Baignade en eau froide : le plein de tonus – Alternative Santé - THIESACTU

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lundi 26 juillet 2021

Baignade en eau froide : le plein de tonus – Alternative Santé

Pendant les vacances, bon nombre d’entre nous irons nous baigner, en bord de mer, dans un lac ou une rivière, milieux dont les eaux ne sont pas toujours à température tropicale. Mais ne vous en désolez pas, car s’immerger en eau froide présente de nombreuses vertus pour la santé, comme en témoignent des milliers de personnes adorant se baigner en extérieur, dans des eaux dont la température oscille entre 0 et 15 °C selon les latitudes,. Au Royaume-Uni, dans les pays scandinaves, en Russie ou aux États-Unis, ces baigneurs un peu « frappés » ne tarissent pas d’éloges sur les bénéfices pour la santé de leur activité favorite qui fait l’objet, d’ailleurs, d’un nombre croissant d’études ainsi que de nombreux reportages dans les médias.

Ainsi en Grande-Bretagne, une étude de cas s’est retrouvée dans un épisode d’une série documentaire de la BBC intitulée The Doctor Who Gave Up Drugs ; il s’agissait d’une jeune femme (Sarah) alors âgée de 24 ans, dépressive depuis l’âge de 17 ans et dont les symptômes s’étaient avérés résistants à la fluoxetine (principe actif du fameux Prozac) puis au citalopram. Après la naissance de sa fille, désireuse de se libérer à la fois de sa dépression et de ses médicaments, Sarah a accepté d’expérimenter un programme de nage en eau froide et en plain air. Après trois mois (sur un programme de 6 au total) à raison d’un ou deux bains hebdomadaires, elle ne répondait plus aux critères officiels de la dépression et n’avait plus besoin de médicaments, situation toujours stabilisée un an après le début de l’expérience. Les témoignages relatifs à des effets similaires sur la dépression et d’autres désordres cognitifs sont nombreux. D’ailleurs, les auteurs de l’étude initiale dont Sarah a fait l’objet ont, par la suite, lancé un appel auprès de l’Outdoor Swimming Society (une communauté de nageurs en extérieur) afin de poursuivre ses investigations sur un public plus large. Espérant une quarantaine de candidats, l’initiative a collecté plus de 600 contacts désireux de partager leurs expériences sur l’anxiété, la dépression, l’addiction, la migraine ou encore l’arthrite.

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Ces activités allant de la simple immersion de quelques minutes à la nage sportive en passant par la plongée, sont de plus en plus organisées au sein d’associations, de clubs et autres groupes comme le Coney Island Polar Bear Club, près de New-York, la plus ancienne organisation de bains hivernaux aux États-Unis. La gestion du stress est l’une des motivations citées le plus souvent par ses membres. D’après les scientifiques qui s’intéressent au phénomène, l’immersion en eau froide stimule la réponse combat-fuite au stress extrême, qui court-circuite complètement notre cerveau conscient, pour ne faire appel qu’à la réponse réflexe pure. Ce processus déclenche une décharge immédiate d’adrénaline, qui elle-même booste instantanément la circulation sanguine et le rythme cardiaque. Cette réaction permet une oxygénation massive des muscles et du cerveau, mobilise drastiquement les réserves énergétiques (pour lutter contre le froid) et rééquilibrait les systèmes nerveux ortho et parasympathiques, permettant à l’organisme de connaître, à nouveau, le repos.

De nombreux pratiquants relatent leur capacité accrue, grâce aux bains froids, à relativiser et mieux gérer les situations de stress. Ce contact avec un élément naturel sous une forme extrême, témoignent-ils, les reconnecte à eux-mêmes, à leurs sensations et à leurs ressources intérieures, biologiques comme psychiques. Ils éprouvent une meilleure condition physique, mais aussi une confiance en soi plus solide et finalement une meilleure qualité de vie au quotidien. D’autant que les effets ne s’arrêtent pas là : l’immersion en eau froide contribuerait également à réduire considérablement l’inflammation et la douleur. Certains, parmi les plus assidus, disent ne plus souffrir de leurs douleurs lombaires, auparavant chroniques.

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Attention cependant, car si les pratiquants réguliers ne prennent quasiment aucun risque à se frotter aux températures les plus basses, il n’en va pas de même quand on débute ou qu’on s’essaye à l’eau froide, à l’occasion des vacances, par exemple. Les risques principaux résident dans des phénomènes de choc thermique en cas d’entrée trop rapide dans l’eau, et d’hypothermie si la baignade est prolongée au-delà des capacités physiques du sujet. Mais de nombreux autres incidents peuvent survenir ‒ a fortiori lorsqu’existent certains problèmes de santé ‒ tels des convulsions, des troubles du rythme cardiaque ou carrément un arrêt cardiaque, ou un accident vasculaire cérébral. Ce n’est donc pas du tout une pratique qui s’improvise et il est fortement recommandé d’évaluer en amont d’éventuelles contre-indications, de commencer de manière accompagnée et de suivre des conseils de bon sens : commencer avec une température autour des 13 à 15 °C, entrer doucement dans l’eau, être plusieurs de préférence, rester près des berges et limiter les premiers bains à moins d’une dizaine de minutes, notamment.

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Pour ceux qui préfèrent le chaud

Tout le monde n’a pas la possibilité, ni forcément le courage, de s’astreindre à des bains réguliers en eau « sauvage », encore moins en hiver ! Bonne nouvelle, un « simple » bain chaud dans votre baignoire vous apportera aussi son lot de bienfaits : une vaste étude japonaise auprès d’un panel d’un peu plus de 30 000 participants âgés de 40 à 59 ans, suivis de 1990 à 2009, suggère que la fréquence à laquelle les sujets prennent un bain chaud (de une fois par semaine jusqu’à un par jour) est inversement associée au risque de développer une maladie cardiovasculaire. Ce résultat confirme, à grande échelle, des constats de recherches antérieures qui montraient que les bains chauds ‒ de même, d’ailleurs, que la chaleur sèche des saunas finlandais ou infrarouges ‒ étaient bénéfiques à la santé cardiovasculaire par leur effet stimulant sur la circulation sanguine.

Sources :

« Cold water swimming ‒ benefits and risks : a narrative review », dans International Journal of Environmental Research and Public Health, Décembre 2020

« Habitual tub bathing and risks of incident coronary heart disease and stroke », dans Heart BMJ, mars 2020

« Open water swimming as a treatment for major depressive disorder », dans BMJ Case Reports, août 2018

« Cold water immersion : kill or cure ? », dans Experimental Physiology, 2017

« Cross-adaptation : habituation to short repeated cold-water immersions affects the response to acute hypoxia in humans », dans The Journal of Physiology, Septembre 2010



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