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jeudi 30 juin 2022

Aucun impact de la subvention aux denrées et aliments de bétails sur les prix : Des milliards jetés par la fenêtre

Les subventions consenties par le gouvernement sur les denrées de première nécessité et l’aliment de bétail, n’ayant pas impacté sur les prix, les milliards mobilisés n’ont-ils pas été tout simplement jetés à la fenêtre.
Aucun impact de la subvention aux denrées et aliments de bétails sur les prix : Des milliards jetés par la fenêtre
Le gouvernement a consenti des milliards pour la baisse des prix des denrées de première nécessité. Mais sur le terrain, cette subvention ne sert à rien et il n’y a aucune baisse.

Plus grave ! Les tarifs du riz, du sucre et de l’huile proposés par le gouvernement ont été multipliés par 3. On peut, sur un rayon de 300 m², constater pour un même prix, une variation substantielle qui atteste que les consommateurs sont maintenant à la merci des commerçants-détaillants boutiquiers de quartiers qui ne sont mus que par la recherche du gain.

Au lendemain de la décision de baisse des prix des denrées, les récalcitrants à l’application des nouveaux tarifs invoquaient un problème de stock. Maintenant, ils ne se bornent pas à rejeter les prix de l’État, mais multiplient par 3 les prix de revente des produits et articles, au motif que leurs prix d’achat le justifient.

Partout chez les commerçants, le refrain est le même : «Il nous est difficile de vendre aux nouveaux prix pour enregistrer des pertes que le gouvernement ne nous remboursera pas», plaident-ils.

Qu’il s’agisse du commerçant grossiste, du boutiquier, du tablier jusqu’au détaillant à l’étal, tous déclarent n’être pas en mesure d’appliquer les tarifs annoncés en grande pompe par le chef de l’État, avec une mise en application immédiate garantie par le ministère du Commerce. Si les choses s’arrêtaient à la non application de la baisse des prix des denrées, il y aurait moins de souffrance. En tout cas, pour les milliards consentis pour la subvention des denrées de première nécessité, ils sont de l’argent jetés par la fenêtre.

Le Président Macky Sall et son gouvernement ont-ils encore une marge de manœuvre sur les prix des denrées de première nécessité ? En vérité, il faut reconnaître que la réalité des prix est en train d’accroître la charge des pères de famille, déjà éprouvés par la conjoncture économique née de la Covid-19. La cherté des prix des denrées alimentaires nuit aux consommateurs, surtout aux habitants pauvres des zones urbaines. Si les prix sont chers, la pauvreté augmente.

L’autre subvention qui n’est pas ressentie sur le terrain est celle qui concerne l’aliment de bétail. Si son impact sur le prix du mouton se pose, c’est parce que sur le terrain, l’aliment de bétail est resté cher.

Le gouvernement gagnerait à vérifier ce qu’il se passe avec les comités de gestion en charge de vendre l’aliment subventionné. Encore que ce n’est pas avec cet aliment que les éleveurs préposés au niveau des points de vente ont nourri leurs moutons depuis des mois, voire des années.

À propos de cette subvention, le ministre de l’Élevage et des productions animales, Aly Saleh Diop, déclarait qu’elle allait impacter sur le prix du mouton. Il n’a qu’à faire le tour des points de vente pour voir d’abord, si effectivement le prix du sac de l’aliment de bétail est vendu aux éleveurs au prix subventionné. Et ensuite, si cela s’est traduit par une baisse sur le prix du mouton.

Le même ministre informait qu’une baisse de dix mille (10.000) Cfa a été consentie sur le sac de l’aliment de bétail. Plus précis, il soutenait que le sac de 40kg de «jaarga» qui est à 20.000 Cfa, est vendu à 5000 Cfa dans les foirails par les comités de gestion. Vrai ou faux ?
Tribune



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