Lors d’un entretien qu’il a accordé à nos confrères de RFI, le président Macky Sall, qui a récemment participé à la séance élargie du sommet du G5 Sahel dont l’objectif était de rechercher des solutions durables à la crise sécuritaire qui sévit dans l’espace sahélien, a affirmé qu’il est opposé à toute discussion avec les terroristes. Une position loin d’être partagée par le spécialiste en question de sécurité et de défense que "l’As" a joint.
Refus de discuter avec les terroristes: Un spécialiste en sécurité prend le contre-pied de Macky Sall
Pape Sané estime que cette stratégie ne va faire que perdurer la guerre. aujourd’hui, avec la menace persistante du djihadisme au Sahel, l’Europe est en train de réussir le transfert de la guerre contre le terrorisme sur le territoire africain, notamment au Sahel », explique Pape Sané qui indique que c’est pourquoi il est temps d’ouvrir des discussions avec ces groupes armés qui sont des sahéliens, au lieu de s’engager dans des guerres frontales qui ne serviront à aucun pays dans la mesure où derrière ces terroristes se cachent de puissants lobbies qui les financent et les arment.

Sur un autre registre, l’interlocuteur de « L’As » reste convaincu que ce n’est pas le mandat des Nations unies, destiné à maintenir la paix, qui va résoudre la menace djihadiste. Mais ce sont les forces de défense et de sécurité des pays concernés.

« Les casques bleus ne sont pas au Mali pour défendre, mais pour gérer une situation. Alors que la situation qui prévaut dans le Nord Mali et dans le Sahel est une situation de violence et de guerre. Ce qui fait que le discours pour appeler à un mandat plus robuste ne tient pas », botte-t-il en touche l’idée de Macky Sall.

« Il faut d’abord déterminer l’adversaire. Dans ces groupes terroristes, il faut savoir qu’il y a des entités qui sont favorables à tel ou tel Etat. Il y a aussi des entités qui ne le sont pas. Parce que chacun de ces pays a un intérêt quelconque dans cette histoire de terrorisme », explique Pape Sané tout en invitant les Chefs d’Etat de la bande sahélienne de penser à réviser l’accord de non-agression et de défense qui existe entre les Etats de la CEDEAO depuis 1960, en lieu et place de la force barkhane et de G5 Sahel.

Mieux, de penser à la création d’une entité spécifique pour lutter avec des acteurs bien définis et précis. Enfin, rappelle le spécialiste, le premier manque de volonté, c’est qu’aucun de ces pays impliqués dans la guerre contre le terrorisme n’autorisera que son service de renseignements soit mis à la disposition des autres pays.



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