Pour obtenir leurs 38 mois d'arriérés de salaires: Les employés de la Pana entament leur 2e année de grève illimitée - THIESACTU

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jeudi 9 décembre 2021

Pour obtenir leurs 38 mois d'arriérés de salaires: Les employés de la Pana entament leur 2e année de grève illimitée

Une bonne partie des employés de l’Agence panafricaine d’information (Panapress) va entamer le 5 décembre 2021, sa deuxième année de grève illimitée, pour obtenir le paiement des 38 mois d’arriérés dus à tout le personnel, qui n’a pas reçu de salaire depuis fin août 2020. En 2020, ils n’ont perçu que deux salaires (en janvier et avril) et des demi-salaires en mai, juin, juillet et août.
Pour obtenir leurs 38 mois d'arriérés de salaires: Les employés de la Pana entament leur 2e année de grève illimitée
« Depuis le début de la grève, la Direction générale n’a pris aucune initiative allant dans le sens de régler la crise. En revanche, elle a pris des mesures de rétorsion contre les employés en grève, en bloquant leurs mots de passe pour qu’ils n’accèdent plus à la plateforme de l’Agence et gelé leur couverture médicale. Ainsi, nos familles et nous, n’avons plus accès aux médicaments et ne pouvons plus nous soigner dans les structures médicales. À cela s’ajoute les intimidations et menaces de toutes sortes», informe un communiqué du Collectif des employés de Panapress.

«Dans nos démarches nous avons rencontré des députés et un conseiller du président de la République du Sénégal. Nous avons écrit, en fin février dernier, au président de la RD Congo, Félix Tshisekedi, président en exercice de l’Union africaine (Ua), au président sénégalais, Macky Sall, au président de la Commission de l’Ua, Moussa Faki Mahamat, et au ministre sénégalais des Affaires étrangères, Mme Aïssata Tall Sall, pour les informer de notre situation, des difficultés financières que l’agence ne cesse de rencontrer depuis 2003, soit trois ans après sa relance, et du manque de perspectives dans nos carrières, surtout en termes d’avancement et d’augmentations de salaires», poursuit la même source.

Elle renseigne, «le 5 mars, nous avons été conviés à une rencontre avec le président de Conseil d’administration qui était venu à Dakar. Au cours de cette rencontre, il nous a fait part de ses ambitions pour l’agence et promis que les arriérés seront «bientôt» épongés, mais sans donner aucune échéance de paiement». Ainsi, malgré les énormes difficultés qu'ils rencontrent pour entretenir leurs familles, assurer la scolarité de leurs enfants et faire face à leurs charges fixes (loyer, factures d’eau et d’électricité, etc.), ces travailleurs se disent «déterminés à poursuivre cette grève jusqu’à la satisfaction» de leur revendication.

Selon le collectif, cette grève est «largement suivie, en témoigne le nombre des dépêches qui tourne en moyenne autour de 30 par jour, alors qu’il avoisinait la centaine. Le fil d’information a ainsi atteint son plus bas niveau historique.


Depuis 2003, l’agence traverse une crise financière à la fois structurelle et chronique, qui s’est manifestée par l’absence de paiement régulier des salaires, le départ de la majeure partie du personnel du siège, notamment les journalistes qui ont vu leur nombre passer d’une vingtaine, en 2004, à deux actuellement, dont l’un a atteint l’âge de la retraite depuis une dizaine d’années (chef de desk) tandis que l’autre est à moins de deux ans de sa retraite.

Les derniers recrutements de journalistes (2) au niveau de Dakar remontent à 2008. La même hémorragie est notée au niveau de l’administration, du service de la traduction et du département technique. Actuellement, l’agence n’a qu’un traducteur permanent qui a vu une dizaine de ses collègues quitter progressivement depuis 2006», déplore le collectif.

«Face cette situation qui semble n'avoir pas de solution et la démarche adoptée par les dirigeants de la Pana, depuis le début de la crise, optant pour un pourrissement
», les travailleurs de Panapress interpellent encore l’État sénégalais.

Ce dernier qui a accueilli l'agence continentale et lui a octroyé un accord de siège, devrait aider à trouver une solution d’urgence à cette crise qui n’a que trop duré. Rappelons que le collectif des employés a déjà saisi la plus haute autorité du pays, ainsi que le ministère des Affaires étrangères qui assure la tutelle de l'agenc,e pour que cesse ce qu'ils nous considèrent tout simplement «comme une violation flagrante des droits les plus élémentaires des travailleurs et des lois et règlements de ce pays par les autorités de la Pana irresponsables, indifférentes et peu scrupuleuses, qui se réfugient derrière l’immunité diplomatique», lit-on à travers le document.







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