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samedi 11 juin 2022

Après la déferlante de l’opposition à la Place de la Nation: Quelle riposte attendre de BBy ?

Après la déferlante de l’opposition à la Place de la Nation: Quelle riposte attendre de BBy ?
Malgré les velléités de riposte brandies par certains cadres de la mouvance présidentielle contre la manifestation de la principale coalition de l’opposition, Yewwi-Walu, les militants de cette dernière étaient maîtres de la capitale ce mercredi 8 juin 2022. Les principaux lieutenants du président de Benno Bokk Yakaar, Macky Sall, qui s’est envolé après la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres, le même jour, à destination de la France, étaient curieusement aux abonnés absents. Ils ont abandonné le terrain à Ousmane Sonko, Ameth Aidara, Khalifa Sall, Dethié Fall, Barthélémy Dias, Maimouna Bousso et leurs camarades qui y ont fait une véritable démonstration de force en drainant une marée humaine à la Place de la Nation ex-Obélisque. Le courage, a-t-on l’habitude de dire, a le souffle court. Et il a probablement manqué à l’occasion dans le camp de la mouvance présidentielle.

Mais quelle riposte maintenant attendre de Aminata Touré, la tête de liste nationale de BBY, et ses camarades après cette déferlante de l’opposition ?

Pour le journaliste politologue Mamadou Sy Albert que nous nous avons interpellé sur la question, « les animateurs de la coalition Benno Bokk Yakaar semblent dire, en réponse aux conditions posées par les leaders de l’opposition, que les élections vont se tenir à date échue et que la liste nationale titulaire de la coalition Yewwi Askan wi ne sera pas de la partie aux élections du 31 juillet prochain ». Une position défendue, toujours selon notre interlocuteur, par le président de la République, chef de file de BBY devant les media français.

Ce qui laisse le problème entier, selon Mamadou Sy Albert, surtout quand on sait que les leaders de YAW ont posé un certain nombre de conditions notamment le limogeage du ministre de l’Intérieur, Félix Antoine Diome, et l’acceptation de leur liste nationale proportionnelle rejetée par le Conseil constitutionnel suite à son invalidation par un arrêté du ministre de l’Intérieur.

Dans ces conditions, le Sénégal s’achemine irrémédiablement vers une situation des plus explosives avec une confrontation inévitable. « Aux dernières nouvelles, le président Macky Sall n’était pas favorable au dialogue. Et sans un dialogue, pouvoir et opposition, qui lâcheraient de part et d’autre du lest, on va inévitablement vers la confrontation. Or, cette confrontation ne saurait être favorable au pouvoir qui est en mauvaise position après les résultats enregistrés aux dernières élections locales. Il y a également cette crise sociale avec la flambée des prix alors que l’on s’achemine vers la fête de la tabaski. Dans les deux camps, la tension est à son paroxysme avec une radicalisation notée dans la violence du verbe et cette situation ne sera pas profitable à Benno Bokk Yakaar», indique encore Mamadou Sy Albert

Un accord politique pour désamorcer la bombe

Quelle solution de sortie de crise alors ? Notre interlocuteur reste convaincu qu’un dialogue des deux camps qui déboucherait sur un accord politique pourrait désamorcer la bombe. « Cet accord qui portera sur l’acceptation de toutes les listes et serait validé par le chef de l’Etat pourrait contraindre le Conseil constitutionnel pris en otage par l’arrêté ministériel de Felix Antoine Diome à se soumettre et éviter au pays de basculer dans le chaos », soutient Mamadou Sy Albert.

Et de poursuivre : « Autrement, nous allons vers une confrontation qui pourrait entrainer le report des élections. Un report qui serait difficile à assumer par le pouvoir parce que perçu comme une défaite sur le plan de l’autorité politique et un désaveu du ministre de l’Intérieur et du Conseil constitutionnel. La majorité perdrait de la crédibilité et pourrait de ce fait faire face à des risques de sanctions ». En revanche, estime selon notre interlocuteur, un report pourrait aussi être profitable au pouvoir qui, dans un contexte défavorable, gagnerait du temps pour une meilleure organisation et permettrait à ses troupes de reprendre du poil de la bête en préparant mieux ces joutes électorales où il court le risque de ne pas obtenir la majorité visé
Le Témoin



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