C’est demain vendredi que va siéger la plénière de l’Assemblée nationale pour examiner les conclusions de la commission ad hoc chargée de statuer sur la levée de l’immunité parlementaire du député et opposant Ousmane Sonko. Tout porte à croire, au vu de la majorité mécanique dont dispose le pouvoir en place, que le leader de Pastef, qui fait face à des accusations de viols, va perdre son bouclier. Et être livré pieds et poings liés à la justice de ses adversaires…
Levée de son immunité parlementaire demain: Sonko sans bouclier à partir de ce vendredi
Ousmane Sonko va-t-il devoir rejoindre en prison ses lieutenants politiques ? Au vu de la détermination de ses collègues de la majorité Benno Bokk Yaakar (BBY) à le livrer nu c’est-à-dire sans sa protection constitutionnelle ,tout laisse à croire que le leader de Pastef est en route pour la prison de Rebeuss. Comme, avant lui, de redoutables opposants au président Macky Sall comme Karim Wade et Khalifa Sall. En tout cas, ce vendredi s’annonce décisif pour celui qui est devenu de fait le chef de l’opposition après le ralliement avec armes et bagages d’Idrissa Seck, arrivé deuxième lors de l’élection présidentielle de février 1919.

En effet, convoqués en séance plénière, les députés vont se pencher demain sur l’examen des conclusions de la commission ad hoc qui était chargée de statuer sur la demande de levée de levée de l’immunité parlementaire de Sonko. Ainsi, sauf revirement de dernière minute de la majorité mécanique à l’Assemblée nationale, l’inspecteur des Impôts radié de la Fonction publique verra une nouvelle fois le sabre du pouvoir s’abattre sur lui. Du moins, il sera privé vendredi de sa protection en attendant que la justice lui réserve le sort qu’elle avait réservé sans état d’âme à Karim Wade et à Khalifa Sall. Les députés de la majorité ne font pas mystère de leur empressement à le livrer à ses bourreaux.

« Même si certains ont boudé la commission ad hoc pour des raisons fallacieuses, d’autres ont jugé nécessaire de rester pour assister à la séance. Et, à l’heure actuelle, il est impensable que nous de la majorité battions en retraite dans ce processus. Nous irons jusqu’au bout de notre logique pour tirer au clair cette affaire afin que le pays passe à autre chose de plus sérieux », confie un député de la majorité sous le sceau de l’anonymat.

Selon ce parlementaire, bientôt l’accusé sera livré à la justice dans la mesure où il ne pourra plus se prévaloir d’une immunité parlementaire. Ainsi, nonobstant son refus catégorique de déférer à la convocation de la dite commission ad hoc pour audition, le leader de Pastef, qui évoque un vice de procédure dans le réquisitoire introductif soumis au parlement, reste toutefois attendu du côté du juge d’instruction chargé du dossier.

Chez le juge, dernier virage avant Rebeuss pour Sonko ?

Au regard de l’évolution de la procédure enclenchée par cette commission ad hoc mise en place pour la levée de son immunité parlementaire, il s’avère qu’un face à face, entre l’opposant et le juge d’instruction du huitième cabinet se précise de façon irréversible. Ce, pour les besoins de son audition dans le cadre de l’instruction du dossier de viol présumé. Sonko déférera-t-il à une éventuelle convocation chez le magistrat instructeur ou ce dernier délivrera-t-il un mandat d’amener à son encontre avant de lui décerner un deuxième mandat, de dépôt cette fois-ci ? Nul ne le sait.

La seule certitude, c’est que le leader de Pastef n’acceptera pas d’être conduit docilement à l’abattoir judiciaire. Au contraire, il entend se battre jusqu’au bout. C’est dans ce cadre, d’ailleurs, que va se situer l’ « importante déclaration » qu’il promet de faire « dans les prochaines heures ». De prochaines heures, justement, qui pourraient être décisives pour Sonko. Et aussi qui sait pour notre pays. Le Sénégal retient donc son souffle…
Le Témoin



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