Covid-19 : la CGT-Santé se mobilise contre l’obligation vaccinale imposée aux soignants – Le Figaro - THIESACTU

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mardi 14 septembre 2021

Covid-19 : la CGT-Santé se mobilise contre l’obligation vaccinale imposée aux soignants – Le Figaro

Opposée à l’obligation vaccinale pour le personnel soignant, la CGT-Santé a appelé à une journée d’action partout en France ce mardi. La mobilisation à Paris est très faible.

Nouvelle journée de mobilisation contre la vaccination obligatoire. Ce mardi, la CGT Santé a appelé à manifester pour lutter contre la dégradation des conditions de travail dans le secteur de la santé, d’une part, et s’opposer à l’obligation vaccinale contre le Covid-19 pour les professionnels du secteur, d’autre part.

Des rassemblements étaient prévus un peu partout dans l’Hexagone ce mardi matin, devant les ARS et les hôpitaux, comme à Orléans, Vannes, Châteauroux, Lyon, Grenoble ou Paris. Dans la capitale, ils étaient entre 150 et 200 opposants réunis devant le ministère de la Santé, selon Le Figaro présent sur place. À l’issue de la manifestation, statique, une petite délégation de quatre personnes de la CGT Santé a été invitée à une réunion avec les équipes du ministre Olivier Véran.

Dénonçant la «stigmatisation» dont les personnels de santé sont victimes, à ses yeux, le syndicat s’est redit favorable à la vaccination, mais juge que «c’est par l’information, la pédagogie, le débat que les doutes qui subsistent peuvent être levés, et non par la menace et la sanction». L’organisation revendique la protection des «droits fondamentaux» des salariés, et considère que l’obligation va entraîner de «nouvelles discriminations» entre travailleurs.

Cette mobilisation se déroule à un moment stratégique : à compter de mercredi, l’obligation vaccinale contre le Covid-19 entrera en vigueur pour les professionnels de santé. Les récalcitrants risquent de voir leur contrat suspendu. Un mois plus tard, ils devront impérativement présenter un schéma vaccinal complet. Reste à voir si le couperet tombera effectivement – un point sur lequel le gouvernement se veut intransigeant -, et combien de personnes seront concernées. À défaut de faire fléchir l’exécutif, FO Santé avait réclamé un «délai supplémentaire» mais sans succès.

Dans un préavis de grève national déposé la semaine dernière, la CGT Santé exige donc le «retrait des mesures de suspensions et de sanctions introduites dans la loi relative à la gestion de la crise sanitaire», diverses mesures devant faciliter le travail des professionnels, ainsi qu’une «vaccination éclairée et consentie», non imposée.

L’opposition de la centrale de Montreuil à l’obligation vaccinale est connue de longue date : le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, avait déclaré à plusieurs reprises qu’il valait «mieux convaincre plutôt que contraindre». Le syndicat avertit que l’obligation vaccinale risque de provoquer de nombreuses suspensions de contrat de récalcitrants ou retardataires, accentuant la charge de travail pour les salariés vaccinés. «Si 5 ou 10% du personnel des hôpitaux s’en va, c’est une catastrophe sanitaire», s’est inquiété le patron de la CGT, début septembre, appelant l’exécutif à poursuivre le dialogue avec les salariés.

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Encore 10% de professionnels non vaccinés dans les Ehpad

Car si la campagne vaccinale est repartie en flèche chez les soignants depuis l’allocution d’Emmanuel Macron, mi-juillet, cette dernière n’est pas encore terminée. Dans son dernier point épidémiologique, Santé publique France estimait que 88,1% des personnels soignants salariés en établissements de santé avaient reçu au moins une dose, au 7 septembre. Au 9 septembre, la quasi-totalité des professionnels de santé libéraux – 94,2% – avaient reçu au moins une dose, et 91,5% étaient totalement vaccinés. À la même date, un peu moins de neuf professionnels en Ehpad et unités de soin longue durée (USLD) sur dix – 88,9% – avaient reçu au moins une dose.

De fortes disparités demeurent selon les territoires : en métropole, la proportion de professionnels en Ehpad et USLD ayant reçu au moins une dose dépasse 94% dans plusieurs départements, dont le Pas-de-Calais, la Somme, le Calvados, la Manche, le Finistère ou encore le Cantal. À l’inverse, elle demeure inférieure à 80% dans les Bouches-du-Rhône et dans les Alpes-de-Haute-Provence.

La mobilisation du syndicat contre l’obligation vaccinale n’emporte toutefois pas l’adhésion de l’ensemble des professionnels. Interrogée sur BFMTV ce mardi matin, Karine Lacombe s’est montrée critique. «Dans le soin, l’intérêt est collectif […]. Penser aux autres, c’est faire en sorte d’être vacciné, protégé, pour ne pas se contaminer et ne pas non plus contaminer les autres», a jugé l’infectiologue et cheffe de service à l’Hôpital Saint-Antoine. «On ne veut pas se faire vacciner, on change de métier, on se met en disponibilité», a-t-elle cinglé. Refusant de «juger» les choix des soignants, elle a néanmoins répété que les personnes concernées devaient «changer de métier».

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