Vaccination : après les ados, place aux enfants de moins de 12 ans ? – LCI - THIESACTU

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dimanche 11 juillet 2021

Vaccination : après les ados, place aux enfants de moins de 12 ans ? – LCI

ÂGE MINIMAL – Accessible depuis quelques semaines aux adolescents, la vaccination pourrait dans les mois qui viennent être proposée aux enfants de 5 à 11 ans. Si les laboratoires s’y préparent, les autorités sanitaires attendent avant de se prononcer.

Depuis le 15 juin, il est possible pour les enfants de plus de 12 ans de se faire vacciner. Il est pour cela nécessaire d’en formuler le souhait, puis de recueillir une autorisation parentale. Bien que peu touchés par les formes graves du virus, les plus jeunes peuvent toutefois contribuer à la répandre au sein de la population, ce qui a poussé les autorités sanitaires à permettre aux ados de recevoir une injection. Faut-il aller plus loin et vacciner aussi les enfants plus jeunes ? Si aucun pays à l’exception de la Chine n’a pour l’heure fait ce choix, l’hypothèse est sur la table et des essais cliniques sont en cours.

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Pfizer et Moderna s’activent

Le ministère de la Santé, qui s’est montré favorable à un abaissement de l’âge minimum pour la vaccination le mois dernier, ira-t-il plus loin à l’avenir ? Sollicité par LCI, l’entourage d’Olivier Véran précise que le sujet n’est aujourd’hui pas discuté. La raison invoquée est simple : nous ne disposons pas encore des données nécessaires. La procédure est chaque fois identique : les laboratoires effectuent des essais cliniques, présentent leurs résultats lorsqu’ils sont concluants, puis les soumettent aux autorités compétentes en matière de contrôle des médicaments. En l’occurrence l’Agence européenne du médicament dans le cas de l’UE. Ce n’est qu’une fois les dossiers épluchés en détails et les autorisations reçues que sont prises les décisions à une échelle nationale. 

En ce qui concerne les enfants de moins de 12 ans, nous n’en sommes pas encore là. Aucun dossier n’a en effet été pour l’heure déposé par les laboratoires, même si ces derniers s’activent en coulissent pour finaliser leurs tests. Des essais cliniques ont en effet lancés dès le mois de mars par Moderna, rapidement suivis par ceux initiés par Pfizer. Tous deux cherchent aujourd’hui à vérifier l’efficacité et la sûreté de leurs vaccins sur des jeunes âgés de 6 mois à 11 ans. Les volontaires, plusieurs milliers, ont été recrutés aux États-Unis, en Pologne, en Finlande ainsi qu’en Espagne.

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Le New York Times rapporte que sur la base d’études antérieures relatives à la sécurité des médicaments, Pfizer souhaite administrer deux doses de 10 microgrammes chacune aux 5/11 ans. Il s’agit du tiers de la dose destinée aux adolescents et aux adultes. Pour les plus jeunes, de 6 mois à 5 ans, ces doses sont encore réduites, pour n’atteindre que trois microgrammes chacune. Une approche “délibérément prudente”, a commenté un responsable du laboratoire.

“Nous devons descendre en âge très lentement et prudemment”, a pour sa part déclaré le directeur général français de Moderna, Stéphane Bancel. Notons qu’en Chine, les autorités ont approuvé l’usage du vaccin Sinovac chez les jeunes de 3 à 17 dès le début du mois de juin. Si des autorisations similaires sont délivrées en Europe et en Amérique du Nord, il faudra toutefois attendre au minimum l’automne. 

Des résultats soumis dans quelques mois ?

Comme lors des précédentes phases d’essais cliniques, c’est auprès des autorités américaines que les laboratoires Moderna et Pfizer comptent soumettre en premier leurs conclusions. Ce dernier table sur septembre pour déposer son dossier, mais ne table que sur une autorisation pour les 5/11 ans. De plus amples résultats seront en effet attendus pour envisager d’abaisser cet âge. Moderna table de son côté davantage sur l’automne. Il n’est donc pas exclu qu’une demande soit déposée dans la foulée en Europe, qui pourrait aboutir théoriquement à une distribution vers la fin d’année 2021. Sous réserve, bien entendu, que les résultats obtenus soient concluants, et que le bénéfice-risque soit jugé suffisant.

En attendant une possible généralisation de la vaccination chez les plus jeunes, il faut noter qu’en France, près de 7.000 enfants de moins de 12 ans ont déjà reçu une dose. Ces chiffres du ministère de la Santé, relayés par 20 Minutes, nous apprennent que 1.149 étaient déjà totalement vaccinés au 6 juillet, plus de 3.000 doses ont été injectées à des petits de moins de 4 ans. Ce ne sont pas des erreurs : “Il y a la possibilité de vacciner, y compris hors AMM, de jeunes enfants qui présenteraient des facteurs de risques de forme très sévère”, expliquait récemment l’épidémiologiste Daniel Lévy-Bruhl à l’occasion d’un point presse de Santé publique France.

En mars, la Société française de pédiatrie (SFP) se montrait favorable à la vaccination des enfants les plus à risque. Elle prenait pour exemple de jeunes patients souffrant de “déficits immunitaires spécifiques de la voie de l’interféron de type I”, de “poly-endocrinopathie auto-immune”, ou bien encore “prédisposition génétique aux encéphalopathies virales”. De cas très spécifiques très vulnérables face à une infection due au Covid-19, et pour lesquels il était jugé opportun de ne pas attendre les résultats d’études approfondies. 

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