Chloroquine : Delfraissy avoue avoir subi des « pressions politiques » – Le Point - THIESACTU

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dimanche 6 juin 2021

Chloroquine : Delfraissy avoue avoir subi des « pressions politiques » – Le Point

Ce sont des révélations qui font du bruit. Comme le rapporte BFMTV, plusieurs médias américains ont publié cette semaine de nombreux e-mails envoyés par Anthony Fauci, l’immunologue américain et principal conseiller à la Maison-Blanche depuis le début de la crise sanitaire. Parmi les échanges se trouvant dans les 4 000 pages d’e-mails scrutées à la loupe, grâce au « Freedom of Information Act » – une loi permettant à tout citoyen d’avoir accès aux documents administratifs au nom du droit à l’information – figure un échange avec Jean-François Delfraissy, le président du conseil scientifique, au tout début de l’épidémie du Covid-19 en France.

Dans un e-mail daté de mars 2020 et adressé à Anthony Fauci, Jean-François Delfraissy évoque « le buzz médiatique depuis l’annonce faite par le docteur Didier Raoult à propos de l’efficacité de l’hydroxychloroquine ». Le président du conseil scientifique estime alors que les données concernant ce médicament « ne sont pas particulièrement convaincantes ». Toutefois, il explique faire face à d’« énormes pressions politiques pour autoriser l’hydroxychloroquine et en donner à tout le monde » et va même jusqu’à ajouter : « Mais je résiste pour le moment. »

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Le médecin souligne également les difficultés fragilisant la gestion de la crise sanitaire en France, à l’époque. Il évoque notamment le « nombre limité de tests » disponibles, qui empêche alors d’adopter la stratégie de la Corée du Sud, à savoir tester massivement la population. Dans ces échanges, Jean-François Delfraissy avait également prédit que la France allait traverser « une phase difficile dans les prochaines semaines » à cause du manque de lits en réanimation « dans certaines régions » du pays.

« Des pressions de tous bords pour libéraliser l’usage de l’hydroxychloroquine »

Une source proche de Jean-François Delfraissy a précisé à BFMTV, qu’« il faut se souvenir du contexte de l’époque, avec des pressions de tous bords pour libéraliser l’usage de l’hydroxychloroquine : intellectuels de droite comme de gauche, politiques qui déclaraient avoir été sauvés ou qui relataient que des amis avaient été soignés avec ce traitement ». Quelques jours plus tard seulement, le 2 avril 2020, le conseil scientifique affichait sa prudence concernant le traitement vanté par le professeur Didier Raoult.



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