Claudy Siar : “Dakar music expo n’est pas un festival de plus” – AP Sénégalaise - THIESACTU

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vendredi 18 juin 2021

Claudy Siar : “Dakar music expo n’est pas un festival de plus” – AP Sénégalaise

Dakar, 18 juin (APS) – Le Salon “Dakar music expo” (DMX), dont la deuxième édition a démarré jeudi à l’Institut français de Dakar “n’est pas un festival de plus”, estime l’animateur et producteur français Claudy Siar, saluant “l’engagement réel” des promoteurs de cet évènement qui ont “la conscience de comprendre ce que représente la culture”.


“Ne pensez pas que DMX est un festival de plus. Je peux vous assurer que des festivals, on en voit de pas bons et ils nous arrivent de dire non, parce qu’on a le sentiment que c’est un festival de plus”, a déclaré l’animateur dans un entretien avec l’APS.

 

“Ce festival a la conscience de comprendre ce que représente la culture, on n’est pas juste dans le festif, juste dans l’envie d’offrir du divertissement”, dit-il.

 

Il comporte certes un volet divertissement, “mais il y a surtout cette réflexion sur qui nous sommes, est-ce que nos identités méritent que nos cultures soient mises en valeur à travers des hommes et femmes qui connaissent leur métier où chacun joue son rôle pour permettre aux jeunes artistes d’exister”, ajoute Claudy Siar. 

 

Selon l’animateur et producteur français, toute la réflexion du promoteur du DMX Doudou Sarr s’inscrit dans cette problématique, aussi salue-t-il son engagement “pour faire entendre la voix de l’Afrique” dans ce domaine.

 

Le DMX “permet de réfléchir sur comment l’Afrique peut arriver à contrôler sa culture, son industrie et à donner plus d’ambition aux créateurs dans ce monde globalisé qui est en réalité l’Occidentalisation du monde”, a-t-il souligné.

 

“Lorsqu’il y a un engagement réel de femmes et d’hommes, chacun doit pouvoir ajouter aux grandes ambitions et engagements, et c’est le cas de DMX”, fait valoir Claudy Siar, animateur de l’émission musicale “Couleurs tropicales”, diffusée sur Radio France internationale (RFI). 

 

A travers le DMX, le Sénégal et ses partenaires “permettent aux artistes d’exister”, d’où l’importance de cet évènement dont les activités vont se dérouler “sur la grande scène” de l’Institut français de Dakar, avec notamment des conférences publiques au menu.

 

Certaines autres activités sont prévues à la Maison de la Culture Douta Seck et au centre culturel Blaise Senghor, signale Claudy Siar.

 

L’animateur de “Couleurs tropicales/Génération consciente” déplore “la centralité de la machine” de l’industrie musicale qui fonctionne de plus en plus “au détriment de l’artiste”.

 

“On se rend bien compte aujourd’hui que la musique est faite par des machines, une personne peut faire tous les instruments et on flaque l’industrie du disque, on flaque le côté conceptuel et on en oublie la vérité de l’artiste, celle de la musique”, fustige-t-il.

 

Selon lui, “la chose la plus complexe à comprendre, c’est pourquoi il ne peut pas y avoir un festival où il n’y a que des artistes qui se produisent”. 

 

Pour lui, sans ces rencontres, ateliers, et “sans cette réflexion, ce regard sur le travail des uns et des autres, sur cette envie de compétence lorsqu’on parle d’émancipation, il n’y a rien”. 

 

 “Pour nous, la création n’est pas seulement chez les personnes que le public plébiscite depuis des décennies”, mais aussi chez “l’artiste qui lui peut être identifié par sa création, l’originalité de cette dernière, la puissance de ce qu’il offre”, fait valoir Claudy Siar.

 

Il estime que “le chemin de la culture est véritablement le chemin de l’émancipation”. 

 

“La culture, c’est l’identité. Affirmer son identité n’est pas être en opposition avec l’autre”, mais “rappeler que l’universel n’est pas seulement pour les autres”, que “l’humanité est une et indivisible et que c’est cette diversité qui fait qu’elle existe”, conclut-il.



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