s’arrête sur la pandémie un instant pour analyser les actions prises par le Président Macky Sall, il y a lieu de célébrer des actions salutaires d’un pays aux maigres moyens, mais qui montre tout son génie.

Mais justement, la réponse du Président face au covid-19, surtout avec cette décision d’offrir à la Gambie et à la Guinée 10 % du lot des 200.000 doses, est diversement appréciée. Etait-il opportun de le faire selon vous ?

La réponse du président Macky Sall face à cette pandémie, qui force à recalibrer les relations du Sénégal avec les autres pays, montre un leadership de gouvernance anticipatrice que nous devons analyser à l’aune d’une nouvelle géopolitique postcovid. Le Sénégal est le premier pays de l’Afrique de l’Ouest à acquérir 200000 vaccins. Ce n’est pas rien ! 200. 000 vaccins, un acte fort qui s’inscrit dans une politique de sauvegarde de notre vaillant personnel médical éprouvé par une pandémie qui entame sa deuxième année. Dans le même, à l’image de notre père El Hadj Mansour Mbaye, il s’agit de mettre à l’abri les personnes les plus vulnérables de notre société. Last but not least, dans un élan de solidarité panafricaine et de pragmatisme, le président Macky Sall a décidé de céder 10 % du lot de vaccins à la Gambie et à la Guinée Bissau. Un geste fort, symbole d’une politique étrangère réfléchie pour une sécurité durable de notre pays. Et pourtant, le Sénégal fait partie de l’initiative Covax mais Macky Sall n’a pas attendu la charité mondiale, car il sait que charité bien ordonnée commence par soimême. C’est la raison pour laquelle il a fait appel à la Chine et est en discussion avec la Russie.

C’est de la réalpolitik à l’ère Covid…

Effectivement, vous avez bien raison. C’est cela une compréhension fine de la realpolitik à l’ère Covid. Nos alliés traditionnels s’occupent de leurs économies agonisantes et de leurs populations durement frappées par un virus qui est venu nous ouvrir les yeux sur nos priorités stratégiques et sur la nécessité d’évaluer nos partenariats historiques. A l’échelle africaine, le Président comprend le leadership qui est le sien et la nécessité pour l’Afrique de prendre petit à petit en charge sa sécurité, avec ou sans l’apport des partenaires occidentaux, car les violences extrémistes ne connaissent pas de frontières. Cette même intelligence géostratégique justifie la participation des forces armées sénégalaises au Mali et la contribution financière de 1 milliard de Francs CFA pour appuyer le groupe G5 Sahel dont le Sénégal était exclu lors de sa création. Pour revenir à la pandémie, elle a montré que le système sanitaire sénégalais est résilient en même temps qu’elle justifie l’approche holistique du Président pour une souveraineté sanitaire avec l’ambition de faire du Sénégal un hub médical. C’est possible avec le démarrage prochain des travaux de la polyclinique de l’hôpital Le Dantec, la mise en service du plateau médical des Maladies Infectieuses de l’hôpital de Fann, sans compter les 4 hôpitaux régionaux qui vont ouvrir prochainement dans le pays. Un maillage national en hôpitaux qui soulage les populations et limite les déplacements vers Dakar. La polyclinique de Le Dantec est une étape importante dans le tourisme médical que le Sénégal doit attirer tout en faisant des économies monstres sur les évacuations sanitaires vers le Maroc ou la France. La suite logique de la réflexion est de pousser l’Afrique à avoir des pays producteurs de médicaments pour ne plus être à la merci des industries pharmaceutiques étrangères. La Chine a démontré qu’une relation gagnant-gagnant est possible à travers sa proactivité généreuse vis-à-vis de nos besoins en période de pandémie. Si les pays n’ont pas d’amis mais des intérêts, la pandémie nous offre un corpus géopolitique qu’il faudra étudier pour une Afrique plus autosuffisante.

Il me semble percevoir une volonté de votre part de ne pas vous prononcer l’affaire Ousmane Sonko Adja Sarr. Pourtant votre mentor, Macky Sall, a évoqué la question… (Il me coupe).

Le chef de l’Etat a évoqué cette question posée par le journalise pour marquer la hauteur qui l’habite en tant que président de la République qui a d’énormes charges plus urgentes. Pour ma part, j’estime que c’est une affaire strictement privée et que les enjeux de développement et de sortie de covid-19 sont éminemment plus importants que ce fait divers. Je me désole que cette affaire tienne ce pays en haleine pendant pus deux semaines. On doit retourner aux débats sur les grands projets du chef de l’Etat comme les 100.000 logements, le futur port de Ndayane, le projet des agropoles entre autres. Nous avons assez de matières pour dépolluer l’atmosphère en évoquant les succès et les réalisations du président de la République et surtout ses ambitions qui vont structurer durablement l’économie de notre pays. Je crois que le camp de la majorité doit surtout éviter de se laisser entrainer par les autres. C’est à nous de déterminer l’animation du champ politique. Il n’est pas trop tard pour le faire. C’est ma conviction !
Le Temoin



from Leral.net - S'informer en temps réel https://ift.tt/3km8bFy
via gqrds

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire