Les informations parues dans la presse, faisant état du patrimoine immobilier du Président du Conseil économique, social et environnemental (Cese) Idrissa Seck, ont soulevé une vague de réactions, hier.
La fuite de documents confidentiels devient monnaie courante
Et, selon des sources généralement bien informées, Macky, aurait reçu Idy hier, dans la journée, pour remettre les pendules à l’heure.

Selon toute vraisemblance, le Président de la république n’a pas souhaité que son fraîche allié, ancien adversaire à la dernière présidentielle, pense, une seconde, que la majorité serait derrière ce qui a toutes les allures d’une cabale dont l’intention de nuire est manifeste.

Il serait, selon nos sources, dans tous ses états parce que désapprouvant ce qui s’est passé. Et il n’est pas difficile de deviner qu’il a tenu à rassurer son hôte de toute sa loyauté et celle de ses équipes à assoir les conditions d’une bonne collaboration et à éviter tout quiproquo.

Bien sûr, des garanties ne manqueront pas d’être données à l’ancien Premier Ministre et leader du parti Rewmi pour qu’une pareille situation ne se reproduise pas.

Car, en procédant à la déclaration de patrimoine, le Président du Cese n’a fait que se conformer à la loi qui en fait une obligation pour tout occupant d’un poste de responsabilité publique important.

On imagine alors sa déception même ni les structures de son parti ni lui n’en ont fait cas.

Une situation embarrassante qui pourrait, comme nous le soulignions hier dans cette chronique, lui causer beaucoup de torts, politiquement, s’entend.

Une audience qui n’est sans doute pas sans lien avec ce communiqué rendu public hier par l’Office nationale de lutte contre la corruption et la fraude (Ofnac).

Dans ledit document, l’institution dégage toute responsabilité par rapport aux informations ainsi rendues publiques et précise qu’elles ‘’n’engagent que leurs auteurs’’.

Elle dit est fidèle à l’obligation de confidentialité qui s’attache à cette déclaration et dit user de procédures qui ne permettent pas qu’elles soient rendues publiques.

Il est important cependant de souligner que la ‘’fuite’’ de documents confidentiels est devenue monnaie courante au Sénégal.

Les auditions même devant les juges, les procès-verbaux d’audition, ceux des réunions les plus secrètes, etc. se retrouvent comme par enchantement sur la place publique.

Il en est ainsi des déclarations et autres faites dans des lieux privés, entre personnes de confiance.

Les réseaux sociaux ont accentué ce phénomène et des évènements par essence banals, prennent une importance insoupçonnée du fait de l’effet amplificateur de la publication.

A ce propos, une enquête approfondie avec l’appui des opérateurs de téléphonie pourront permettre, rapidement, de mettre la main sur le ou les contrevenants indélicats.

Car, on doit faire de la protection des données personnelles, un sacerdoce. Personne n’a intérêt de voir la vie privée ou les documents personnels d’un tiers étalés sur la place publique.

Le droit à l’information comporte ainsi des limites même si je comprends fondamentalement que le caractère ‘’confidentiel’’ d’un document ne lie pas forcément un journaliste qui ne doit s’en remettre qu’au tribunal de sa conscience.

Mais, nous avons, depuis longtemps, perdu le monopole de l’information.

Assane Samb



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